mardi 3 mars 2015

Palais de Tokyo nouvelle version : expositions Takis et Le Bord des mondes

J'aime l'art contemporain.
Enfin pas tout, mais une bonne partie.
Étrangement ce n'est pas une position toujours facile à assumer.
Ce dont il faut se rendre compte c'est qu'il existe un mépris relativement global pour l'art contemporain. N'avez vous jamais entendu quelqu'un dire "à oui l'art comptant pour rien" (Ahahah, je me gausse) ou bien "ça de l'art ? ma petite sœur de 5 ans ferai mieux" ? Si ça ne vous est jamais arrivé c'est que vous devez vivre dans une grotte. D'un autre côté, les quelques personnes que je connais qui aiment l'art contemporain sont souvent un peu perchés, ou branchouilles, ce qui n'aide pas faire la publicité du genre. Ça fait donc un moment que je me dépatouille pour essayer de faire comprendre autour de moi pourquoi je pense qu'il faut être curieux de ce qui se fait, au delà de la classification péjorative qu'on en a développé, même si le monde de l'art est aujourd’hui tellement vaste qu'on ne peut bien sûr pas en apprécier la totalité. En cela je dois dire que je ne me sens aidée ni par les médias, qui sont soit "proches du peuple" et médisants, soit au contraire tellement snobs qu'ils encensent n'importe quoi, ni par les musées, qui soit ne présentent rien du genre, soit le font sans explications aucunes.
 

Dans mon souvenir le Palais de Tokyo faisait partie de la seconde catégorie. C'était un petit lieu, moitié squat, moitié musée, ultra branchouille, qui présentait des œuvres sans se donner la peine d'expliquer les démarches des artistes, ne donnant donc aucune clef à qui n'avait pas fait d'études d'art pour comprendre et apprécier celles-ci. Du coup lorsque mes beaux-parent m'ont proposés de s'y rendre samedi avant le théâtre, j'ai, sans succès, tenté de les en dissuader.
Sauf que c'est moi qui avait tort. Le palais n'est en effet plus du tout le même que celui de mes souvenirs, et ce apparemment depuis sa réouverture en 2012. Je suis donc très heureuse de vous annoncer que la ville de Paris possède dorénavant un vrai musée d'art contemporain, que je vais m'empresser de vous conseiller de visiter.
Première surprise à l'arrivée, il y a la queue et du monde à l'intérieur (oui avant 2012 le palais de Tokyo, c'était le musée vide par excellence).
Deuxième surprise, la surface intérieure à doublée, la raison : le sous-sol est utilisé.
Troisième surprise, c'est beaucoup plus "muséal", il y a des contrôleurs, des surveillants de salle en uniformes et la vente de billet ne prend plus place dans une guérite grillagée. Pour le coup, ça perd un peu de son charme, mais bon.
Quatrième surprise, il y a de vrais panneaux explicatifs expliquant la démarche des artistes et les replaçant dans leur contexte (et c'est là le gros gros plus de cette nouvelle version).

J'y ai vu deux exposition, une que je ne vous détaillerai pas parce qu'elle est sympas mais sans plus (et que cet article est déjà trop long et pas encore fini). Et une que je dois vous conseiller d'aller voir : Le bord des mondes.
Le principe de l'exposition ? Elle présente des œuvres qui n'ont pas été crées pour "être de l'art". Les hommes et femmes qui les ont produites ne se sentaient pas particulièrement artistes, n'avaient pas d'ambitions de ce genre. S'ils les ont crées, c'est pour répondre à un autre besoin, un besoin plus profond, plus personnel, que ce soit le besoin de liberté, de classification, de recherche, ou d'équilibre mental. Par conséquent, toutes les œuvres ici présentées ont un sens bien plus profond que ce à quoi l'art nous à habitué, et en cela elles sont, selon moi, accessibles au plus grand nombre.
Enfin un art contemporain qui peut tous nous toucher, et faire comprendre au public que non, l'art n'est ni une bulle réservé aux musées, ni un marché sur lequel circulent des sommes abominables pour des tableaux peint avec les pieds. L'art est un besoin de l'homme, et l'art contemporain ce n'est rien d'autre que celui qui se fait aujourd'hui et qui donc répond aux problématiques d'aujourd'hui. Ça n'a par conséquent rien d'un hasard si certaines des œuvres présentés dans cette exposition sont déjà célèbres sur internet, média de notre époque par excellence.
Donc intéressés ou pas par l'art contemporain à la base, courez voir cette exposition, c'est un conseil d'amie.

Un chidogu de Kenji Kawakami : le parapluie de chaussures

 La carte imaginaire du monde de Jerry Gretzinger

 Les évadés de savons de Jesse Krimes

Les photographies au microscope de Rose-Lynn Fisher


Le bord des monde
Palais de Tokyo
13 av. du Président Wilson - Paris 16
Jusqu'au 17 mai 2015

lundi 2 mars 2015

Le porteur d'histoire

Pour noël, mon beau-papa à eu comme cadeau une place pour aller au théâtre, et comme nous savions que cela lui faisait plus plaisir ainsi, il a été prévu que nous y allions en famille.
Et même si monMari n'a finalement pas pu se joindre à la compagnie à cause de ses responsabilités au Carambal, j'étais pour ma part au théâtre samedi soir.
Le studio des Champs-Elysées est une toute petite salle et nous étions étions placés au 4ème rang, un emplacement idéal pour profiter pleinement des 1h30 de la pièce.
Il est très difficile de résumer le spectacle sans trop en dire, je me contenterais donc de vous raconter qu'il s'agit d'histoires imbriquées les unes dans les autres et qui sont à la fois des partie de la grande Histoire et de l'histoire privée des personnages.
Bien sûr ce résumé ne suffira sans doute pas à vous convaincre mais sachez que je vous conseille sans réserve aucune d'aller voir cette pièce qui est une vraie réussite.
Avec un seul bémol, n'y allez pas si vous êtes fatigués ou si vous avez tendance à la distraction. Bien que drôle et enlevée, l'histoire développée nécessite d'être suivie de près. Regardez ailleurs une minute et vous serez perdu.
En récompense ce cette attention soutenue, la pièce offre un divertissement intelligent, plein de méandres mais qui jamais ne s'y perds. Le texte résouts ses intrigues internes de façon surprenante tout en conservant une grande cohérence et, si la pièce réponds aux questions qu'elle pose, elle amène surtout le spectateur à s'en poser de nouvelles, non sur le contenu de ce qui se déroule sous ses yeux, mais sur l'histoire en général, que ce soit la petite ou la grande. Bref, j'ai l'impression d'être sortie de la salle l’esprit plus en éveil que je n'y étais entrée, ce qui est, dois-je le préciser, rare et précieux. (Même si je n'en parle pas, les acteurs sont excellents et la mise en scène parfaitement au service de l'histoire qu'elle conte, mais bien sûr vous vous doutiez que je ne serai pas enthousiaste à ce point si ça n'avait pas été le cas.)

Le porteur d'histoire
jusqu'au 2 août 2015
au studio des Champs-Elysées

dimanche 1 mars 2015

Mon mariage : Le costume de monsieur

Tout comme moi, mon futur époux avait une idée bien précise de ce qu'il voulait porter pour le jour J. Un costume et un gilet bien sûr, l'attirail classique du marié, mais un costume italien et un gilet sur mesure.
Je vais vous expliquer, parce que moi je ne le savais pas avant qu'il m'en parle. Il existe trois formes possibles pour les costumes masculins : forme italienne (coupe cintrée), forme allemande (coupe droite) ou forme anglaise (coupe trapèze). La coupe qui va le mieux à chacun dépend bien sûr de sa morphologie. Mon futur époux qui a une ossature et un bassin fin mais des épaules plutôt carrées, a le physique idéal pour porter une coupe italienne, si tant est qu'il ait gardé la ligne. Sans s'étaler trop sur sa vie, mon amoureux a eu quelques soucis de régulation de poids ces dernières années, pour des raisons tant de sédentarisation, de stress que de moral. Nous avons donc décidé d'un commun accord, 9 mois avant le mariage, de modifier notre régime alimentaire dans le but de trouver un compromis qui ne soit pas trop frustrant tout en étant moins gras et moins calorique, en deux mots une alimentation à la fois saine et plaisante. Et ça a marché ! mon amoureux a perdu entre 20 et 30 kilos entre notre début de régime et le mariage. C'est beaucoup et ça se voit, suffisamment en tout cas pour qu'il se plaise, ce qui est un peu essentiel pour un événement pendant lequel il était sûr d'être photographié sous toutes ses coutures.
Concernant son gilet, Monsieur à décidé de faire lui aussi appel aux services des Ateliers de monsieur le Duc pour se faire confectionner un gilet un peu particulier : un gilet corset à la coupe "pharmacienne" (dont l'ouverture boutonnée ne se trouve pas au milieu du buste mais sur le côté). Le cheminement à un peu suivit le mien : croquis, choix de tissus, essayages. Le résultat est très beau et le marié était aux anges, les habilleuses improvisées peut être un peu moins mais miss CoCo et Mamie s'en sont bien sorties. De mon côté j'avoue que la parité octroyée par ce gilet m'a bien fait rire, aucun de nous n'était en effet capable de se déshabiller seul à 7h du matin quand nous avons enfin rejoint un lit bien mérité. La lavallière a été cousue par les mêmes mains que le gilet. Quand au costume, c'est à l'Anglais, qui fut son témoin, que monMari doit de l'avoir parrainé chez Tangara où il trouva sont costume idéal, un italien de chez Versace aux discrètes rayures turquoises. 
Les chaussures fabriquées en France, viennent du chausseur local, les boutons de manchettes sont un cadeau de ma part (faisant référence à la fois au tableau périodique cher à mon scientifique de mari et a son angoisse du jour J "O" et "Mg" -> Oh My god / Oxygène, Magnésium)

En plein habillage



Il est beau hein ?

toutes photos Julien Wieser
 

vendredi 27 février 2015

La soirée prohibition

À la base je ne comptai pas vous parler de la soirée à thème organisée par monMari et moi-même courant février. Sauf que Dame Léo a annoncé mon compte rendu sur son blog, me voila donc attendue au tournant et bien obligée de vous en faire le récit.
D'abord historiquement cette soirée s'inscrit dans une suite d'autres soirées que nous organisons en début d'année depuis 5 ans. La première d'entre elle marquait nos fiançailles, les suivantes en sont en quelque sorte les anniversaires. Seule l'année dernière nous a vu faire l'impasse sur cette mini-tradition, préparation de mariage oblige.
Il s'agit en fait de soirées à thème, costumées et avec des jeux (un blind test et un quiz) organisés par nos soins. La liste des invités est assez courte, même si elle a eu tendance à s'allonger et a varier au cours des années. Outre que nous invitons des gens qui nous sont proches, nous choisissons également des personnes qui jouerons le jeu au niveau costume, qui seront capable de se mêler à des personnes dont les centres d’intérêts sont éloignés des leurs et bien sûr dont nous pensons que le concept les amusera. Il y a du coup des personnes que nous aimons beaucoup mais que nous n'invitons pas parce que nous savons que ce ne sera pas leur trip.

Bref jusqu'ici nous avons choisi les thèmes de :


2010 : Anges et Démons




2011 : Démon et Anges (les mêmes mais on change les équipes)




 2012 : Dessins animés



2013 : Années 90


2014 : - (pas de soirée)
2015 : Prohibition

Et on peut dire que le thème de cette année a plutôt inspiré nos invités !
Les hommes étaient quasi tous en costard, et le portaient avec classe, les femmes brillaient de milles feux en robes tubulaires. Le chéri de ma sœur s'était même laissé poussé la moustache pour l'occasion.
Les premières années nous avions opté pour un dîner assis avec des plats de types "noël" (foie gras, volaille farcie, la totale). Mais, outre que cela nous faisait passer beaucoup de temps en cuisine et peu avec nos invités, organiser un repas assis pour 20 personnes s'avérait souvent une vraie galère. Depuis "les années 90" c'est donc un buffet apéro dinatoire que nous proposons à nos invités, certe moins chic, mais plus léger à organiser.
Pour cette année un peu particulière, l'Anglais a bien voulu nous préparer des cocktail estampillés d'époque pour notre plus grand bonheur et la satisfaction de notre curiosité. Le quiz portaient sur l'époque de la prohibition américaine, le blind test sur les musiques de film en général. Au niveau des scores, cela fait trois éditions que Dame Léo, Tass et l'Anglais se partagent le podium et celle-ci n'a pas fait exception.

 Costume trois pièce à rayure et robe tube qui brille, le challenge est rempli

Florine a sauté sur l'occasion pour enfin porter la robe de marié de sa maman,
interdiction de la tâcher bien sûr.

 Dame Léo et l'Anglais, la classe comme toujours.

 Je n'étais pas la seule à avoir fait ma robe de mes petites mains, pour un joli résultat.

 Soeur et son chéri s'étaient mis en mode gangster, et ça leur va si bien que ça fait un peu peur...

Couper le saucisson est une affaire sérieuse pour notre chasseur d'époque

Quand Miss Coco cherche la pose d'époque : "mystérieuse et triste"

Et cherche encore, mais à deux avec FéFé

Mais bon ya pas moyen de poser tranquille dans cette maison de toute manière

De mon côté j'ai cousu, monMari lui, il porte la blouse d'écolier de son arrière grand-père,
ou bien de son arrière arrière grand-père, ce n'est pas très clair, en tout cas c'est vieux.

Pour ceux qui se poseraient la question, j'ai fait ma robe moi-même, et je lui consacrerai un article en particulier lorsque j'aurai trouvé le temps d'une séance photo digne de ce nom (vu comment j'ai galéré dessus, elle mérite bien son article dédié).

jeudi 26 février 2015

Guide à l'usage des clients, afin de ne pas faire tomber leur graphiste en dépression


Avant de devenir une employée tout à fait classique qui s'ennuie au bureau (et écrit sur son blog du coup, ne me dites pas que vous n'avez pas remarqué que je ne publie jamais rien le week-end ?), j'ai été graphiste indépendante pendant deux ans. Deux années qui ont suffit à me dégouter suffisamment du métier pour que je décide qu’être exécutante c’était tout à fait bien...
Pourquoi me direz-vous ? La réponse tiens en un mot : les clients.
Leur courir après pour les convaincre de faire appel à moi, soit. Leur courir ensuite après pour qu'ils payent le travail effectué, c'est le jeu ma pauvre Lucette. Les regarder foutre en l'air votre travail sous prétexte qu'ils payent et donc décident.... heu non.
Graphiste, ce n'est pas artiste. Le graphiste ne vise pas la beauté mais l'efficacité. Il a été formé pour ça (ce n'est pas pour rien que les études s'appellent "communication visuelle"), et donc s'il met du vert sur un document, et même un vert particulier, ce n'est pas parce qu'il trouve ça beau, c'est parce qu'il sait que cette couleur appelle une sensation particulière dans l'inconscient collectif et qu'il veut en faire usage, il veut que les spectateurs ressentent cette sensation en voyant ce document. C'est tout. Sur cette base il devient évident que "mettez du rouge, je n'aime pas le vert" est plutôt difficile à accepter.
Entendons nous bien, il est compréhensible que le client veule que le document corresponde à ses gouts. Compréhensible mais erroné car c'est faire l'impasse complète sur l'expertise du graphiste. Le client n'est pas le public et c'est au public, à la "cible" pour utiliser le parler "pubart" que cela doit correspondre.
Si le problème ne se pose pas pour les grandes entreprises, qui ont un service marketing (avec des gens qui sont donc formés pour mettre de coté leur sens esthétique et pour viser l'efficacité) il est récurent et quasi inévitable pour les petites boites, les particuliers et les associations. Et comme on peut tous un jour se retrouver dans le rôle du client, voici quelques conseils pratique pour ne pas faire faire de crise de nerf à votre graphiste, et mettre en place une relation efficace et productive.



1) Ne dites pas "je te fais confiance tu as carte blanche" si vous ne le pensez pas. Si vous avez une idée en tête, n'hésitez pas et dites la, si possible le plus précisément que vous pouvez. Cela évitera un premier aller et retour inutile et cela n’empêchera pas votre graphiste de vous proposer d'autres idées. N'ayez pas peur de brider sa créativité les contraintes sont dans ce métier plus bénéfique que maléfique.

2) Pour briefer réfléchissez à l'image que vous voulez donner au public de ce que vous présentez. Est ce que votre produit/événement doit paraitre branché ou pérenne ? Naturel ou technologique ? Etc. Là encore n’hésitez pas à en dire le plus possible, voire à brainstormer avec le graphiste sur le sujet, plus il aura d'information avant de s'y mettre et plus il pourra se rapprocher de votre vision. Par contre attention, certains mots ne veulent pas dire la même chose d'une personne à l'autre (c'est le cas de "classe" et de "moderne" notamment) n’hésitez donc pas à vous appuyer sur des exemples visuels qui pour vous appellent ce concept.

3) Pensez à votre hiérarchisation. Toutes les informations textuelles que vous voudrez faire figurer ne pourrons pas apparaitre avec la même importance. Si tout est en extra bold, souligné et en corps 230 vous pouvez être sur que votre public passera à coté de la totalité des informations, ce sera aussi inefficace que de tout mettre en tout petit. Ce qu'il faut mettre en valeur c'est ce qui accrochera le public, ce qui l'incitera à lire le reste, inutile de le matraquer d'informations, si sa curiosité est piquée il ira les chercher de toute manière.

4) Soyez précis sur vos contraintes techniques. Quel format voulez-vous ? Ne serai-ce que cette information, c'est le Graal pour votre graphiste. Il travaillera en effet différemment pour une affiche A1 et pour un flyer A6. Et, notamment s'il doit créer une image, il le faire à la taille maximale voulue (l'agrandir après coup diminuerai sa qualité ce qui serai quand même dommage).

5) Ne demandez pas à intégrer des images que vous auriez trouvée sur internet. 2 Raisons à cela :
a) cette photo que vous voulez utiliser, quelqu'un l'a prise, et ce n'est pas parce qu'il l'a mise sur internet qu'il vous autorise à l'utiliser, le droit d'auteur c'est important.
b) la résolution écran et la résolution pour l'impression sont deux choses bien différentes. Pour autant que vous le sachiez cette image qui semble belle sur votre écran d'ordinateur fera peut-être 3x3cm sur votre imprimante alors en faire une affiche...
En règle générale faites attention à vos formats et poids d'image. Un jpeg de moins de 1Mo est probablement inexploitable pour l'impression. Si vous avez des logos à intégrer, le mieux c'est qu'ils aient une extension .ai, .eps, ou à la grande rigueur .png.

6) Concernant les corrections, plusieurs conseils :  
a) Essayez d’être précis, pensez au marguerites, si vous voulez grossir un objet c'est un peu, beaucoup ou passionnément ?
b) N'oubliez pas qu'un objet ne se déforme pas, diminuer ou augmenter sa taille aura des conséquences aussi bien sur la largeur que sur sa hauteur.
c) Au maximum, ne faites pas "faire d'essais", notamment si le graphiste vous dis qu'il pense que ça n'ira pas, faites lui un peu confiance, ce sera rageant pour lui de passer beaucoup de temps sur un "essai" que vous rejetterez finalement parce que effectivement ça ne va pas.
d) Si vous n’êtes pas sûr d'une correction prévenez le, il pourra dupliquer son fichier et ainsi revenir a la version précédente si besoin, sans avoir besoin de tout refaire.
e) Évitez au maximum les corrections par téléphone, si le graphiste les fait en direct, comme il n'a sans doute pas de casque, il va galérer avec une seule main ou se choper un torticolis, s'il ne les fait pas en direct c'est le meilleur moyen pour que la moitié des corrections passent à la trappe. Faites des mails et ne vous inquiétez pas, si quelque chose n'est pas clair pour lui ou manque de précision, il vous appellera.

7) Si vous avez un doute sur la moindre des questions précédentes demandez à votre graphiste. Il est tout à fait possible qu'il ai déjà travaillé avec le public que vous visez et qu'il sache parfois les réponses mieux que vous. Étant le prestataire il ne vous les imposera pas de lui-même mais si vous lui demandez il pourra sans doute vous aiguiller.

8) Si vous ne comprenez pas pourquoi il a fait ceci ou cela (mis du vert en bas à droite ou la date en plus petit que le lieu) n’hésitez surtout pas à lui demander pourquoi avant de lui dire de changer. Non seulement il sera ravi que vous vous intéressiez aux dessous des choses, mais en plus il a sans doute une très bonne raison d'avoir fait ça comme ça et pas autrement et qui sait il pourrait même vous en convaincre.

Voila voila. J’espère que votre lecture n'a été ni trop vexante ni trop indigeste. N'oubliez pas que dans une relation de client à prestataire c'est comme dans un couple, rien de mieux que la communication pour éviter les crises.
Dernier conseil, ne vous complexez pas en vous disant que vous êtes un client relou, ayant moi-même été coté "client" de la barrière je peux vous assurer que ça fait partie du job. Cela dit, ces quelques conseils devraient vous aider à faire parti des clients "un peu relou mais avec qui on aime bien bosser quand même" et c'est déjà beaucoup.

mercredi 25 février 2015

Un week-end en Angleterre, jour 3 : Manchester

Pour mon troisième et dernier jour complet en Angleterre (je suis rentrée lundi après-midi mais comme j'étais à nouveau à Liverpool ce jour là et qu'en plus je n'ai pas pris de photo, je vais faire l'impasse sur le récit du jour 4). Nous sommes allées à Manchester, qui se trouve un peu plus loin de Southport que Liverpool mais pas bien loin tout de même (compter 1h30 de train).
Pour commencer notre visite, nous avons décidé de nous arrêter au musée de la ville, et de continuer l'escapade en Égypte antique débutée à Southport.
En plus de l'exposition que nous étions venues voir, le musée en proposait une seconde sur la nature et les animaux, plutôt destinée aux enfants. Là encore j'ai pu constater à quel point les scénographies des expositions sont différentes en Angleterre et en France. La raison en est je pense, que l’accès aux musées en Angleterre est gratuit et brasse donc un public beaucoup plus large et plus local. Au lieu d'aller à IKÉA le dimanche en famille, on va au musée. En France c'est bien moins possible en raison du coût des visites, et les personnes qui se rendent au musée n'y vont pas "comme ça", armée de leur seule curiosité mais plutôt si elles sont sûres que le sujet de l'exposition les intéresse réellement. Du coup les formes scénographiques sont adaptées à cette différence de public. Les expositions que j'ai pu voir en Angleterre sont très didactiques, elles cherchent à synthétiser leur propos et à le rendre accessible à tous, alors que la plupart des expositions que j'ai vu en France tendent à donner le plus d'informations possible, à être exhaustives, au risque de fatiguer, voire de décourager le visiteur non spécialisé. Lorsque je connais bien le sujet, je suis bien sûr ravie d'avoir affaire à une exposition du second type, mais il y a la quelque chose d'un peu élitiste qui tout d'un coup, par contraste m'a sauté aux yeux et un peu peinée.


Après le musée, nous sommes parties en quête d'un restaurant bien particulier. Pour être précise d'un restaurant Bem Brazil (une chaîne présente dans le nord de l'Angleterre uniquement, désolée pour ceux que le concept tentera). Le principe de ces restaurants brésiliens est de proposer de la viande grillée à volonté. Il n'existe donc qu'un seul menu qui vous donne accès à un buffet de garnitures chaudes et froides et à une petite pastille bi-face à poser sur le bord de votre table. La face verte visible attirera vers vous un serveur se promenant dans le restaurant avec une grande brochette de viande grillée, la face rouge visible indiquera que vous ne souhaitez pas être resservi pour le moment. Outre le concept sympathique, les viandes servies sont très différentes et très bonnes. Côté tarif, compter une 30aine d'euro par personne. Côté pratique, ne faites pas comme moi, qui ai laissé ma pastille sur sa face verte en continu et ai donc été servie d'une nouvelle viande toutes les 5 minutes environ. Ce n'était clairement pas une bonne idée car, aimant manger chaud, j'ai dû suivre ce rythme effréné et manger beaucoup plus vite qu'à mon habitude, ce qui s'est bien sûr averé être un mauvais choix. Il vaut sans doute mieux alterner rouge et vert et prendre son temps, tout en surveillant la sortie de cuisine des viandes qui vous intéressent, mais c'est un coup à prendre.

Cette fois-ci j'ai pensé à photographier mon assiette, je fais des progrès en bloguerie.

Pour ce qui est de la ville de Manchester en elle-même, je vous dirai que nous en avons parcouru un bon bout entre le musée et le resto mais que malheureusement j'étais trop obnubilée par les râleries de mon estomac pour en profiter réellement. Et comme nous sommes sorties du restaurant tard (vers 16h), nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour nous balader. On ne peut donc pas vraiment dire que j'ai fait connaissance avec la ville. Cela dit j'ai quand même quelques photos pour vous.
 
De la brique rouge toujours... et des tags

Brouillard et lampions dans les grandes rues

Les pubs aux enseignes dorées et en relief sont une institution je vous dis !

Des rues étroites bien cinématographiques.

Les employés de la mairie en pleine mission "lampions pour le nouvel an chinois".

Brouillard et lampion dans les rues pavées

Je vous ai dit que chaque grande ville avait sa grande roue !

En rentrant à Southport, nous avons décidé de prendre un repas léger pour nous remettre de toute la viande du midi, un repas de ... fromage et vin. 
Le fromage venait de la fromagerie visitée vendredi, le vin était un cadeau des fournisseurs de Nolwenn. Un repas "à la française" donc mais avec du fromage anglais et du vin italien.

Pour ceux que ça intrigue, le fromage rose est parfumé au brandy si je me rappelle bien.

lundi 23 février 2015

Draw on Monday #5 (mais en fait #21) : Fin de l'hiver

Pour être sincère, depuis le début de l'année, j'avais eu l'impression que le Draw On Monday vivait ses dernières heures, pas d'activité sur la page facebook, des thèmes et des dates données du bout des lèvres, ça sentait la fin.
Et puis finalement les organisatrices ont décidé de continuer à donner des thèmes aux participantes même si elles-mêmes n'avaient pas le temps ou l'envie de continuer à dessiner. Il semblerait donc que nous soyons reparties du bon pied, avec le thème de La fin de l'hiver :-)
Bon comme d'habitude j'ai été bien trop ambitieuse par rapport à ma capacité de réalisation.
La fin de l'hiver, j'ai eu envie de la symboliser par la fonte des neige et la percée de la nature, classique, mais parlant. Je savais que la neige me donnerai du soucis, je n'imaginais juste pas à quel point...





 Mon petit croquis d'intention.
Et ma colorisation, sur laquelle je rageai hier soir mais je je trouve un peu moins ratée que prévu
à la lumière du jour, même si on est encore loin de ce que j'avais en tête.

À noter que je ne participerai sans doute pas aux deux prochains Draw On Monday... pour des raisons de voyage de noce...

Ont participé à ce Draw on Monday (n'hésitez pas a me signaler si vous avez participé mais n'apparaissez pas pour que je puisse vous ajouter !) :

SongesFunambules - Lavie Eibel - La Mouette
Autour de Cia - Cocoon - Miss blablabla - Dazyure - Le heaume de la mort - Alice & Sandra - Miss Pakotill - Y-Lan - Alexcetera - Become a dinosaur Chez Malanix - Couleur chataigne - Simpl'wife - EnjoyK - Des étoiles en chocolat - Ju - Les tribulations de Marie - Le Pot aux feutres - Ophrysie - 1000 lieux - With my little spoon - Les miscellanées du canapé - Comechou land - Cannibalmalabar - Nath art's - Les bijoux de Lois - Plume de rainette - La créa et Claire - Les images 2 Renata - Mon oeil noisette - Little Red - Les bêtises de Dame B - Lorraine Jaut - Lilla and the birds - Draw by me - Des traits sur le papier - Au webzine - Minuit 44 - 1001 façons - Paradoxales Oxymores - Hello Nonie