jeudi 20 novembre 2014

World War Z

La première fois que j'ai entendu parler de World War Z, c'est quand le film qui s'en inspirait (très librement semble-t-il) est sorti au cinéma. Je n'ai d'ailleurs pas été le voir et j'en ai suivi la sortie avec un petit pincement au coeur. Une grosse superproduction hollywoodienne avec Brad Pitt dedans (doublement puisque acteur et producteur) c'était pour moi le signe clair et définitif que les zombies était devenus mainstream et ça j'y peux rien, ça m'a fait un peu de peine (traitez moi de snob si vous voulez). Et puis comme mes amis m'entendaient râler ils m'ont dit "mais lis le livre, il est bien". Quelque un an et demi plus tard, voila qui est chose faite.
World War Z est un livre assez compliqué à résumé car il s'agit en fait d'un recueil de témoignages dessinant comme un puzzle l'histoire de la pandémie, des premiers cas jusqu'à la reconquête des territoires infectés par les humains encore en vie, et ce tout autour du globe. Sensément écrit 10 ans après la fin de la "World War Z" par un universitaire de l'ONU, le livre mêle avec un brio incontestable les différents points de vue des personnages, les ressentis aussi bien que les faits.
Je ne vais pas vous mentir c'est un livre assez étrange, et il ne plaira pas à tout le monde. De mon côté je l'ai vraiment apprécié parce qu'il est parvenu à me passionner et à me faire me sentir impliquée tout en évitant les écueils du pathos, du voyeurisme et du sensationnalisme à grand frais, auxquels sur un sujet pareil il aurait été bien facile de succomber. Si le fait de passer d'un personnage à un autre toutes les 5 à 10 pages, parfois sans jamais les retrouver par la suite, peut paraitre un peu frustrant, c'est aussi à mon sens la grande force du livre car c'est grâce à cela qu'on touche à l'impression d'immensité de la catastrophe et que l'on se sent submergé par elle. Ajoutez à cela que le roman donne la parole à des représentant de chaque pays, chacune des personnes et chacun des pays ayant réagi à la catastrophe de façon différente à cause de son passif et de son bagage culturel, et vous comprendrez ce que cette lecture peut avoir de fascinant. Tout autant que les grands maître de la fantasy parviennent à vous faire comprendre en un seul livre à quel point l'univers sous-jacent à leur récit est vaste et cohérent, World War Z donne l'impression de n'être que la partie visible d'un immense iceberg et laisse le soin à l'imagination du lecteur de combler les trous. Il est d'ailleurs étonnant que cet univers n'ai pas fait plus que ça d'émule car c'est le terrain parfait pour abriter de la fanfiction, des JDR, quelques films ou quelques jeux vidéos, sans qu'on prenne vraiment le risque d'en épuiser la richesse.

 "On avait encore des arbres à disposition, à l'époque. C'était avant les deuxièmes et troisièmes vagues, quand les gens n'avaient plus que des feuilles mortes et des souches pour le feu."

mercredi 19 novembre 2014

Et une affiche express... (appelez-moi talon-minute)

En tant que graphiste, et je suis persuadée qu'il en est de même pour pas mal d'autres métiers, on se rend compte très vite que les clients n'ont pratiquement aucune idée du temps nécessaire à la création d'un document. Parfois on croirait presque qu'ils pensent qu'il nous suffit d'appuyer sur la touche "entrée" de notre clavier d'ordinateur pour que le document se crée de lui-même. C'est particulièrement le cas pour les gros clients pour lesquels je travaille au bureau et ça m'arrive aussi, heureusement assez rarement, concernant les affiches qu'on me demande à l'extérieur. La plupart du temps, puisqu'il s'agit de demandes qui ne feront pas bouillir la marmite, je refuse les urgences, pour la simple et bonne raison que quitte à ne pas être payée (ou symboliquement), je tiens à produire un travail dont je puisse être fière et qui ne m'occasionne pas de stress, et qu'on ne peut pas faire vite, pas cher et bien.
C'est donc exceptionnellement que j'ai décidé de répondre à la demande de Marion (pas moi une autre) qui organisait un bal avec un très court délai et avait besoin d'une affiche en urgence. Il s'agit d'un bal un peu particulier parce qu'organisé comme un cadeau pour les 30 ans d'un ami. Ma commanditaire voulait donc qu'on évoque un côté "anniversaire" dans l'affiche (cadeau, banderole, bougie...) mais ses idées, bien que sympas était toutes très compliquées, beaucoup trop en tout cas pour un délai aussi court. En fait lorsqu'on vous donne un boulot pour avant-hier, il est bien plus facile de repartir de quelque chose d'existant que de créer une image de toute pièce. J'ai donc décidé de repartir du visuel crée pour l'affiche du bal du 8 mars dernier, que j'estimais suffisamment vieux pour n'être plus trop présente dans les esprits et d'en modifier l'ambiance pour lui donner un petit côté mystérieux et anniversairesque...

A partir de l'affiche originale...

...on gomme les typos....

...on vient ajouter un ciel de nuit...

...quelques bougies d'anniversaire....

... et le texte bien sûr... et VOILA !
(je tiens à dire que ça à l'air rapide comme ça mais non, photoshop ne fait pas de miracle 
et pour vous donner une idée il y a déjà 1/2 journée de boulot entre l'étape 1 et l'étape 2)

mardi 18 novembre 2014

Les annales du disque-monde : La huitième couleur

Dire que le cycle des Annales du disque-monde m'a été chaleureusement recommandée serait un doux euphémisme. On m'en a parlé, parlé, on m'a offert plusieurs des livres (dont deux fois le premier tome) et même passé la mini-série télévisée. Donc après avoir une nouvelle fois reçu La huitième couleur dans le swap couleur, je me suis dit qu'il était quand même peut-être temps de m'y mettre.
Le disque-monde est une planète plate portée par quatre éléphants qui eux-même reposent sur une immense tortue parcourant les espaces interstellaires. Au sein de cette géographie un peu particulière, nous suivons dans ce premier tome : Rincevent, un mage franchement raté, Deuxfleurs, un touriste naïf et le Bagage, un coffre de bois magique attaché à ce précédent. Je ne vais pas rentrer dans les détails de ce qui leur arrive mais disons qu'il ne s'agit pas des personnages les plus chanceux dont j'ai eu l'occasion de lire les aventures...
Pour être franche je ne sais pas trop ce que j'ai pensé du livre, ce qui est sûr c'est que j'ai mis du temps à rentrer dedans car il m'a été très difficile de développer de l'intérêt pour les personnages principaux, à vrai dire je ne suis même pas sûre d'y avoir réussi au final. Après j'imagine qu'ils sont pensés comme des anti-héros et c'est une réussite, tout comme j'imagine que l'absurdité des conséquences de leurs actions est voulue. Néanmoins même fait exprès, et même si j'aime l'humour absurde, j'ai eu du mal à trouver un intérêt à suivre un personnage qui visiblement se sentirai bien mieux dans un trou de souris, sur une longueur de 300 pages. Et pourtant, étonnamment je n'ai pas eu de mal à finir le livre et j'étais même un peu déçue de le refermer. Pourquoi ? sans doute parce qu'à force d'en lire, je commence à avoir l'impression que tout les romans de fantasy se ressemblent. Or, s'il y a une chose que l'on ne peut pas reprocher aux Annales du disque-monde, c'est leur manque d'originalité, et être surprise presque à chaque page s'est avéré vraiment rafraichissant. Ajoutez à cela un monde très cohérent malgré sa bizarrerie et des personnages secondaire attachants (eux) tels que le Bagage ou La Mort et vous comprendrez que malgré mes réticences j'ai en quelque sorte aimé La huitième couleur. Du coup si je ne me fais pas une priorité de continuer à lire le cycle des Annales du disque monde, ce n'est pas non plus quelque chose que j'exclu de faire, une fois que ma PAL (Pile A Lire) aura un peu baissé.

Huit, Fuite, cuite répétèrent les échos. 
On entendit de tous petits grincements loin sous terre.

vendredi 14 novembre 2014

Les compagnons du crépuscule


Lorsque je vous ai dressé une liste de 10 bandes dessinées à lire de mémoire, j'ai évoquée, entre autres, la série de François Bourgeon : Les Compagnons du crépuscule. Bien que moins connue que Les passagers du vent, série phare de l'auteur, cette trilogie ancrée au Moyen-Âge remporte pourtant ma préférence. Bon bien sûr ça à sans doute un (vague) rapport avec le fait que je fais de la reconstitution médiévale hein...
Pour vous résumer l'histoire, celle-ci se déroule au XIVeme siècle en France et suit, depuis leur rencontre et quasiment sur une année entière, l'errance de trois personnages dont l'assemblage semble bien hasardeux. On a donc un chevalier sans visage dont le passé est bien sombre et l'avenir plus encore, une jeune femme rejetée en tant que rousse et sorcière et qui a provoqué le massacre de son village et un jeune homme survivant de ce même village dont la lâcheté semble être la caractéristique principale. D'un premier tome mettant en place les personnages et la dynamique qui se crée entre eux, on passe ensuite à un second centré sur une aventure franchement fantastique pour finir avec un long tome de conclusion qui ramène tragiquement aux horreurs perpétrée par les seuls humains.
Alors soyons clair, âmes sensibles s'abstenir, la guerre de 100 ans ainsi que l'arrivée de la peste ne rendent pas l'environnement dans lequel évoluent nos héros des plus agréables et peu sera épargné au lecteurs des viols et des massacres, parfois sans raisons, parfois prémédités s'abattant au hasard sur les personnages. On meurt facilement au XIVe siècle, pas de doute là-dessus. Et pourtant j'ai trouvé que, loin de dégouter le lecteur, ce côté poisseux de l'environnement ne faisait que l'impliquer plus, tout comme les défauts et les erreurs des personnages amènent à s'attacher plus à eux que s'ils n'avaient, comme c'est souvent le cas dans la fiction, que des "faux défauts" qui ne portent pas à conséquence (tel que la curiosité, le perfectionnisme...), ou qu'il ne faisaient que des erreurs dont les conséquences peuvent être rattrapés d'un claquement de doigt.
Ajoutez à cela un dessin de Bourgeon au meilleur de sa forme (personnellement je préfère son travail à l'époque que l'actuel) et une colorisation qui n'est pas faite à l'ordinateur (la série étant sortie en 81 ça semble normal, elle n'a heureusement pas été recolorisée pour la nouvelle édition comme c'est le cas de Sambre (et c'est un ratage, achetez l'ancienne édition si vous la trouvez)) et vous comprendrez pourquoi je vous recommande chaudement de lire cette bande dessinée.
A savoir qu'il existe, pour compléter votre lecture (si vous aimez l'histoire) un livre présentant la quasi-totalité des sources desquelles François Bourgeons à tiré les éléments de sa série : enluminures, sculptures, textes, etc. ; le tout commenté par Michel Thiebaut, un historien spécialisé dans l'étude de la représentation de l'histoire en image. La série étant extrêmement bien documentée, le livre en question est long et passionnant.

mardi 11 novembre 2014

Craft it forward : un colis fait-mains de la part d'Isa

En mars dernier, j'avais réussi à m'inscrire suffisamment tôt sur le blog d'Au fil d'Isa pour devenir une des futures bénéficiaires de son Craft It Forward. 
Le Craft It Forward c'est une de ces fameuses chaînes internet dans lesquels on envoie des trucs à des gens qu'on ne connait pas. La particularité ici, c'est qu'on doit envoyer des objets que l'on a soi-même fabriqué. Plutôt sympas donc, mais aussi un vrai investissement sachant que si on s'inscrit pour recevoir un colis on doit bien sûr être prêt à en envoyer cinq dans l'avenir pour ne pas briser la chaîne. 
Les 4 mois prévu pour la réalisations des paquets d'Isa se sont transformés en 7 mois mais vu le boulot qu'elle a fait, ça se comprends largement. La conséquence par contre c'est que ça m'était complètement sorti de la tête. J'ai donc été à la fois ravie à la réception, et un peu déprimée par le fait que cela signifie que c'est à mon tour d'en faire autant, tout comme ce sera le cas pour les 5 personnes qui commenteront en premier cet article et recevrons un colis de ma part. Je ne vous promet pas d'y arriver en 4 petits mois mais ce sera fait disons... avant l'été ça vous va ?

L'emballage est déjà super beau, avouez. Et la carte à l'effigie du blog est trop mignonne... 
ça me donne envie d'en faire faire une pour le mien...

Et voici le contenu. Le petit sachet brodé au point de croix à droite est empli de lavande pour embaumer 
mes vêtements. Quand au carnet... le rose n'est pas trop ma couleur mais il est suffisamment mignon 
(et il a des lignes !) pour me faire l'aimer quand même.

Et donc...un grand merci à Isa !

lundi 10 novembre 2014

Draw On Monday, première participation : Attrape-rêves

Pour ma première participation au Draw On Monday, le thème imposé était Attrape-Rêves. Comme je m'y suis prise bien trop tard, genre hier soir, je ne me suis pas trop creusée la tête et je suis restée très littérale. 
Malgré cela, j'étais assez contente de mon croquis de préparation (du coup je vous le met).


Sauf qu'au moment de passer à la colorisation... ça a clairement coincé.
J'ai été trop pressée, je n'ai pas attendu que mon aquarelle sèche, du coup ça a bavé et pire, j'ai tellement imbibé mon papier que je l'ai déchiré et que j'ai dû le scotcher au verso pour qu'il ne parte pas complètement en lambeau, le cauchemar. Bref, je me suis allée me coucher en pestant contre moi-même et en bénissant photoshop qui me permettrait sans doute de rattraper une partie des dégâts après avoir scanné la bête. Effectivement, j'ai pu corriger les défauts les plus dramatiques (comme les trous dans le papier) et je peux au moins vous montrer quelque chose d'un peu présentable, bien qu'un peu figé à mon goût.

Oui entre les deux le poncho s'est rallongé pour cacher les mains... je suis lâche face à l'adversité.

Donc pour résumer je pense que participer au Draw On Monday est une très bonne idée ! Voila qui va me forcer à pratiquer plus régulièrement et m'aidera sans doute à corriger mes défauts les plus marqués (comme mon impatience à l'aquarelle) en me forçant à mettre le nez dessus. Peut-être que grâce à ça, un jour, l'illustration ne sera plus une source de stress intense pour moi.

vendredi 7 novembre 2014

Un premier pantalon brodé

Je vous avais parlé de mes premiers pas en broderie Glazig et de mon intention de camoufler les défauts d'un de mes pantalon grâce à cette méthode. C'est chose faite et je peux donc vous montrer le résultat de mes longues heures de broderie dans le métro parisien.

Cette fleur posée sur la jambe est là pour cacher une tâche de colle, bien visible et impossible à enlever.

Ce galon brodé tout autour du pied de pantalon sert lui à camoufler une grande entaille horizontale causée par un coup de pédale un peu trop enthousiaste à vélo.

Comme ces deux accrocs se trouvaient sur la même jambe, j'ai décidé de ne décorer que cette dernière afin de ne pas donner une impression de surcharge. Je dois dire que je suis plutôt contente et fière du résultat. Si mes points ne sont pas encore au top en terme de régularité, je me sens de plus en plus à l'aise et je trouve que mes ouvrages font un certain effet, pour peu qu'on n'aille pas mettre le nez dessus bien sûr.

Et voila le rendu porté, pour une fois je joue les mannequins...

Notez d'ailleurs ma capacité à prendre des poses improbables... 

 ... et à quel point j'ai l'air détendue.