mercredi 25 mai 2016

Cuisinons nos livres #1

Comme je vous en ai vaguement parlé dans les pas à pas, je n'ai pas renoncé à participer au challenge Cuisinons nos livres organisé par Dame Léo. Mais, si je trouve peu le temps de m'attaquer à de nouvelles recettes, je trouve encore moins celui de rédiger les articles qui les concernent, cela fait donc un moment que j'ai deux recettes en réserve à vous présenter.

Tout d'abord pour l'anniversaire de ma vielliste chérie, je me suis décidée à faire un gâteau (parce qu'il en faut au moins un pour mettre les bougies). Les gâteaux je n'aime pas ça, et par voie de conséquence, je n'en confectionne jamais, sachant que je n'y toucherai pas moi-même, c'est tout de suite nettement moins motivant. En fouillant dans ma bibliothèque "cuisine" il s'est avéré que j'avais dedans le livre Les petits gâteaux de Marie qui comme son nom l'indique, est consacré uniquement à des recettes de desserts sucrés en portions individuelles. Autant dire que c'était l'une des rares bonnes occasion de le tester. Après avoir vérifié le contenu de mes placards (ayant la flemme d'aller refaire des courses), j'ai opté pour une recette de madeleines, et comme je n'ai bien sur absolument pas de moules à madeleine chez moi, j'ai versé la préparation dans un moule à cakes. Coup de chance ou pas, le gâteau fut bon et apprécié (et c'est la consistance idéale pour y planter des bougies). Je n'y ai bien sûr pas touché, mais j'étais quand même assez contente du résultat.

 
Ensuite pour recevoir Pôpa et Môman à la maison, j'ai ressorti un vieux livre de recettes dont je cherche à me servir depuis un moment sans en trouver l'occasion : Mangeons bien chaque jour. C'est un livre que j'ai en fait récupéré alors qu'il allait être jeté à la poubelle, et si c'est un gros pavé épais (365 jours, 3 repas par jours, 2 à trois recettes par repas), il a le désavantage de proposer des préparations assez datées, avec pas mal de matières grasses et avec des aliments bien moins usités aujourd'hui qu'à l'époque de sa parution (il est sorti en 1983). Néanmoins ça faisait un moment que la recette du rôti de porc aux épices me faisait de l’œil et j'ai profité de l'occasion pour la mettre en pratique. J'ai remplacé le rôti par du filet mignon et certaines épices par d'autres (la cannelle par du cumin notamment), mais je suis restée concernant la sauce proche de la recette originale et bien m'en a pris car c'est surtout elle qui fait du plat une vrai réussite. C'était très bon et pas très compliqué à mettre en œuvre donc autant dire que je note cette recette et que je m'en resservirait.


Voila, j'espère expérimenter des recettes de façon plus régulière dans les mois à venir mais rien n'est sûr...

lundi 23 mai 2016

La vie pas à pas 2016 #20

Vendredi 13 mai
Toujours pas envie d'aller au boulot. Bon positivons, ce soir c'est le week-end. Un crochet à Gibert en sortant du travail puis direction la maison, miss Coco et son chéri viennent diner. J'ai prévu un risotto au fruits de mer avec le reste des moules cueillies la semaine dernière (et congelée entre temps), en oubliant dans la foulée que miss Coco n'aime pas les trucs qui sortent de coquilles. Ce sera donc changement de menu au dernier moment, heureusement il me reste du ghee, du riz, du poulet et de la sauce tandoori. Même si ce n'est pas aujourd'hui que je testerai une nouvelle recette, je suis au moins sure que ce sera bon. Je met Supertramp sur la platine vinyle et me rends compte qu'en fait je n'avaiss jamais écouté ce disque (et qu'il est bien). Bonnes discussions et détente, le temps passe bien vite. Nos invités ne partent pas tard mais comme je lis derrière, je ne me couche pas tôt quand même.

Samedi 14 mai
Même si mon réveil n'est qu'à 10h du matin, j'ai du mal à lui obéir et à quitter le lit, si bien que j'ai a peine le temps de préparer mes affaires avant de filer chez Sœur pour le déjeuner. Son love étant de garde (monsieur est électricien à l’hôpital), il est de sorti quand j'arrive. Cela dit il parvient à revenir pour déjeuner un moment avec nous. Un autre appel et le voila reparti, rentrant finalement à nouveau juste quand monMari arrive pour que nous puissions accomplir ce qui était la mission du jour, prendre nos billets d'avion pour le Japon où nous partons tous les quatre ensemble en octobre. Bien que cela nous fasse un détour, le rapport prix/temps de trajet nous pousse à finalement choisir British Airways et une escale à Londres. Je suis hyper contente et j'ai hâte de partir. On commence un peu à regarder ce que l'on fera sur place, pas évident de combiner et les exigences d'un premier voyage pour nos compagnons et notre envie de ne pas revoir les mêmes choses. Mais il est déjà temps que je file, c'est que dans quelques heures je suis sur scène. Direction Les 3 arts pour la balance. Ce soir nous partageons la scène avec Prends garde aux loups et Estren, un bal organisé par un des membres du troisième groupe pour célébrer l'anniversaire de sa chérie (qui est une copine à nous mais qui, habitant loin, n'a pas encore eu l'occasion de nous entendre jouer). Malheureusement la reine de la soirée arrive bien en retard et nous ne jouerons donc réellement pour elle que le dernier morceau de notre set. Dans notre chance il y a d'autres spectateurs un peu plus à l'heure pour danser sur nos chansons. Le son est bon et le concert un vrai plaisir. Les deux autres groupes donnent aussi de belles prestation et, cerise sur le gâteau, nous nous retrouvons à 10 sur la toute petite scène à la fin du bal pour boeufer sur un rondeau endiablé et une mazurka-calin. On démonte et direction chez V&V pour une fête d’après concert avec les motivés, c'est sympas, musical et alcoolisé (adieu bouteille de Diplomatico, tu as eu une belle (et courte) vie) et nous finissons écroulés sur un lit improvisé à 4h20 du matin.

Dimanche 15 mai
Réveil à 10h15 pour un départ prévu à 11h. Ça pique bien moins que je ne l'aurais pensé. Après un saut croissant/pain au chocolat à la boulangerie et un thé bien fort, direction chez Louise pour le week-end poney du Carambal. J'explique, tous les ans au week-end de la pentecôte, c'est Damada, un festival génial, que j'adore et que je ne manquerai pour rien au monde sauf... quand il est annulé. Et c'est le cas cette année. Comme on est pas mal du coup à s’être retrouvés le bec dans l'eau, l'association de bal folk de monMari à décidé d'organiser, pour ses membres et leurs conjoints à qui ça dirait, un week-end poney (pourquoi poney ? Parce qu'il y a une fana d’équitation dans le lot, qu'elle a lancé l’idée et que tout le monde était curieux). Du fait de notre concert de samedi, Wirggy, ma vielliste chérie, monMari et moi-même avons manqué le début des hostilités, mais l'avantage du week-end de trois jours c'est qu'on peut débarquer le dimanche et en profiter un peu quand même. Nous arrivons donc en plein pendant la préparation du repas (ce midi ce sont des empanadas), et comme tout le monde s'active déjà nous nous sentons vite foncièrement inutiles. Mais le décalage s'estompe vite dans les rires et les discussions animées, un seul sujet est interdit pendant le week-end de détente de l'association : l'association elle-même. Comme de juste nous sommes super à la bourre et devons reculer notre rendez-vous au poney club (et malgré cela, on sera quand même en retard). Le programme c'est balade, donc à priori tranquille, mais les difficultés rencontrées hier (ceux qui étaient là des le samedi en sont à leur second jour de monte) ont amenés les propriétaire à attribuer cette fois un cheval pour deux cavaliers afin que les chevaux puissent être systématiquement tenus à la longe en plus des rênes du cavalier. J'avoue que je fais un peu la tête devant cette nouvelle et ça doit un peu se voir vu que du coup les "expérimentés", en l’occurrence moi et Wirggy, sont autorisées à avoir un cheval pour elle toute seule. En l’occurrence pour moi ce sera un grand poney répondant au nom de Latino. Un animal qui cherche des noises aux autres chevaux et tente d'imposer son autorité à son cavalier. Oui mais pas de ça avec moi, hors de question de me laisser impressionner par ce petit coq. L'un dans l'autre une fois montré qui est le chef on s’entend plutôt bien et je fais la ballade sans avoir besoin qu'il soit longé. Mais j'imagine que de l’extérieur ça doit être un peu impressionnant car monMari qui a décidé de ne pas monter par peur des chevaux (ce qui est relativement sain, ça reste des bestiaux de 500 kilo, on est un peu des mouches à coté) tremble pour moi. Cela dit la ballade n'est pas non plus sans encombres, entre un rythme de pas trop rapide pour les longeurs, les cavaliers nerveux qui rendent les chevaux pareil et la belle herbe verte du bord de chemin qui fait de l’œil aux bestiaux, ça fait beaucoup à gérer et nous rentrons à l’écurie plutôt épuisé.






 
Le temps desseller, de panser et de ramener les chevaux au box il est déjà 18h30. L'heure de rentrer et de préparer le barbeuc. On chante, on discute, on joue, on se bat pour conserver des braises pour le feu. Puis la soirée se fini dans le zome (une salle de méditation dans le jardin) à jouer au Loup-garou. Je me bat contre l’élection du "maire" avec le slogan "Anarchie" et, au bout de 3 parties je gagne sur ce point (c'est à dire qu'il n'y a plus de maire), je suis ravie (après une fois que c'est fait j'essaye de convaincre les autres loups-garou de manger le MJ mais j'ai moins de succès). Je part me coucher avant la fin, et je ne sais d'ailleurs pas à quelle heure ça se fini.

Lundi 16 mai
Je me réveille tranquillement vers 10h et je reste à lire au lit (il ne faut pas me mettre à dormir dans une chambre bourrée de BD et de romances, comment vous voulez que je m'en sorte ?) Jusqu’à ce que monMari, puis ma vielliste chérie viennent me chercher. Il y a des pains au chocolat pour le petit dej youpi ! Je me félicite d'avoir amené avec moi la djellaba que m'a ramener Sœur de Tunisie car il n'y a clairement pas plus confortable pour trainer le matin. Matinée jeu de société avec un Linq, tout le monde est tranquille et un peu dans sa bulle. On cuisine un gratin. Je m'habille enfin. À nouveau Linq, Loup-garou puis Sang rancune. Je ne suis pas fana de ce dernier jeu, pas qu'il soit mauvais en lui-même mais j'y suis tellement nulle que j'ai l'impression de passer à coté des parties. Mais c'est déjà l'heure de rentrer à Paris. monMari part s'occuper de son asso et moi je rentre avec Wirggy et ma vielliste chérie. Comme on n'a pas envie de se séparer comme ça, on décide de faire cinéma à l'aide du rétroprojecteur de V&V. Wirggy prépare pendant qu'on va chercher pop corn et chips au supermarché. On a choisi un film d'amour que Wirggy adore (et que moi je n'ai pas vu) mais impossible de le trouver sur le net autrement qu'en VO non sous-titrée (et elle a laissé son DVD chez ses parents). On devra donc se rabattre sur À tout jamais une histoire de cendrillon, un autre film de fille que j'aime plutôt mais dont j'avais oublié à quel point le prince est agaçant. Lorsque nous finissons il est temps d'enchainer avec une répétition du nouveau projet avec V. notre troisième compère nous à lâché pour ce soir mais ce n'est pas une raison pour ne pas travailler malgré tout. Je repart à minuit avec la sensation d'avoir bien avancé quand même. monMari m'a préparé une plâtrée de pâtes à l'arrivée, manger et dodo.

Mardi 17 mai
Pour une fois je n'ai pas trop de mal à me sortir de mon lit et j'en profite pour commencer à ranger l'appart qui en a, soyons honnêtes, bien besoin. Par contre l'eau chaude manque à l'appel et je ne peux faire la vaisselle correctement que grâce à la bouilloire. Encore des pages de jouet au boulot, parfois je vois ça comme un puzzle, fait pour tromper l'ennui. En sortant je retrouve Clémence Chez Louis autour d'un verre de Cote du Rhône avant la répét des Conteuses. La répét se déroule bien. Le son est bon et on est super efficaces, au point que l'on repasse quasiment le set complet dans la soirée (ça fait quand même 19 chansons). Je suis contente car ma voix sort super bien et j'ai l'impression d'avoir gagné en harmoniques et en richesse vocale. Clémence me dépose à Porte Dorée pour me faciliter le retour. Rentrer et direct au lit.

Mercredi 18 mai
Je traine un peu au lit ce matin. Au boulot on me file une créa pressée à faire mais le brief n'a pas du tout été pris correctement auprès du client si bien que je n'ai qu'un power point moche et aucune direction pour me guider. Pas du tout motivant du coup car c'est quasi sûr qu'il faudra tout refaire après le premier retour du client. Du coup je râle. De retour à la maison pour repartir aussi sec vers le magasin de jardinage, je dois absolument rempoter mon jasmin si je veux avoir la moindre chance de le sauver. Autant le magasin est accessible à pied, autant je ne vais pas rentrer seule en portant un pot de fleur (vide) de 40 cm de diamètre, un sac de 20 litre de terreau et un autre de billes d'argile. J'attends donc monMari devant le magasin qui ferme tranquillement ses portes, c'est pas grave j'ai de la lecture. De retour à la maison j'attaque aussitôt l’opération de rempotage. Effectivement ça se confirme quand j'arrive à l'extraire se son pot,  la jasmin est pas loin d'être noyé, ses racines baignant dans une terre gorgée d'eau croupissante. J'enlève le maximum de liquide et de terre et transfère la bête dans un pot percé cette fois et tapissé d'une bonne couche de billes d'argile puis je le rabat drastiquement (de toute façon il n'a plus une seule feuille verte) et je le rentre à l’intérieur de l'appart afin de contrôler la quantité d'eau qu'il reçoit le temps qu'il reparte (s'il repart). Voila j'ai fait mon max il n'y a plus qu'a croiser les doigts. Je blogue un peu, monMari fait du repassage, je cuisine. Manger, youtube, dodo.

Jeudi 19 mai
Je fini ma plaquette en créa dans la journée, finalement je me suis assez amusée et je suis contente du résultat, il va maintenant falloir que je fasse abstraction du fait que tout ce que j'ai fait va probablement être massacré dans les semaines à venir. En sortant du boulot je passe au magasin de P. lui transmettre le reste du stock de vêtements de prêt des la compagnie médiévale pour que L. puisse les ramener à la date de ce week-end où je ne serais pas (ils pourraient en avoir besoin) puis direction le cours de chant pour un travail sur les intervalles, comme la semaine passée et qui demande toujours autant de concentration, même si ça devient plus facile à force de faire. Derrière je rejoint V. qui prend un verre avec des collègues à lui du coté de République en amenant ma prof dans mes bagages (ainsi que son chéri qui nous rejoint). Le mojito est bon mais bien dosé et je ressort du bar avec la tête qui tourne. Direction le Quiet man ou il y a une bonne équipe présente ce soir. La soirée est bonne comme toujours. Et on rentre tard comme toujours aussi.

mercredi 18 mai 2016

La vie pas à pas 2016 #19

Vendredi 6 mai
Le réveil sonne alors que je suis en vacances mais cette fois c'est pour la bonne cause. J'ai rendez-vous au Spa des sables à 10h. Mon cadeau d'anniversaire (offert par Pôpa et Môman), c'est un soin du visage d'1h15 suivit d'un massage d'1h. Je ne m'endors pas mais, en dehors de la partie enlevage de point noirs, assez désagréable, je n'en suis pas si loin. Quand j'émerge de ma bulle vers midi et demi, le ciel s'est dégagé et nous promet encore une journée chaude. De retour à la maison pas le temps de se poser, j'avale vite fait un bout de lapin et des pommes de terre et direction la pêche à pied. Même si plus que de la pêche réellement, c'est de la cueillette que nous nous apprêtons à faire puisque nous allons dans le coin des moules. En une grosse heure nous remplissons deux seaux, bien assez pour nous six. Pôpa de son coté est parti aux crabes et il nous montre sa pêche fièrement avant de presque tout remettre à la baille (à l'eau), seul un des tourteaux étant de taille suffisante pour finir dans nos assiettes (pour une fois qu'il pêche un homard, c'est quand même pas de chance). Après une petite bière artisanale sur la terrasse, nous passons faire un tour en ville (ou je prépare une surprise à Pôpa) et sur la plage du port pour le goûter (oui oui encore une glace, ce coup-ci c'est Croquantine et cookie, c'est pas que je suis devenue raisonnable si je prend deux boules au lieu de trois, juste qu'il y a moins de choix à cette boutique là). Mais c'est déjà l'heure de rentrer pour boire le champagne et fêter la vente de la maison de Villepreux, parce que ouf, ça c'est fait. A peine dîner et je tombe de sommeil, tant pis pas de fierté mal placée, je peux bien aller me coucher même s'il n'est que 22h30.

Samedi 7 mai
Réveil vers 10h, j'aurai presque fait mon tour d'horloge. Ce matin c'est marché à Erquy, avec le soleil qui tape et le monde qui se presse, on a nettement l'impression d'être en été. Un stop pour acheter du fromage et du bon beurre, un autre pour du filet mignon fumé, un dernier pour du miel. Au final aussi un crochet pour des lunettes de soleil pour monMari et retour à la maison. Après déjeuner j'ai un gros coup de barre et je m'autorise une petite heure de sieste. Quand je me réveille, cousine Katell est arrivée avec mari et enfants et après un peu de blablatage on prend la direction de la mer. On commence par amener les enfants au manège (R. s'éclate avec le klaxon de hélicoptère rose), puis on les pose sur la plage à faire des châteaux de sable pendant que l'on va marcher le long de la mer. Au départ de la plage on subit une fausse alerte pluie (trois gouttes) mais on continue vaillamment à monter la cote (on a pris du ravitaillement à la boulangerie) pour aller voir Pôpa jouer aux boules bretonnes (il y avait compétition aujourd'hui). Malgré les prévisions vantardes de son co-équipier, ils ont perdu la première partie 12-0, accumulant un retard difficile à combler, même avec les deux brillantes victoires suivantes. Ce ne sera donc pas une médaille pour ce coup-ci mais comme ce n'est pas dans cette optique qu'ils jouent ça ne va pas non plus gâcher leur journée. Nous redescendons vers la maison par la rue de l'Enfer (dont je suppose qu'elle s'appelle comme ça à cause de son dénivelé pour le moins abrupt) qui est bordée de fleurs de tous cotés (à défaut d’être pavée de bonnes intentions) sans déplorer de casse bien que les enfants s'empressent de courir dans la descente.






De retour à la maison j'ai tout juste le temps de prendre un verre avant de reprendre la route, en voiture cette fois, direction Plouer-sur-Rance pour la réunion de préparation de la fête des anniversaires de cet été. Dans ma famille, comme on est très nombreux, on fête tous les ans les dizaines, c'est à dire que les gens qui ont 20, 30, 40.... etc organisent une fêtes où ils invitent tous les autres membres de la famille, ces derniers se réunissant en cagnotte pour leur offrir des cadeaux. L'année dernière, j'étais donc d'organisation pour mes 30 ans et cette année je le suis par alliance pour les 30 ans de monMari. Et aujourd'hui nous avons donc rendez-vous pour la réunion de préparation entre organisateurs, plus un dîner dans la foulée. Donc on blablate (comme depuis des années que l'on fait ça on est un peu rodé, une fois trouvé une formule qui marche bien on la garde) tout en prenant l'apéritif dehors. Je suis un peu privée d'alcool car du coup nous sommes là à deux voitures, ce qui me voit forcée de conduire. Michel nous à concocté une cassolette de coquillage et haddock (et j'adore le haddock). On passe une fort bonne soirée mais je ne suis pas vraiment tranquille sur le retour (il est tard, monMari est crevé et on a une heure de route, la dernière fois que l'on a fait ce genre de chose en voiture séparés il s'est endormi au volant), à tord cela dit car nous arrivons sans encombres jusqu'à notre lit qui n'attends que nous.

Dimanche 8 mai
J'ai mis le réveil (oui un jour de vacance). En effet Sœur, son love et R. rentrent en région parisienne aujourd'hui et si on veut profiter de leur présence il ne nous reste plus que ce matin. En plus il y a une brocante et on voulait la faire ensemble. R. fait la grasse matinée, donc nous ne partons que tous les quatre sur le boulevard de la mer pour chiner (et c'est aussi bien vu qu'on y croise un stand complet de trucs Reine des Neiges). Je trouve des vinyles et des verres à pied gravés, Sœur une malle ancienne, encombrante mais en très bon état.



De retour pour manger en vitesse (ils doivent partir avant 13h30 pour essayer d'anticiper les bouchons). Tout d'un coup la maison fait un peu vide avec trois personnes de moins. Je fais à nouveau une courte sieste. Dans l'après-midi nous partons tous les 4 restant faire une longue ballade sur les hauts d'Erquy, en redescendant par le boulevard de la mer nous repassons par la brocante dans laquelle les marchands sont en train de replier tranquillement. Nous tombons par hasard sur un vendeur de vues de stéréoscope, comme nous avons retrouvé notre appareil il y a peu, nous l'en délestons d'une dizaine (donc un superbe sur les coiffes bretonnes). Et je me fait un plaisir de débuter ma soirée par leur visionnage. Il faut dire qu'il y a assez peu de temps que je réussi à les utiliser, à cause d'un strabisme léger, j'ai longtemps été incapable de réunir les deux images en une, manquant du même coup la vision 3D qui fait tout l'intérêt de l'appareil, comme maintenant j'y arrive, j'en profite. Après un dîner léger (c'est dimanche soir) nous essayons un de mes cadeaux d'anniversaire reçu ce midi : les Aventuriers du rail (édition 10e anniversaire). Si Pôpa râle contre la géographie américaine (il a du mal à trouver les villes qu'il doit relier), mes deux parents comprennent assez vite le principe et ça leur plait. Le problème des jeux de société de stratégie, c'est par contre que la première partie que l'on fait ne sert qu'a apprendre le jeu, il faut attendre la seconde pour profiter,. Comme on fini la première à 23h, il est donc acté que la revanche attendra demain, c'est l'heure du dodo.

Lundi 9 mai
Lorsque je me lève, il n'y a déjà plus personne dans la maison, Pôpa est dans le jardin et Môman à son cours de poterie. Je traine au petit déjeuner et je bouquine. Môman nous ramène cousine Katell pour déjeuner et nous passons un bon moment à table avant de digérer avec quelques partie de billard russe, je ne suis pas très bonne mais comme ce n'est le cas d'aucun d'entre nous les parties sont plutôt équilibrées. Vers 16h monMari et moi nous éclipsons pour une ballade écourtée par le mal de pied du monsieur (nous échouons lamentablement dans notre recherche de glacier, celui-ci étant bien sur fermé le lundi hors vacances d’été).







 
Je couds un peu (j'ai amené mon ouvrage) puis dîner et nouvelle partie des aventuriers du rail.

Mardi 10 mai
Discussion au ton grave au petit déjeuner avec Môman. monMari fait la grasse mat' jusqu’à 11h. Quitte à aller faire des courses, autant rentrer par le bord de mer. L'horizon est mangé par la brume.

 
Je n'ai pas du tout envie de m'en aller mais le temps file à toute vitesse. Faire les bagages, charger la voiture (qui l'est bien plus qu'à l'aller), manger. C'est le temps des au-revoirs et je ne suis même pas sure de revenir avant fin août. 14h30, en voiture, un dernier tour par la mer. 17h sur le périf de Caen, bouchons de sorties de bureau. Je conduis 3 bonnes heures. 18h30, arrivée dans la région parisienne, bouchons, bouchons, bouchons. 20h15 arrivée à la maison, agressée par le chat en manque de câlin. monMari file à son cours d'impro. Je blogue. Je cuisine. Manger. Youtube. Dormir.

Mercredi 11 mai
Bon j'ai juste pas envie d'aller au boulot et je ne suis pas à prendre avec des pincettes quand j'y arrive. Comme c'est plutôt habituel que ceux qui rentrent de vacances de faire la tête, personne ne me dit rien. En sortant du boulot je retrouve cousine Elise qui est en vacance sur Paris. Comme elle m'avait demandé un bar pas cher et sympas, ce sera le Drapeau de la fidélité, mon ex repaire d'étudiante. S'ajoute une amie américaine à elle transplantée sur Paris ainsi que cousin Adrien et sa chérie. Lorsque monMari nous rejoint avec l'estomac dans les talons nous continuons la soirée chez Flam's avec des menus à volonté et des pichets de bière. Je ne fini pas la soirée très fraiche mais c'était quand même cool. Par contre il est bien tard et le périphérique ET l'autoroute qui mènent chez nous subissent des fermetures pour travaux ce qui fait de notre retour un vrai périple...

Jeudi 12 mai
J'ai toujours pas envie d'aller au travail mais c'est déjà un peu moins dur à vivre qu'hier, la journée se déroule sans accrocs. J'ai un coup se fil de Pôpa qui me remercie de la BD commandée en secret auprès du libraire la semaine dernière (et reçue aujourd'hui donc) (le volume deux de Undertaker). Après le boulot direction le cours de chant indien pour une pratique des intervalles, c'est toujours difficile mais de moins en moins, la preuve que c'est utile. Ensuite je retrouve V. et Francoispedia à l'Iris (où j'essaye le vermicelle sauté au jambon fumé et c'est très bon) puis direction le Quiet man pour une soirée chantée très sympas. monMari nous rejoint assez tard pour que l'on rentre ensemble, ce n'est pas encore aujourd'hui que l'on se couchera tôt.

mardi 17 mai 2016

Les Enquêtes de Soeur Fidelma


Voici un livre qui m'a été prêté par sœur avec la mention "oui je sais que tu n'aimes pas les policiers mais là c'est différent". Et pour cause, les deux romans policiers qu'il referme se déroulent dans l’Europe du 7e siècle, ce qui est loin d’être un décor couramment utilisé en littérature. Nous y suivons les enquêtes de sœur Fidelma, une religieuse irlandaise formée au métier d'avocate et titulaire d'une excellente réputation de défaiseuse d’énigme qui fait que l'on fait appel à elle dés lors qu'un meurtre mystérieux a lieu dans les environs. Pour des raisons essentiellement politique on lui met dans les pâtes dés le premier tome un co-enqueteur du nom de frère Eaduulf avec lequel elle s’avère bien s'entendre (voir un peu plus) et qui la rejoindra, devine-t-on, sur toutes ses enquêtes.
Je dois avouer que je suis partagée sur ces romans car il y a sans doute autant de choses qui m'ont agacées que de choses qui m'ont plut.
M'ont plut l'environnement bien sûr, (même si c'est sûr qu'il faut s'accrocher pour comprendre les magouilles politiques comportant de nombreux protagonistes aux noms imprononçable quand on n'est pas du tout au fait de l'histoire de l'Angleterre durant le haut Moyen-Âge), au moins celui-ci n'est pas simplifié à outrance comme c'est souvent le cas, et surtout le contexte historique est un réel aspect de l'intrigue, pas juste un décor dans lequel les personnages évolueraient. M'ont également plut les personnages qui, malgré leur nombre, sont tous suffisamment développés pour avoir des personnalités distinctes et intéresser le lecteur (même si certains restent très archétypaux).
Par contre m'ont agacé le couple de personnage principaux qu'on-sait-bien-qu'il vont-finir-ensemble (rendu possible par le fait qu'au 7e siècle être religieux ne vous vouait pas au célibat), d'autant plus dommage que les personnages en eux-même sont intéressants mais qu'on sent déjà qu'ils vont hésiter à n'en plus finir sur leur relation tout comme des tas de couples de série télé. Et également le fait que les deux enquêtes que j'ai lu soient extrêmement similaire dans leur développement et dans leur dénouement. En fait les meurtriers des deux affaires se ressemblent tant que j'avais deviné à la fin de la description des personnages de la seconde qui était coupable. Alors certe, le contexte change complètement entre les deux intrigues et cela sauve l’intérêt de la seconde histoire mais j'avoue que pour le coup j'ai vraiment trouvé un petit coté paresseux pas très agréable.
Difficile du coup, de conclure ma critique par un avis tranché car les défauts que je déplore peuvent tout à fait être le fait d'un deuxième tome écrit de façon trop précipité et s'être corrigés par la suite (la série comporte de nombreuses enquêtes). Je vais donc demander à Sœur de me prêter un tome de plus car je pense que l'originalité du contexte et des personnages méritent une seconde chance (et je vous en reparle ensuite).

 "Ils n'eurent pas besoin de demander où avait été retrouvé le cadavre.
Bien qu'il fût encore tôt, un attroupement de curieux s’était formé sur la laisse de mer, autour de ce qui ressemblait à un sac détrempé."

mardi 10 mai 2016

La vie pas à pas 2016 #18

Vendredi 29 avril
Ce matin encore ça pique au réveil. Ça y est le boulot est arrivé. Mais aujourd'hui il y a plus sérieux, c'est le dernier jour d'un collègue qui part en retraite. D'ailleurs depuis le début de la semaine il rayonne de bonheur et de détente. Pour l'occasion on a bien sûr un pot de prévu. Champagne et buffet de charcuteries et crudités, fromages et même des gâteaux. Un ancien responsable parti en retraite il y a un an est revenu pour l'occasion et après le pot, ces deux là s'éclipsent au restaurant. Quand ils reviennent vers 16h30, ils sont nettement attaqués et réclament d'autre champagne. Mais même s'ils sont assez lourds, ils n'ont pas l'alcool mauvais et ça fait plaisir de voir ceux qui ont bossé 30 ans dans la boite partir faire autre chose de leur vie. C'est pas tout ça mais j'ai un concert ce soir et il est temps de partir. Si j'arrive à l'heure au RER Nanterre Université, les 5 minutes que j'avais prévu pour me rendre à la salle ne sont pas suffisantes vu que je me perds en chemin. Comme je retrouve Wirggy et ma-vielliste-chérie autant en train d’errer que moi j'en déduit que mon sens de l'orientation n'est pas en panne, la salle est juste vraiment dure à trouver. La balance se passe plutôt bien, même si 30-45 minutes pour nous c'est super court. Les burgers que propose la petite salle (nous sommes à La Bassecour) sont bons. Mais le temps passe vite et il est temps de monter sur scène. Notre set se passe plutôt bien et la nouvelle scottish que l'on teste pour l'occasion fonctionne super. Par contre en descendant de scène on apprend que le son dans la salle n’était pas bon (sur scène c’était pas fou mais ça suffisait pour se débrouiller) et quelque part c'est un peu rude quand à presque chaque concert les retours du public c'est "c’était bien, dommage que vous ayez été mal déservies par la sono", à force, même sachant que l'on n'est pas le groupe le plus évident à sonoriser du monde, ça pèse un peu. Les GROUM(p)F qui nous avaient invités à partager la scène avec eux, font un bon set malgré l'absence de leur clarinettiste (et malgré mes craintes, vu que c'est en banlieue et que les parisiens sont des flippés du transport, il y a du monde jusqu’à la fin). Ah j'ai encore eu un cadeau d'anniversaire au fait (des boucles d'oreilles fait main par A., très sympas et pile poil dans mes couleurs). Le temps de ramener deux copines dans leurs pénates et on rentre se coucher directement.

Samedi 30 avril
Ayant invité Pôpa et Môman à déjeuner sans leur préciser d'heure (et même en leur disant qu'ils pouvaient venir tôt), j'ai mis le réveil à 10h30. Et clairement mon corps me signifie que je déconne et qu'il aurait bien dormi quelques heures de plus. Du coup je met un bon moment à me désincarcérer du lit et monMari encore plus. Résultat quand ils arrivent, si j'ai trouvé avec quelle recette je vais cuisiner le filet mignon, je n'ai encore rien commencé. (La recette retravaillée à partir d'un vieux livre rentre dans le challenge Cuisinons nos livres !, il va donc vraiment falloir que je vous écrive un article à ce sujet). Heureusement les parents ne sont pas pressés et j'ai prévu des recettes qui ne prennent pas énormément de temps. Après l'entrée on perd monMari qui se sent mal (barbouillé et épuisé) et est obligé d'aller se coucher (à son grand regret). Je met un vinyle pour faire écouter aux parents le rendu de leur vieil ampli chaine (qui sonne encore hyper bien). Pôpa m'aide à faire la vaisselle. 20 minutes avant se partir je lève quand même monMari du lit, on dépose les parents au métro et direction Tours. Je conduis, monMari n’étant en état de rien du tout (je vous épargne ses remise et ses rechutes qui se succèderont tout au long du week-end). Arrivés les premiers au point de rendez-vous nous profitons des derniers rayons chaud du soleil déclinant. Toute la famille nous rejoint pour l’apéro annuel du Lucky stars' band dans lequel joue le parrain et oncle de monMari entre deux flutes de Montlouis pétillant et deux grignotages d’apéro dinatoire, les morceaux de jazz se succèdent, montés impeccablement et joués avec une joie communicative. Je suis chargée d'essayer de prendre une photo correcte du parrain (qui est éclairé en bleu foncé et caché par une forêt de pieds de micros (vos avez dit défi ?), ce que je réussi à faire au moment chanceux où il se lève. La demoiselle à coté de qui je suis assise a pour boulot de mener des ateliers de sensibilisation au sexisme en entreprise, mais quelle bonne idée, je ne peux m’empêcher de penser qu'il y aurait matière dans ma boite. On rentre boire une tisane après avoir aidé au rangement. On discute en famille et il est vite 2h30 quand on se couche.

Dimanche 1er mai
 Réveil en sursaut. Il est 5h30 du matin, monMari me bouscule en se levant pour se précipiter vomir dans les toilettes. Au stade ou il en est de ses problèmes stomacaux je m'attends presque à y voir du sang. Mais non. Un verre d'eau, des médicaments contre les remontés acide et on se recouche bien vite (mais angoissée en ce qui me concerne, même si le sommeil vient vite réclamer son du). Re-reveil vers 9h, somnolence jusqu’à 10h30. Honnêtement j'aurai bien dormi plus mais ça bouge, ça discute et ça rigole fort au rez-de-chaussée et la maison résonne. Je sais sans me regarder dans une glace que j'ai le teint brouillé et les yeux bouffis et je n'ai pas le courage de descendre sachant que je me ferai sans doute charrié par tous ces gens bien réveillés, c'est sans doute pas méchant de leur part mais je sais que dans l’état où je suis je ne pourrais pas faire autrement que le prendre mal et je n'aurais pas le courage de faire semblant du contraire. Donc je traine au lit sans pouvoir me décider jusqu’à ce que monMari vienne me chercher. On avait justement oublié d'apporter des bougies (ce qui était normalement notre rôle), donc après une petite douche, on s’éclipse pour en acheter. Il fait grand soleil et le printemps est partout. Le G20 est ouvert malgré la fête du travail et moi qui avait oublié la date, je me sens toute honteuse d’être venue faire des courses un jour pareil. De retour c'est l'heure de passer à table. Comme toujours en fête de famille c'est très bon et on passe un bon moment. Après distribution des cadeaux d'anniversaire (monMari est très gâté, dizaine oblige et moi je reçois un album ancien avec des photos des personnes de la famille des deux cotés dans leur jeunesse. Si certains sont faciles à reconnaitre, pour d'autres c'est bien moins évident) on se retrouve dans le jardin au soleil, certains faisant la sieste sur la terrasse de bois qui a pris le chaud, d'autre jouant au Mölkky un peu plus loin. La vie est dure...




Lorsque ça se rafraichi, on rentre à l’intérieur et on sort les jeux de sociétés (ce sera un Taboo XXL, le plus drôle étant de mimer avec la peluche violette). Mais le temps passe et il faut quand même rentrer quand bien même on en n'a pas vraiment envie. monMari n'est toujours pas en forme et c'est moi qui conduit à nouveau pour rentrer. Une plâtrée de pâtes au fromage et dodo.

Lundi 2 mai
Je veux des vacances (ça arrive mais ce sont les derniers jours les plus difficiles) ! J'ai l'impression d’être d'une inefficacité redoutable au travail. Pour compenser j’écoute Guillaume Meurice et Horizon-gull en travaillant. Le CE reçoit les chèques vacances, comme il n'en manque pas, nous pourrons les distribuer mercredi, une bonne chose de faite. Sortie de boulot j’achète un gros pack de bière pour chez V&V (dont je pille quand même régulièrement les stocks, ce n'est que justice). Et direction la première repet du nouveau projet. Bon face à moi qui ne fonctionne qu'a l'instinct, j'ai deux personnes qui créent les harmonies de façon intellectualisée (c'est à dire qu'en gros quand moi je fais une note en me disant, "tiens ça sonne bien je vais faire ça", eux se disent : "alors là, la mélodie est sur la quinte donc si la seconde voix fait la tierce et la troisième la tonique ça fait un accord renversé et c'est cool"). Autant dire que je nage un peu à les écouter discuter. Après ils me laissent faire comme je le sens donc c'est chouette, c'est juste bizarre de ne pas parler le même langage (je veux dire je comprend les écarts entre les notes, les termes et la partie intellectuelle, mais pour moi le lien ne se fait pas avec les sons qui sortent de ma bouche, tu me dis chante moi une seconde, même si je sais de quoi on parle, j'en suis incapable car je ne fais pas la correspondance avec le son tout simplement). Bref, cela n’empêche pas de bosser et de pas mal avancer. Et quand je repars vers minuit je suis crevée mais plutôt contente du résultat.

Mardi 3 mai
Encore un matin ou je ne prends pas le temps de manger d'avoir trop trainé au lit. Fin des pages et relecture et effectivement ce n’était pas mon meilleur jour hier, il y a pas mal d'erreurs. Je tente de prendre un rendez-vous pour mon échographie de contrôle du stérilet sans succès (parce que j'appelle trois numéros différent pour que l'on finisse par me raccrocher au nez). Par contre le rendez-vous à la banque c'est bien plus facile. En partant je passe à Gibert pour acheter des passe vue pour les groupes et pour récupérer une commande internet. J'en profite pour m'acheter le Fléau de Stephen King (mais je me rend compte dans le métro qu'il y a deux tomes et que j'ai acheté le 2e uniquement bien sur). Retour à coté du travail car j'ai oublié de passer la commande pour le petit dej du CE de demain matin puis direction la repet des Conteuses de pas. Repet un peu molle car on a plus envie de papoter qu'autre chose mais on fait un peu de musique quand même (et ça sonne bien). Je rentre pas trop tard ce qui me laisse le temps de boucler mes bagages (demain direction la Bretagne !) et de me coucher quand même avant minuit, si ça c'est pas la classe.

Mercredi 4 mai
Ce matin c'est petit déjeuner du CE et distribution des chèques vacances. Comme ça c'est fait. Bizarrement ce sont toujours les gros salaires qui viennent chercher leurs chèques vacances en dernier. Derrière un peu de boulot puisqu'il faut bien avancer. Je me retrouve à faire un PDF interactif sauf que 1) je n'en fait pas souvent 2) le responsable qui me l'a donné n'en fait pas plus souvent que moi et ne peut donc pas m'aider. Enfin je m'en sors et j'aurai appris des trucs du coup. Je fais une pause pour un rendez-vous à ma banque, même si la conseillère ne peut pour le moment pas grand chose pour moi. Deuxième distribution de chèques vacances pour les gens d’équipe d’après-midi et du soir puis je file chez Soeur, son love et R. pour embarquer direction la Bretagne. Sans surprise sortir de Paris est compliqué (vu qu'on n'est pas les seuls à partir en week-end) et bien que l'on ai choisi de prendre la nationale pour être plus tranquilles, on a quand même des bouchons jusqu’à Verneuil-sur-Avre. On découvre un petit coin de verdure super mignon pour notre pause diner, et je découvre que les sandwichs mark&spencer sont bon (pour des sandwich triangle c'est rare). Je prend le volant pour les deux dernières heures mais nous n'arrivons qu'a une heure du matin. Un petit message pour prévenir monMari que je suis enfin à Erquy et dodo.

Jeudi 5 mai
Grasse matinée ! Quand je me lève enfin je constate que nous avons le droit à un soleil radieux sur la mer toute bleue. Avouons-le, je ne fais pas grand chose de ma matinée. Après manger direction Plurien pour le marché aux plantes qui s'y tien exceptionnellement aujourd'hui. Rien qu'à jeter un œil aux exposants je regrette de n'avoir pas de maison avec jardin pour pouvoir les dévaliser. Ce qui me fait penser qu'en faisant le compte des plantes que je veux avoir dans mon jardin, je n'ai plus qu'à espérer que celui-ci ne soit pas trop petit. Je souffle à Pôpa qu'il y a un rosier nommé Léo Ferré parce que quand même... Et je vote aussi pour le concours d'épouvantails.

 

Ensuite direction le Val-André dans le but avoué d'acheter des glaces chez Ty Papo, connu pour sa myriade de parfums artisanaux. Après une longue file d'attente et une longue hésitation, me voici avec trois boules : pêche de vigne, fraise-cardamome-basilic et mojito, à déguster tranquillement en bord de plage, pendant que R. joue avec enthousiasme dans le sable.




On rentre par la plage en trempant les pieds dans l'eau (scoop, l'eau est froide). Nous assistons à la défaite d'un château de sable devant la mer qui monte, et quand nous reprenons la voiture, la marée est si haute qu'il n'y a plus un bout de sable à découvert.



De retour à la maison nous prenons l'apéritif dehors avec cousine Elise venue pour l'occasion et qui nous narre ses mésaventures avec sa patronne (pas très drôles les histoires, est-il nécessaire de le préciser). Maman a fait de la soupe de poisson (et elle est super bonne). Après une petite lecture de BD, on file tous au lit avant minuit, fatigue et journée bien remplie oblige.

lundi 2 mai 2016

La vie pas à pas 2016 #17

Vendredi 22 avril
Le réveil sonne donc beaucoup beaucoup trop tôt. On saute le petit dej pour grappiller quelques précieuses minutes de sommeil puis on grimpe, monMari dans la voiture et moi dans le camion et c'est parti. Tout se passe bien et, à 7h45 le camion est rendu. Je n'ai pas le temps de repasser à la maison mais je vais être très très en avance au travail. Qu'a cela ne tienne, je vais en profiter pour faire quelques courses alimentaires car nos placard sont vides de chez vide, il est temps d'y faire quelque chose. Je suis donc au bureau vers 9h, un peu plus tôt que prévu mais comme nous sommes en bouclage le boulot est déjà tombé donc ce n'est pas bien grave. C'est un peu la course en début de journée mais finalement les choses se goupillent pas mal et à 16h tout est parti chez l'imprimeur. Au sortir du boulot (c'est le week-end !), je passe chez V&V pour discuter musique et nouveau projet. Ensuite direction le cinéma ou monMari nous rejoint pour voir (enfin) "Merci patron". Si je comprends pourquoi le film a eu autant de succès, il me laisse un gout amer, sans doute l'humour potache n'est-il pas mon arme de prédilection pour contrer le cynisme (après tout, j'ai des parents communistes alors je ne suis pas habituée à faire de la lutte des classe une blague). Au sortir on se dit qu'on dinerai bien ensemble et on trouve un restaurant (Chez Mezig) dans le coin dont la liste des plats, si elle n'est pas longue, me fait quand même hésiter un bon moment (parce que tout à l'air bon). J'opte finalement pour la soupe de riz/poulet et le maquereau, sans regret (sauf que les crevettes avaient quand même l'air super bonnes). On fini par un digestif pour me fêter mon anniversaire (hé oui minuit est déjà passé) et, plutôt que de rentrer, on passe chez V&V boire du Diplomatico et jouer aux Aventuriers du rail jusqu’à 3h du matin.

Samedi 23 avril

J’émerge doucement de mon lit à 12h15 (que ça fait du bien de dormir), ce qui me met en retard pour toute la suite de la journée. J'aurai aimé ne rien faire que me prélasser pour le jour de mon anniversaire sauf que la maison est dans un tel état qu'il faut absolument lancer une lessive et faire la vaisselle... dommage. Je décongèle le reste de soupe de poisson que j'avais ramené d'Erquy la dernière fois et l'ajoute à mon brunch amélioré, l'idée c'est quand même de me faire plaisir aujourd'hui. Nous sommes très en retard pour aller chercher ma-vielliste-chérie à la gare mais elle ne nous en veut pas. Direction Saint-Cyr-en-Val par la nationale. On arrive à la balance avec 10 petites minutes de retard mais comme on nous a prévu deux heures ça ne devrait pas poser de soucis. La salle résonne énormément mais la balance se déroule sans trop de problèmes. Pour les musiciens et les bénévoles, l'association offre un super repas pré-bal. Du rougail ! Super bon (j'arrive à doser le piment dans mon assiette à ma grande surprise). Fromage puis glace en dessert. Et comme on a soufflé aux organisateurs que c’était mon anniversaire, j'ai double ration et des bougies dessus ! Juste le temps de ranger et le public commence à arriver. Pour une fois nous sommes sérieuses et nous nous échauffons avant de monter sur scène... et, tout se passe très bien ! Le public est super enthousiaste et s'il ne chante pas du tout (ce qui nous arrive la plupart du temps à Paris), il sait danser absolument toutes les danses que nous proposons. Ce qui, déjà est super agréable, mais surtout aide beaucoup à les chanter correctement. A part une phrase de polyphonie franchement fausse, nous nous en sortons comme des chefs et moi j'ai la chance de me faire chanter "joyeux anniversaire" par le public tout entier au moment des saluts. Mes beaux-parents, mes beaux-grands-parents ainsi que dame Léo, l'Anglais et la crevette sont venus nous écouter. Les parents de ma-vielliste-chérie sont là aussi, c'est très familial ce soir. MonMari est tout fier d'avoir fait danser sa maman plusieurs fois. Je danserai bien sur le groupe FMR qui nous suit sur scène, et avec qui on a pas mal sympathisé, mais j'ai les jambes si lourdes que c'est quasi impossible (pourtant pendant le set je n'ai pas bougé tant que ça). Mais comme j'ai le droit à plusieurs dédicaces pour mon anniversaire j'y vais quand même (une mazurka ça ne se refuse pas). Le public reste bien présent jusqu’à la fin, joyeux et motivé. On aide à ranger et à démonter la sono puis direction chez notre logeur, un des membre de l'asso ayant bien voulu nous prendre en pension. La maison est grande et il y a un lit pour chacun, juste le temps de se glisser sous la couette et pfff dodo (mais il est 3h du mat aussi).





 Un petit souvenir du concert, de la part de l'Anglais
Dimanche 24 avril 
Réveil vers 10h. Au petit dej je teste de thé rouge aux algues offert hier par ma-vielliste-cherie (de la marque Tonnerre de Brest) (et qui est bon). Renseignements pris, nos hôtes ont aménagés dans cette maison il y a tout juste une semaine, notre venue les a donc plus ou moins forcé à mettre les bouchées double pour qu'il n'y ai pas complétement des cartons partout, milles remerciements à eux. On discute avec enthousiasme jusqu’à ce que, stupeur, ce soit déjà l'heure de filer. Nous avons rendez-vous chez les grands-parents de monMari pour un déjeuner d'anniversaire, à une heure d'ici. En route nous passons pas la Sologne. Il fait un beau soleil et le paysage de printemps est magnifique, je regrette amèrement de ne pas avoir embarqué mon appareil photo avec moi. A l'arrivée nous passons un chouette déjeuner (avec des asperges, j'adore ça mais je n'en mange quasi jamais). Même si je commence à avoir un sacré coup de barre au milieu du repas. Je tiens le coup le temps du gâteau (et du cadeau, mes beaux-parents m'offrent un très joli sac à main). Puis je m'allonge sur le canapé du salon et fait pour de bon une sieste. Quand je me réveille il est déjà pratiquement l'heure de partir. Direction la banlieue d'Orléans à nouveau puisque nous avons prévu de diner avec Dame Léo et l'Anglais dans la maison des parents de ce dernier. Il nous avait promis une belle vue sur la Loire et nous ne sommes pas déçus, le jardin de la maison donne sur le chemin de halage et malgré le temps couvert, la vue est effectivement magnifique sur le fleuve qui s’étire entre les arbres (oui en ce moment elle est très haute et les ilots qui la parsèment sont sous l'eau). En cadeau pour mon anniversaire je reçois un manga et du Earl Grey Mariage frères (qui sent délicieusement bon même à travers sa boite scellée). On dîne en discutant et on les aides à ranger un peu la maison avant de reprendre le chemin du retour vers Paris. Pour une raison inexplicable, j'ai une sacrée cote avec la crevette, le chant peut être. Le temps de rentrer et il est déjà pas mal tard. L'heure de s’écrouler dans le lit.

Lundi 25 avril
L'heure est grave. On a du monde à manger ce soir et l'appart est un bordel absolu. Vaisselle avant de partir. Pendant sa matinée de libre monMari fait les sols. En rentrant du boulot (aujourd'hui c’était surtout des détourages), je deviens championne du rangement rapide (en même temps on en était au point que l'on n'avait pas encore vidé la valise de Bovel (oui oui il y a deux semaines), c'est dire). Et même si je n'ai pas fini quand ça sonne à la porte, j'ai quand même pas mal avancé. Aujourd'hui on a Marie-Eve pour dîner, une québecoise rencontrée à Bovel et que nous attrapons juste avant son retour de l'autre coté de l'atlantique. On discute en mangeant (betteraves rouge râpées du jardin du papa de Florine et tartes salées maison) et en buvant pas mal (en plus du vin qu'elle a amené il faut penser à l'apéritif, au digestif, tout ça quoi...) et on passe un très bon moment.

Mardi 26 avril
Je ne regrette jamais d'avoir rangé en me levant le matin dans un appartement nettement moins en bordel que la veille. Au boulot c'est surtout une journée d'attente et les trucs que l'on me donne à faire sont si peu stimulants que je vois les heures défiler à la vitesse d'un escargot neurasthénique. Ce soir répétition des Conteuses de pas. La fatigue et la préparation à l'arrache du bal de vendredi prochain nous mettent un peu sur les nerfs et on a connu de meilleures ambiances, mais on s'aime toute très fort alors y a pas de raison que ça ne s'arrange pas. Ça fait déjà deux heures que j'ai envie de m’écrouler comme une loque quand je rentre enfin chez moi pour le faire pour de vrai. Je prends quand même le temps de souhaiter leurs anniversaires à Wirggy et a ma belle-maman avant de m’écrouler complètement (oui il est minuit 20).

Mercredi 27 avril
Je me lève seule, monMari commençant une heure plus tard (je suis jalouse). Du coup je ne suis pas en avance (ça commence a être récurrent, il va falloir que je fasse quelque chose). Tiens il y a des Barbies surper-héroïnes maintenant ? Cette après-midi c'est réunion chez Toys'r'us, c'est à dire loin loin dans le 77, leur siège est vraiment, sans plaisanter, au milieu des champs. On apprends que l'on va devoir s'adapter à un nouveau logiciel et aussi que le catalogue de Noël commencera plus tôt que l'année dernière, moi qui voulais prendre une semaine de congé juste avant, ça ne m'arrange pas. Je pourrais rentrer en RER directement chez moi s'il n'y avait pas justement des grèves. Me voila obligée de repasser par Paris. Grmbl. En rentrant je fais un détour au magasin pour acheter de quoi préparer pleins de crêpes pour demain soir (après tout je fête mon anniversaire, et comme je ne mange pas de gâteau...). Je relis et publie mes deux articles de retard du blog, youhou. Manger et dodo.

Jeudi 28 avril
Au réveil je met facilement trois minutes à me rappeler où je suis et quel jour nous sommes. Ça faisait très longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Au boulot les infos que l'on attendait pour commencer ne sont toujours pas arrivée (et spoiler, elle n'arriveront pas de la journée). En sortant direction le cours de chant pour une séance de "demi-tons", ce qui consiste en gros à chanter tous les écarts de notes des différents mode musicaux. C'est sauvagement dur et ultra formateur pour l'oreille, la dernière fois j'avais eu beaucoup de mal mais ce coup-ci, soit ma concentration est meilleure, soit les cases sont en train de se créer dans mon cerveau (ou les deux) mais j'y arrive beaucoup mieux. Par contre entre ma prof qui arrive en retard et moi qui doit filer tôt, ma séance est malheureusement écourtée. Direction l'Iris où je retrouve ma famille et des amis pour diner avant la soirée d'anniversaire commune entre moi et Wirggy. Les amis sont plus nombreux que prévu et les parents plus en retard, ce qui fait qu'entre le stress du "il vont se perdre dans le quartier" (vu le sens de l'orientation de Sœur et la méconnaissance de Môman de la géographie parisienne c’était tout à fait plausible) et celui du "je vais être super en retard à mon propre anniv et les gens vont m'attendre". Je n'arrive malheureusement pas à profiter autant que je voudrais du resto. Du coup nous n'arrivons pas avant 21h30 au quiet ou tout le monde est déjà là. La soirée passe comme un éclair, on chante, on rigole et on mange du gâteau. Mes amis m'ont fait une cagnotte pour acheter des jeux de société (à l'initiative de monMari) et je reçois également des CD et deux colliers. Sœur m'a aussi ramené un souvenir de Tunisie. Une longue djellaba d'un très beau bleu. Certains arrivent quand d'autres partent. Ça fini par parler nuit debout une éventuelle intervention folk-trad dans ce cadre. Pourquoi pas. Il est tard et l'heure de rentrer. Je ne sais pas pourquoi mais mon anniversaire cette année m'a paru moins "crucial" que les années passées. Bien sur j’étais contente de le fêter, que ce soit samedi ou aujourd'hui mais il était moins essentiel pour moi que tout se passe parfaitement. Peut être qu'en vieillissant je deviens moins angoissée de la fuite de mon temps.

mercredi 27 avril 2016

La vie pas à pas 2016 #16

Vendredi 15 avril
Bon à défaut de me lever pour aller au boulot, je me lève pour aller à l'hôpital, c'est le jour de mon hystéroscopie. MonMari m’emmène mais le parking de l’hôpital est si petit qu'il ne peut que me déposer pendant qu'il patiente pour qu'une place se libère. L’hôpital intercommunal est grand mais son fonctionnement est loin d’être transparent et c'est une autre patiente qui m'indique ce que je dois faire. Prendre un ticket et attendre qu'on m'appelle, pour passer à la caisse et faire rentrer mon dossier, pour passer à l'accueil gynéco signaler ma présence, pour pouvoir attendre qu'on m'appelle pour l'examen. Enfin je rentre dans la salle prévue à cet effet. La gynéco est jeune et plutôt gentille, elle me pose des questions puis c'est déjà l'heure de brancher la camera, elle s'assure que je vois bien l’écran et m'explique au fur et à mesure ce qu'elle fait et ce que je vois. Sans surprise le passage du col est compliqué et douloureux (quand le médecin fini en vous disant "vous avez été très courageuse" on peut raisonnablement se dire qu'on n'est pas une chochotte d'avoir eu mal). Mais à l’intérieur c'est tout clean et je n'ai rien d'anormal, juste que j'ai l’utérus tellement rétro-versé qu'il faut se contorsionner pour y accéder. "Bon du coup je vous pose le stérilet ?" ben quitte à avoir mal.... Je met clairement un petit moment à me relever de la table d'examen et un Spasfon n'est pas de trop. Après quelques questions et une ordonnance pour une écho de contrôle dans un mois me voila libre comme l'air. monMari qui a enfin réussi à se garer (il a mit quasiment une heure) me récupère dans la salle d'attente et nous marchons doucement vers le parking. Avec le boulot qui est arrivé hier je ne me vois pas sécher le taff et monMari me propose de m'y emmener donc je m’allonge sur la banquette arrière et je fais un somme le temps du trajet. Au réveil ça va déjà beaucoup mieux. Je n'ai qu'une heure et demi de retard au boulot, je m'attendais à pire. Après je ne suis pas non plus super efficace, mais bon j'avance quand même un peu. Juste avant mon départ j'apprends que la boite sera ouverte pour la pentecôte, contrairement aux années précédentes. En prévenant un mois avant, c'est sur que ça va râler. S'organise au dernier moment un diner chez V&V. monMari galère à venir en raison des départs en vacances. Comme toujours on passe une super soirée. V me propose un projet musical sur lequel je dois réfléchir car cela demandera pas mal de réorganisation et d'investissement. C'est moi qui conduit pour rentrer monMari, est épuisé (qui l'en blâmerai, je ne suis pas non plus très fraiche) et travaille encore demain matin.

Samedi 16 avril
Je me lève doucettement à 11h, publie mon article de blog de plus d'une semaine de retard et prépare mollement nos bagages et à manger pour ce midi. monMari rentre en avance, le temps de manger et à 14h15 nous sommes sur la route pour la Normandie et un week-end au vert, c'est moi qui conduit. La campagne dans laquelle nous arrivons est hyper belle et rien que ça, ça me fait du bien. Nous débarquons donc chez les parents de Florine (qui nous a invité à squatter chez eux), Gni, Leen, Laetitia et sa choupette sont déjà là, nous sommes les derniers. Les garçons se lancent déjà dans des jeux de société pendant que les filles partent en balade (et que le sauna chauffe). Il fait beau et dans les sous-bois s’épanouissent des tapis de jacinthes violette, je n'avais jamais vu ça ailleurs (ça existe peut être hein, mais moi je ne l'avais jamais croisé) et je trouve ça magnifique et fascinant.



La choupette râle après son doudou et voudrait restée collée aux ânes du champ d’à coté toute la journée. On croise des découpeurs de bois qui profitent de notre passage pour s'accorder une pause. Quand on regagne la maison, le sauna est chaud donc hop toutes en maillot, Laétitia passe son tour pour pouvoir gérer la choupette qu'il va bientôt falloir faire manger. Inter-sauna on parle de trucs de filles (d'hommes, de sexe et de contraception quoi...). Le quart d'heure passé c'est hop dans la piscine (extérieure, non chauffée, donc à température ambiante, donc froide). Pause hydratation et récupération puis deuxième session puis re-hop dans la piscine. Déjà l'heure de manger. Et cool ce sont des gallettes bretonnes avec choix multiples de garniture. Chacun fait la sienne, monMari se fait une orgie de fromage et moi j'en profite pour manger des champignons (monMari n'aime pas ça et je me motive rarement à en faire pour moi toute seule). Après manger ce sera Taboo (je n'ai pas joué à ce jeu depuis une éternité) en sirotant un verre de whisky, je suis en équipe avec Laétitia et Florine et nous gagnons haut la main, même si les autres sont loin d’être ridicules. Oh mais il est déjà 23h30, si j'allais me coucher (j'ai dit que c’était un week-end repos).

Dimanche 17 avril
Je me réveille tranquillement vers 10h30 et je traine un peu, sans surprise je suis la dernière mais pas de beaucoup. Après le petit dej. On attaque un 7 Wonders tous ensemble, d'abord sans extension puis au tour d’après avec "leaders" et "cities". Ça fait plusieurs fois que je joue à ce jeu et je le trouve vraiment pas mal, particulièrement bien équilibré en fait dans le sens ou plusieurs stratégies sont possibles pour gagner et que le jeu change vraiment à chaque partie. Les grignotages en cours de jeu font que presque personne n'a faim quand je propose quand même de déjeuner à 14h30. Ben moi il me faut un vrai repas donc je vais bruncher comme prévu dans le planning. En plus il reste des galettes dans le paquet, ce serai dommage qu'elles se perdent. Au final presque tout le monde m'emboite le pas et déjeune. Il fait un temps superbe et la balade s'impose à nouveau comme programme idéal. Cette fois nous embarquons les garçons avec nous ainsi que le doudou de la choupette qui s’avère nettement moins râleuse une fois cramponnée à son rassurateur personnel. Une fois rentré c'est l'heure de gouter et à peine une partie de 7 Wonders plus tard celle de rentrer chez nous. Comme c'est dur de laisser la campagne derrière nous, on envisage un restaurant pour se consoler une fois arrivés aux abords de la région parisienne, oubliant qu'à part sur Paris même, trouver un resto sympas ouvert le dimanche soir est une gageure bien difficile à relever. MonMari et moi finissons donc dans le petit appart de Florine à manger du blé avec des oignons et du fromage. J'admire à nouveau mon futur tatouage. monMari s'endort sur le canapé en pleine conversation. Je crois que c'est l'heure d'aller le coucher.
 
Lundi 18 avril
Devinez de quoi on me parle en arrivant au boulot ? (Alors que je suis de mauvais poil, je je n'ai pas assez dormi et que j'ai mes règles, le combos de la mort). "Oui c'est inadmissible qu'on bosse le 16 mai ! D’être prévenus aussi tard alors qu'on a tous déjà prévus de choses, et puis c'est passé par le CE ? Parce que sinon c'est pas légal" (soyons d'accord je suis d'accord avec tout ça hein, c'est juste que j'ai pas envie de le gérer, là, maintenant, tout de suite) me voila donc à devoir réclamer une réunion de CE, mais pourquoi je me suis présentée moi... Après le boulot direction chez Clémence pour l'avant-dernière répétition des Conteuses avant le bal de samedi prochain, bal particulièrement stressant car c'est la première fois que nous aurons affaire à un public non parisien et qu'en plus nous ne seront pas quatre comme d'habitude mais trois, Wirggy ne pouvant se libérer de son travail pour cette fois. Le stress se ressent clairement et le début de la répétition est plutôt tendu. Heureusement au fur et à mesure que l'on progresse dans le set, on se rends compte qu'on s'en sort bien mieux que prévu et pour tout dire je fini la répét franchement rassurée. Par contre pour rentrer à Créteil de Seaux en transport il faut remonter sur Paris et donc compter une heure et demie, et je m'effondre dans les bras de morphé directement en arrivant.

Mardi 19 avril
Bon c'est certain, je ne ferai que croiser monMari cette semaine. Entre ses horaires particulier (il donne un stage de code et commence plus tôt (oui parce que monMari est moniteur auto-école)) et mes répétitions le soir, je rentre quand il dors et il part avant mon réveil. Du coup après une journée sans histoire au boulot et avant l'ultime répét studio des Conteuses pour le concert de ce week-end, je me retrouve à l'appeler pour parler logistique et emploi du temps. J'en suis à un point ou je ne suis pas sûre de si c'est comique ou si c'est triste. La répét studio se passe bien si ce n'est qu'on découvre que la harpe est désaccordée (et qu'on n'a pas la clef d'accordage) et qu'il est bien entendu plutôt difficile de chanter juste avec un instrument faux à coté de l'oreille. On se prend un verre au bar d'à coté pour discuter et je rentre encore tard et fatiguée pour passer directement à la case dodo.
 
Mercredi 20 avril
Ce sera une semaine où je ne prendrais rien le temps de faire le matin. Honnêtement je suis crevée et je traine au lit jusqu'au dernier moment avant de me doucher et de ré-enfiler le jean d'hier (et de courir pour être à l'heure). Au sortir d'une journée normale (boulot semi-monotone et comptage des points sur les luttes de pouvoir en interne) et comme j'ai une heure de battement devant moi avant mon cours de chant, je décide de faire un tour à la nuit debout pour voir de mes yeux ce qui s'y passe et y participer si c'est si chouette que ça en à l'air. Ma-vieilliste-chérie m'accompagne. Sur place on choisi d'assister à la commission "économie politique". On s'assoie donc dans le cercle pour y rester une petite heure (beaucoup de gens font comme nous et lorsque nous partons il n'y a guère qu'une 10aine de personne présentes en commun avec le moment de notre arrivée). Plus que par le débat qui prend place (intéressant mais recoupant la plupart du temps mes propres infos et opinions) je suis fascinée par son organisation et son déroulement (et à quel point ça fonctionne bien). Un peu en avant vers le centre du cercle se trouve le modérateur dont le rôle est de donner la parole aux intervenant. Celui-ci note à la suite sur une petite liste toutes les personnes levant la main pour participer au débat. Si vous venez d'arriver et qu'il s'agit de votre première intervention, vous serez prioritaire et parlerez dés votre main levée, sinon vous devrez attendre que votre tour vienne. Le résultat est qu'il est quasi impossible que le débat prenne l'aspect d'une bataille rangée ou se réduise à un dialogue de deux individu. De plus cela permet à plusieurs sujets d’être débattus en même temps (en "croisé") selon les intérêts qu'y portent les présents. D'autres signes complémentaire silencieux permettent d'approuver ou de s'opposer à ce qui est dit sans déranger le débat. Et d'autres encore permettent d'ajouter un point technique (des chiffres, un exemple) ou de faire une réponse rapide à ce qui vient d’être dit. Régulièrement le modérateur explique ces règles de débat et... ça marche super bien. Étonnant et enthousiasment surtout que le public présent est extrêmement disparate, ça va de l’étudiant anti-capitaliste à cheveux longs à la dame d'une 50aine d'année en foulard Hermès, tous se posant des questions, tous se sentant légitime à en chercher les réponses. Mais il est déjà l'heure de filer à mon cours de chant. Je reviendrai sans doute, non sans avoir consulté auparavant les conclusions des différents débat (ici) pour ne pas arriver la prochaine fois comme un cheveu sur la soupe. Au cours de chant indien nous travaillons sur le rag Bhairav pour reprendre ensuite la très difficile compos en Megh Malhar de la semaine dernière et commencer à la mettre en rythme, difficulté de concentration ou paresse de l'oreille, je galère sur la justesse pour aujourd'hui. Sur le chemin du retour monMari me propose de sécher la cuisine vu qu'il est déjà tard et de prendre de la nourriture japonaise à emporter. La flemme gagnera la partie et c'est effectivement ce que nous faisons. Si nous ne venons pas si souvent que ça dans ce resto, nous prenons tellement tout le temps la même chose que le serveur peut compléter la commande à notre place, je ne sais pas si c'est une très bonne nouvelle... Un peu de youtube en dînant et un sommeil qui ne se fait pas attendre.

Jeudi 21 avril
Arf plus la semaine avance et plus je suis fatiguée, ce n'est pas vraiment bon signe. Rien besoin de préparer pour ce midi, il me reste des maki d'hier soir. On fait enfin cette réunion de CE pour voter l'histoire de cette journée de solidarité. Vu les retours que j'ai eu des autres employés, je considère comme de mon devoir de voter contre (même si le vote est consultatif et que donc ça ne changera rien). Mes collègues élus choisissent de leur coté d'exprimer leurs avis personnels et votent pour la plupart sans opinion (ou alors c'est qu'ils ont peur de se faire mal voir, une seule choses de sûre, on n'a pas la même notion de notre rôle d'élu...). J'embraye en préparant avec la trésorière la commande des chèques vacances ce qui prend, sans plaisanter, 2 bonnes heures (il faut renseigner les adresses postales de quasi tous les employés). Et il est déjà temps de s'enfuir du boulot. Au programme du soir un verre avec Melanou qui s'est échappée de son quotidien de maman pour se faire une soirée entre fille, puis un resto (le très bon Nagoya du coté de Montparnasse) où Miss Coco s'ajoute à nous. Ça discute tant et si bien qu'il est déjà 23h30 sonné quand on se sépare. Je rejoint monMari qui ne décolère pas de sa soirée de déménagement des affaires du Carambal qui s'est à priori très mal déroulée. A tel point que nous voici obligé d'avancer le réveil à 6h30 demain matin pour aller rendre le camion qui n'a pas pu être restitué ce soir pour une question de mauvais timing. Joie, bonheur, félicité extrême.