mercredi 20 juillet 2016

La vie pas à pas 2016 #28

Vendredi 8 juillet
Aller courage, c'est le dernier jour de la semaine. Ce soir nous serons 15 à la maison pour la deuxième veillée contée (en fait on ne sera finalement que 12). Vu la chaleur je prévois du frais avec de la menthe dans toutes mes préparations : tarte chèvre menthe, taboulet (en boite) et salade melon/fraises/menthe. A part des pizza qui ne seront d'ailleurs pas mangés, tous le monde à peu près a prévu comme moi. La soirée se passe bien entre lectures, blagues romancées pour l'occasion et contes mémorisés. Pour ma part je me lance pour la première fois sans papier avec un conte indien dont j'avais la cassette audio quand j’étais petite et qui me plais toujours autant qu'à l’époque (et j’épuise là mon très pauvre répertoire, il va falloir que j'en travaille d'autres pour la prochaine fois). La soirée finie je prépare rapidement mes bagages et rentre avec Vincent pour dormir dans son salon afin de grappiller une précieuse heure de sommeil demain matin (on part en covoit de chez lui). Je m'écroule sans hésitation sur le canap et dodo.

Samedi 9 juillet.
Réveil à 8h, départ à 9 (enfin on est un peu en retard donc pas vraiment). On fait un détour par le boulot de Wirggy pour récupérer deux micros qui nous manquent pour ce soir et c'est parti direction la franche comté. Un sandwich autoroute sur le chemin, le flash d'un radar pour ma pomme, nous partageons la route en deux et nous arrivons à presque 15h. C'est l'heure d'installer la sono et de faire la balance, la salle bien que grande, a une résonance très atténuée par les stocks de bois empilés sur le mur opposé, c'est clairement parfait pour nous sur le papier, sauf que... les enceintes qu'il y a sur place ne fonctionnent pas sur notre table de mixage. Après réflexion sur les solutions envisageables, nous empruntons la table de mixage de l'autre groupe pour faire un relais. Sauf que je fais un mauvais branchement. Et quand ça fait pffft et que de la fumée sort, on n'en mène pas large. 4 Pistes en panne sur 8 mais l'engin marche encore. Et en faisant les branchements correctement on a finalement du son qui sort. Reste à croiser les doigts pour que la réparation de la console ne nous coûte pas la totalité de notre cachet sur cette date. Le temps de se changer et d'enfiler une couronne de fleur (le thème du mariage c'est chapeaux et fleurs, comme ça on réunis les deux). Et on rejoint les invités qui commencent à arriver. Les mariés le sont en fait deja depuis janvier, il n'y aura donc pas de cérémonie mais l'après-midi commence avec le concert d'Ub_k sous les arbres du jardin. On boit de la très bonne bière, on fait des photos et on discute, le temps s'écoule lentement. Au moment de passer à table, nous ne savons pas où nous placer. Ne faisant pas parti des invités, nous ne sommes pas prévus sur le plan de table même s'il y a de la nourriture pour nous. Nous nous installons une petite table dehors décorée de quelques bougies et nous chantons entre deux bouchées. Si le plat de poulet birman (le marié est originaire de là-bas par sa mère) est servi rapidement, le plateau de fromage met bien plus longtemps à être accessible. Et pour cause, le père de la marié, ainsi que ses oncles sont fromagers et ont amené une bonne part de leur stock. Il y a, sans exagérer, une 50aine de fromages différents exposés le long des murs d'une petite pièce dont on fait le tour avec son assiette. Même en ne prenant que de tout petits bouts, il est complètement impossible de goûter à tous (d'ailleurs je ne finirais pas mon assiette). Bref le temps du fromage, du dessert et de quelques animations très sympas, il est finalement très tard quand c'est enfin notre heure de monter sur scène. Je n'ose pas regarder ma montre mais il ne doit pas être loin de 2h du matin. Ça fait deja deux heures que l'on se demande comment on va tenir le coup. Après je suis sans doute celle qui est la plus confiante, et j'ai tord. Arrivée sur scène ma voix sort complètement éraillée, y a quelque chose qui bloque et je n'arrive pas a retrouver une position vocale de confort, heureusement que l'on est sonorisés. J'essaye de rester calme car stresser n'aidera surement pas mais c'est plus facile à dire qu'a faire. Arrivé presque à la moitié du set que nous avions prévu, la salle s'est pas mal vidée (en même temps il doit être 3h du matin) et on estime qu'il est temps de demander aux survivants ce qu'il veulent danser et de faire à la carte. Ce qu'ils veulent c'est apprendre des rondes, qu'a cela ne tienne on laisse donc les instruments sur scène et on descend en mener quelques unes directement dans la danse. Et là, pouf, ma voix revient. Surtout ne pas chercher. A 4h, les derniers motivés jettent l’éponge, on décâble et on range. Je me prend une tisane, je me pose au coin d'une buche fendue en croix qui brule de l’intérieur (vous n'avez jamais vu ça ?), le temps de redescendre un peu. Puis direction notre couchage de fortune dans une des salles de la mairie.

Dimanche 10 juillet
La mairie n'a pas de volet. C'est donc le soleil rentrant à flots qui me réveille vers 10h. Petit-déjeuner, rangeage d'affaire, au revoir et merci. Les mariés sont contents et ça c'est cool. Départ à midi pour déposer Clémence et l'homme-aux-multiples-surnoms à la gare de Besançon (ils partent pour la Corse). On arrive pile 10 minute avant leur train. Première partie de route ma vielliste chérie me fait la conversation. Deuxième partie de route, seule et dans les bouchons, sans clim ni radio sous un soleil de plomb. Bon. Je chante de longues complaintes et travaillant les différentes matières de voix possible, autant s'occuper. Arrivée chez Clémence pour y déposer sa voiture, je dîne avec Patrick et Laétitia (qui ont de bonnes nouvelles (et ça fait plaisir)) et Gni et Leen. Le chat de Clémence est tout mou et pas très marrant. Leen a fait sa super tarte végé dont je ne pense jamais à lui demander la recette. Malgré le match de finale de coupe d'Euro, on n'entend personne s'exclamer des fenêtres (et pour cause, le match est aussi calme que le chat). Prudemment on reprend quand même le chemin de la maison avant la fin de la partie. L'autre raison éétant bien sur qu'après le peu de sommeil et les 11 heures de route du week-end, je fantasme de mon lit.

Lundi 11 juillet
Au boulot rien à signaler (à part du boulot bien sur). En sortant je passe faire quelques courses au magasin bio (les lentilles corail en libre service, c'est un peu un blague à doser, je repart avec 1,4 kg).  De retour à la maison je commence à scanner les papiers pour le dossier bancaire. Rien que le contrat de mariage c'est 12 pages et je ris jaune en découvrant que l'acte de propriété en fait 27 (bon celui-la je le garde donc pour plus tard). Mon amoureux rentre. J'ai fait juste une salade pour ce soir avec pâté et rillettes de maquereau. Par contre je n'arrive toujours pas à me coucher tôt.

Mardi 12 juillet
Programmation d'une réunion de CE pour la semaine prochaine, ça faisait beaucoup trop longtemps que nous n'en avions pas eu. En sortant du boulot j'ai répet avec les garçons. Parfois je bloque sur des trucs sans raison apparente et cette fois c'est le cas. Plus on insiste et plus je me décourage de ne pas y arriver, de retarder tout le monde avec mon incompétence, etc. Et plus je pense comme ça et moins j'ai de chance de parvenir à un résultat bien sûr. Il faut donc mieux poser le problème dans un coin et prévoir d'y revenir plus tard. Ça n'empêche pas d'avancer sur d'autres points. Je rentre pas trop trop tard (vers minuit). MonMari n'est pas encore là. Je me fait à manger. Échalotes fondues avec des champignons et blé. Très bon.

Mercredi 13 juillet
J'ai l'impression qu'on ne sera pas très nombreux vendredi au bureau. On me cloque des dossiers à suivre "au cas ou", mouais. Après le boulot je file à Versailles pour un bal folk. Comme je suis très en avance je traine un peu dans les magasins et ressort de la halle aux chaussures avec une paire d'escarpins bleus foncés hyper jolis. Je prends un verre de vin en terrasse en attendant monMari. Lorsqu'il me rejoint nous pensons dans un premier temps filer un coup de mains à l'initiation mais comme il y a plus de danseurs folk habitués que de débutants nous nous éclipsons pour aller manger dans un des très nombreux restaurants de la place carrée. Pour nous ce sera indien. On est servis en un temps record et mon biriyani de poulet est très bon. Je n'ai pas assez faim pour le finir mais j'embarque le reste pour un autre jour. Nous revenons pile-poil pour le début du bal. Je sais que les instructions c'est de faire danser les gens qui ne connaissent pas mais Accordzeam c'est deja un groupe sur lequel c'est difficile de danser pour un danseur confirmé alors inviter des débutants, c'est un peu compliqué. Néanmoins il y a du public qui se lance de plus en plus au fur et à mesure du set, si bien qu'on fini à faire le cercle circassien le plus bordélique que j'ai jamais vu (honnêtement je change 5 fois de cercle je crois, et me trouve trois fois sans partenaire). Des la dernière mesure éteinte, direction l'esplanade du château pour assister au feu d'artifice. Celui-ci a pour thème l'indépendance américaine (et en profite pour glorifier louis XVI, comme ci on ne savait pas qu'il a filé un coup de main juste pour le plaisir de faire chier les anglais). Mais si on excepte les blabla entre chaque salve (qui sont de toute façon rendu partiellement inaudible par la réverbération naturelle du lieu) le feu est superbe. Et, c'est la première fois que cela me saute aux yeux, il a vraiment été pensé auditivement, c'est à dire que les fusées ont été choisies pour les sons qu'elles émettent autant que pour leur rendu visuel, et ça c'est très chouette. De retour à la maison je suis crevée, mais ce n'est pas cette nuit que je dormirai bien car on a droit à un tir de feu d'artifice amateur pas loin de la maison entre 1 et 2h30 du matin et le son est assourdissant. D'autant que l'espacement entre chaque départ est aléatoire ce qui rend le truc très stressant.

Jeudi 14 juillet
Résultat ce matin on est crevés. On charge mes affaires de camping de ce week-end que l'on dépose chez V&V. Puis direction chez Florine pour déjeuner. Comme on vient d'apprendre qu'elle s'est couchée à 6h du matin, on s'attend à ne pas la trouver très fraiche elle non plus, et pourtant ça va. On visite son nouveau chez elle, tout petit mais absolument charmant, on discute, on se fait dessiner dessus (préparation de tatouages). On part se promener dans Montreuil, je découvre que mes nouvelles chaussures me font des ampoules et je fini la balade pieds nus. Tout en haut du parc on se chamaille gentiment sur où est tel parc et tel monument de Paris. De retour chez nous pour une petite heure c'est la sieste qui remportera la palme des activités, ça et préparer mon sac pour le week-end. Ensuite direction chez l'oncle et la tante de monMari à Ormesson pour diner d'un bon barbecue de viande marinée puis faire les 200 mètres qui nous séparent du parc où se tire le grand feu d'artifice de la ville. Pas évident de trouver une bonne place pour le regarder car l'endroit est plein de monde. Finalement on trouvera dans une pente herbue, la moitié du ciel est derrière un arbre pour moi mais celui-ci n’étant pas très feuillu, je vois les étincelles se disperser derrière ses branches. Moins impressionnant que Versailles mais quand même assez, le feu d'artifice bénéficie aussi de son cadre (on est mieux assis dans l'herbe que debout sur le goudron). Nous rentrons ensuite pour une tisane (laisser toutes les voitures sortir avant de dégager la notre). En surfant sur les news Joël nous parle d'une camionnette qui aurait renversé des gens à Nice. Et je trouve bizarre sur le coup que l'on parle d'un attentat pour un banal accident de voiture.

PS : n'ayant pas embarqué mon appareil photo avec moi cette semaine, ce article sera sans illustration (des photos on bien été prises du mariage par l'homme aux multiples surnoms mais je ne les ai pas encore récupérés). 

lundi 18 juillet 2016

La vie pas à pas 2016 #27

Vendredi 1er juillet
Pour le coup on ne se lève pas trop tard. Après avoir soigneusement fermé la maison (nous étions les derniers). Direction l'exploitation viticole de notre hôte à St-Macaire du bois pour recharger notre cave. La mise en bouteille s’étant faite hier, les grandes cuves sont vides et les palette sont pleines. On charge le coffre de caisses de vin, la voiture n’étant pas grande, on met la valise sur les sièges arrières pour faire de la place, et direction Montlouis-sur-Loire. Coup de bol la tante de monMari que nous allons voir est aujourd'hui en congé et après un déjeuner léger avec elle, nous l'amenons avec nous pour la visite du château d'Amboise. Nous choisissons bien sur la visite guidée par rapport aux audioguides, bien nous en prend car notre conférencière est passionnée et passionnante (ça va souvent ensemble) et que nous ne nous ennuyons pas une seconde durant les 1h30 que durent la visite. Le château en lui-même vaut sans contexte le coup d’œil, ainsi que la vue qu'il donne sur la ville.






En sortant c'est l'heure du gouter et mon ventre gargouille. Nous nous arrêtons dans une crêperie qui fait service continu et monMari et moi optons tous les deux pour une crêpe choco-banane (qui est excellente, les bananes revenues dans le beurre avant d'être ajoutées dans la crêpe). Un détour pour de la salade et des fraises puis retour à la maison pour préparer la fête d'anniversaire de l'oncle de monMari qui est aussi son parrain (et oui quand on va chez les gens, on a du timing). J'apprends a faire les crevettes curry - lait de coco (et c'est bon). Puis très vite les invités arrivent pour l’apéro. Le temps changeant nous fait faire plusieurs aller-retour terrasse-salon avec toute la pitance mais finalement on profitera quand même pas mal de l’extérieur. Même si l'on ne connait que très peu les gens, grandes et petites discussions nous font passer une soirée agréable.

Samedi 2 juillet
On a du mal à se lever et à s'extraire, si bien que suivre notre programme (qui consistait à rejoindre Clémence et Laétitia au marché de Loches) s’avère compliqué. Nous nous dirigeons donc directement vers la maison du week-end pour laquelle nous n'avons pas d'adresse exacte (parce qu'elle n'en a pas). S'en suit tout un échange de coups de fil et des tours laborieux dans le lieux-dit, bref, 20 bonnes minutes pour trouver la maison (on passe 4 fois devant la maison qu'un homme qui mange une crêpe dehors, il fini par nous regarder un peu bizarrement). Finalement nous voici dans la cour, je me glisse par la fenêtre pour ouvrir la porte à monMari (nan mais on a le droit d'être là hein, faut pas croire...) et m'offre une rapide visite. Les filles arrivent peu après avec le déjeuner (du poulet rôti du marché, miam). On fait manger et couche la petite L. pour la sieste, et après avoir mangé nous même, on sort les transat et les bouquins (c'est trop dur la vie). La maison et son jardin sont hyper agréables et je sens mon corps se détendre. V&V nous rejoignent bientôt et, après consultation des horaires, on se décide à aller visiter le logis royal de Loches. Après un coup d’œil à la collégiale nous nous dirigeons vers le logis royal pour la visite guidée de 17h, et nous retrouvons au donjon (et non ce n'est pas à coté), raté c’était dans l'autre sens. Nous faisons demi-tour presque au pas de course pour arriver tout juste pour le début de la visite. La guide bien qu'intéressante, me perds un peu dans les méandres de son discours et manque de tempo, ce qui fait que je me surprends à décrocher un peu. Petite L. s’éclate avec les cailloux de la cour. L’intérieur du logis est occupé par une exposition temporaire sur la chevalerie. Si ce n'est pas mon sujet préféré du Moyen-Age, force est de constater qu'elle est plutôt bien faite et que les pièces présentées, qu'elles soient d'origine ou des reconstitutions, si elles ne sont pas nombreuses, sont toutes pertinentes et intéressantes.


 
Une fois la visite finie, nous avons tout juste le temps de filer jusqu'au donjon pour le visiter avant qu'il ne ferme ses portes (le billet est valable pour les deux bâtiments). Une fois monté à l'une des tour, nous avons la flemme de monter à l'autre. Il y a des roses odorantes dans le jardin. Je me rend compte pour la première fois qu'il existe plusieurs odeurs différentes de rose. Nous découvrons le jardin des simples juste avant la fermeture ce qui ne nous donne pas le temps de l'explorer à fond.




Clémence nous retrouve pour prendre un apéro en terrasse en ville. Une ou deux petites chansons et la serveuse qui nous félicite quand on s'en va. De retour à la maison, une salade de chèvre chaud pour le diner. Direction un champ rempli de bottes de pailles rondes pour observer le soleil se coucher. C'est beau et on est bien. Wirggy et moi montons sur une botte de paille que les autres fond rouler. La propriétaire passe avec son chien et recommande de faire attention avec les cigarettes. En dessert c'est glaces artisanales trop bonnes. Discussion, musique et vin blanc. Laétitia, Vincent et moi irons jusqu’à 3h du mat et pas mal d'alcool dans le sang. Si bien qu'on se fera chacun râler dessus par nos moitié respectives parce que l'on n'a pas été d'une discrétion exemplaire (c'est le moins qu'on puisse dire) en rejoignant la chambre (sauf Laétitia dont le chéri est absent).

Dimanche 3 juillet
Réveil pas trop difficile. Une des caisse de vin acheté vendredi a été bue dans la soirée d'hier et je pourrais dire à Thibaut que son vin ne fait pas mal à la tête. On profite encore du dehors, et on joue au Molki. On déjeune tard. Le barbecue est bien difficile à démarrer et une fois qu'il a de la braise pour cuire 20kg de bidoche on découvre qu'il n'y a que 5 brochettes à faire griller. Je galère avec les pommes de terre nouvelles et ça me met de mauvais poil. Sous une pluie naissante on rentrer jouer au Linq. Une fois calmé. Les filles partent en promenade.

 
Petite L. s’arrête à chaque animal et chaque cailloux et Laétitia doit chaque fois changer de carotte pour l'attirer à notre suite. Il est deja l'heure de rentrer si on veut rendre la voiture de location à temps. Des bouchons, c'est certain qu'on aura du retard. Je monte toutes nos bagages à l'appart pendant que monMari se charge de la voiture. Je fini la soirée devant Once upon a time. Et je l’étire bien tard car je n'ai pas envie de retourner au travail.

Lundi 4 juillet
Dur dur le retour au boulot. Mes collègues ne m'attendaient que demain. Ils n'ont pas été débordés pendant mon absence mais je reviens dans le bon timing parce que là on va l’être. Je reste 1h supplémentaire. Sortie de boulot direction chez V&V, on s'enregistre la structure d'une valse à 5 temps en préparation et je fais des câlins à mon chat qui a l'air ravi de me retrouver. MonMari passe me chercher et nous ramenons la bête (qui le snobe) à la maison. Un arrêt à notre resto japonais préféré. Manger et dodo (mon mari à la migraine).

Mardi 5 juillet
Cela fait aujourd'hui 2 ans que je me suis mariée. Noce de cuir. MonMari donnant un stage de code, il part avant que mon réveil ne sonne et moi je rentrerai ce soir tard. Bon. Boulot encore bien corsé. Répétition des conteuses de pas. On révise les morceaux montés spécialement pour le mariage du week-end prochain (montarde, cercle circassien, branle coupé) et on décide quelles danses on fera en initiation. Malgré ma bonne volonté je rentre après minuit. Ce n'est pas encore cette année que nous fêterons notre anniversaire commun avec strass et paillette.

Mercredi 6 juillet
Boulot rien à signaler. Des rumeurs courent dans la boite, ça fais deux semaines que l'on n'a plus vu notre directeur (dont celle ou je n’étais pas la) et on sait qu'il n'est pas en vacances. Demain réunion d'information, voila qui devrait nous éclaircir. Ce soir dernier cours de chant indien de l'année. On devait dîner toutes ensemble mais celle qui nous reçoit est malade. Tant pis on se contentera d'un petit verre de cidre frais. D'autant qu'il fait chaud. Retour pas trop tard et diner devant youtube (mais c'est foutu on ne récupérera jamais notre retard).

Jeudi 7 juillet
Arrivée au boulot à 8h30 pour ne pas rater la fameuse réunion de 9h pile. Et bien m'en a pris, la nouvelle n'est pas piquée des hannetons. Notre directeur a donc été limogé car il a fait des choses qui "éthiquement" n'ont pas plut à notre actionnaire majoritaire. Nous avons une directrice par intérim pour quelques mois et à la sortie de l’été nous allons changer de locaux. Ah oui quand même. Derrière ça l'entreprise bruisse d'excitation mais il faut quand même s'y remettre (au boulot). Je devais partir à l'heure mais je ne pourrais pas. J'appelle la banque pour reculer mon rendez-vous. J’expédie mon machin et je cours. Après un mic-mac de dossier à créer, je repars de la banque avec le projet lancé et une liste longue comme le bras de papiers à fournir. Malheureusement je dois reprendre le métro juste à coté de la fan-zone de l'euro. Outre la foule qui me fait lutter pour atteindre l'entrée, un abruti fini lance un pétard dans la descente d'escalier juste à coté de mon oreille, j'ai mal et ça siffle. Direction Bruyère-le-chatel chez mes beaux-parents pour fêter en retard la fête des père. J'y trouve le père et le fils qui font la tête parce que le petit fils les snobe. En commençant à manger dehors on se fait attaquer par une horde de moustiques, si bien qu'on fini par se replier pour prendre le dessert à l’intérieur. En rentrant chez nous par la N20 on croise plusieurs groupes de supporter de foot beuglant avec des drapeaux sur le bord de route et des voitures qui klaxonnent en pleine ville a presque minuit. Je crois que la France à gagné son match.

lundi 11 juillet 2016

La vie pas à pas 2016 #26

Vendredi 24 juin
Ce matin la grande nouvelle c'est le brexit. Honnêtement je ne suis pas une franche europhile donc j'ai du mal a voir ça comme une catastrophe. Mais j'assume de ne pas comprendre vraiment les enjeux du truc. Du coup je me renseigne un peu (des fois qu'on me demande mon avis), or autant en France l'Europe est vue comme une institution qui force à plus de libéralisme et moins de social, autant apparemment en Angleterre c'est l'inverse, les partisans du brexit (si on exclu l’extrême droite qui a fais sa campagne sur l'immigration, sans grande surprise) l’étaient car il trouvent que l’Europe régule trop le libéralisme et impose trop de social (keuf keuf). En conclusion donc, aucune raison de se réjouir, ce n'est que l'aiguillage vers une Angleterre plus fermée sur elle-même identitairemment et moins favorable à ses citoyens les moins fortunés. En sortant du boulot, direction la maison pour charger le chat et ses affaires. Puis vers chez V&V pour amener la bestiole en garderie. A peine sortie de sa boite elle passe en mode exploration et nous snobe. monMari part chercher la voiture de location alors que je pars avec V. chez Rominou et Fanfan. Les deux fêtent leurs anniversaires et leur pacs. La soirée est plutôt sympas et quand je m'avise de rentrer vers 1h30 du matin je me rend compte que monMari a qui j'avais dis que je pensais rentrer tôt, m'a bombardé de textos de plus en plus angoissés. Le temps de le rassurer, puis je rentre. Le pauvre n'a pas dormi trop inquiet pour moi et le réveil sonnant à 7h, on ne va pas être en forme.

Samedi 25 juin
Effectivement c'est dur de s'arracher au lit pour préparer nos affaires de vacances. monMari s'en sort bien mieux que moi sur la première demi-heure. Puis, une fois que je suis passée sous la douche la tendance s'inverse et c'est moi qui doit le motiver. Sans surprise on est en retard au déménagement pour lequel on doit aider. Cela dit une fois sur place on est assez efficaces même si le voisin de la copine s'indignent que ce soit les femmes qui portent (et non ce n'est pas une vieux monsieur, mais quelqu'un de mon âge qui n'a donc même pas l'excuse du décalage générationnel). Vers 11h30 on a fini de charger, c'est parti direction la Normandie pour la livraison. Deux heures de route plus tard on déjeune tranquillement sous la véranda avant de décharger puis de s'installer pour passer un week-end tranquille. Il ne fait pas assez chaud pour la piscine mais on installe des palettes pour le feu de St Jean du soir (tant pis si ce n'est pas exactement la bonne date).



 
Après l'arrivée de nos derniers comparses nous prenons le chemin du village, pour assister à la fête de la musique qui se fait ici avec un peu de décalage. La maison est assez isolée donc ça nous fait une bonne marche de 3/4 d'heure pour atteindre l’école communale ou ça se joue. A notre grand dam il n'y a pas de bière au bar de enlèvement, le cri de désespoir d'Hervé convainc l'organisateur de nous vendre quelques canettes de panaché, et je me rend compte que raconté comme ça fait franchement poivrots. Question musique il s'agit essentiellement de jeunes groupes avec des répertoires de reprise. Et on tombe justement sur le créneaux de ceux qui ne font que des reprises de rock des années 90. Une aubaine pour Florine et moi qui faisons bouger nos cheveux en rythme avec grand plaisir. Du coup on reste un peu plus longtemps que prévu et on prend un peu de retard sur le barbecue du soir, mais bon c'est les vacances. Il y a beaucoup trop à manger comme souvent. À la nuit tombée on allume le grand bucher (avec difficulté, il faudra mettre de l'essence pour que finalement ça flambe, trop d'humidité). La soirée se termine doucement et pas trop tard, les vacances commencent bien.



Dimanche 26 juin
monMari vient me réveiller vers 10h30, pensant très justement que je ne veux pas dormir si tout le monde est debout et que si on me laisse faire, je vais roupiller jusqu’à midi passé. Matinée jeux de société dont un 7 Wonders dehors avec les cartes qui s'envolent. Au déjeuner c'est de la langue de bœuf, ça fait un moment que je n'en avais pas mangé. Comme on a deux heures de route pour notre prochaine étape, on ne s'attarde pas trop au sortir de table. Direction Gavray, ou plus précisément St-Denis-le-Gast pour visiter Mark et Pauline. Bien que l'on débarque chez eux à la pire période de l'année (ils sont tous les deux prof en collège et changent tous les deux de poste l'année prochaine donc entre les corrections de brevet et les préparations de leurs nouvelles classes, leur mois de juin est assez sportif), ils nous accueillent avec plaisir et enthousiasme. On visite leur nouvelle maison et leur impressionnant jardin, et, entre le gouter et le repas, on prend la voiture pour aller voir la mer à 15 minutes de route, derrière les prés salés où les moutons broutent sans se soucier de nous.


 
Diner picard et discussions toujours intéressantes. Comme ils bossent demain il faudra se lever, nous ne sommes donc pas sensé nous coucher trop tard, sauf qu'ils ont en comics la saison 8 de Buffy contre les vampires et que ni monMari, ni moi ne pouvons nous retenir de les lire jusqu’à 2h du matin.

Lundi 27 juin
Par voie de conséquence, le réveil pique un peu. Après un petit déjeuner toujours aussi sympas nous prenons la route de la Bretagne, 2 heures de voiture jusqu’à Erquy. Nous arrivons alors que la maison est vide mais j'ai les clefs. Je fais le lit puis je m'y pose pour une sieste petit-déjeuner, oui la nuit était courte quand même. Après un déjeuner tardif, c'est au tour de monMari de s’écrouler de fatigue pendant que je bouquine tranquillement. A son réveil nous partons faire un tour le long du port. En profitant des soldes pour lui chercher des chaussures, nous finissons par lui acheter une veste doublée de mouton tout doux. Nous rentrons en montant les escaliers nouvellement construits pour monter sur le cap (c'est un beau détour). Au sommet nous conseillons des neerlandais perdus bien loin de leur camping.

 
Après diner Pôpa s'installe pour regarder le match pendant que le reste de la maisonnée part s'offrir une glace au port. Difficile de trouver un resto qui servent à 22h quand ce n'est pas encore les vacances scolaires. Nous finissons au Quai Ouest qui reste ouvert tard car il... diffuse le match. Ironie quand tu nous tiens. Cela dit ma coupe dame blanche est excellente donc je ne me plaint pas. Après une petite marche digestive jusqu'au bout du quai, nous rentrons pour une nuit bien méritée.

Mardi 28 juin
Première vrai grasse mat des vacances, je me lève tranquillement vers 11h. Pour parfaire son nouveau jardin, Pôpa a étalé sur les endroits sans plantes des cosses de sarrasin en guise de paillage, restes du moulin d'un de mes oncle. Le sarrasin est une plante de terre pauvre et il semble que toutes les coques n'aient pas été parfaitement broyées. Résultat, il y a du blé noir qui pousse dans les plates bandes et je prend un peu de temps pour en arracher toutes les petites pousses que je vois. Après déjeuner, j'ai envie d'aller à la mer mais coté belles plages et non coté port. MonMari m'accompagne et nous coupons par les landes, enfin coupons c'est tout relatif car arrivé la-haut, nous prenons nos décisions de direction un peu aléatoirement, comptant que c'est le chemin et non vraiment la destination qui importe. Il fait beau et on en profite pour mettre les pieds dans la mer (même si elle est bien trop froide pour s'y mouiller en entier).







Pour l’apéro je goute le whisky étrangement clair de Pôpa, tourbé mais pas fumé, je ne m’étonne pas vraiment qu'il ai eu un tel succès que la bouteille soit presque vide. Après diner, Môman part pour un stage de modelage avec cousine Katell tandis que nous jouons au billard russe de Pôpa. Je gagne une des parties à ma très grande surprise. Aucun de nous n'est un grand maitre à ce jeu, ce qui est toujours mieux pour passer un bon moment. Couché un peu tard (mais toujours plus tôt que les trois quart de mes soirs).

Mercredi 29 juin
Après un réveil un peu mou et une préparation à notre rythme, nous prenons la route pour Nantes. Un arrêt au MacDo sur la route (oui je sais c'est mal) et nous arrivons chez la copine danseuse pour l'heure du café. Une fois celui-ci pris direction le centre à pied, premier arrêt aux Machines de l'île. Nous avions deja visité les installation il y a 4 ans de cela mais bien sûr depuis ça à changé. Le projet du carrousel des fond marins que nous avions vu en réflexion et en conception est depuis complétement achevé et c'est vers lui que nous dirigeons nos pas (après un salut à l’éléphant).


 
Comme c'est mercredi, un tour acheté nous en donne un offert, si ça c'est pas de la chance. Après une soigneuse observation, nous optons pour un sous-marin des abysses pour le premier tour, et la tête d'un dragon des mers pour le second. A notre sortie du dragon, l'un des encadrant nous félicite. Apparemment nous avons été des marionnettistes corrects sur ce second tour (il faut dire que l'on s'est coordonnés).



 Nous quittons ensuite l'ile de Nantes pour la gare maritime ou une navette nous emmène en 10 minutes jusqu’à Trentemoult, un petit village situé sur l'autre rive de la Loire constitué de petites maisons de pécheur aux murs colorés accolées les unes aux autres, l'endroit est charmant. Ça sent le marché bio et les cours de shiatsu. On quadrille l'endroit à pied pour tenter d'en résoudre les mystères avant de prendre la route du retour au centre ville.



On cherche un resto dans le quartier qui en regorge, avec personne qui veux se décider et monMari qui s'impatiente vu qu'il a mal au pied, ça menace de tourner au drame avant que l'on se décide pour la crêperie La Fleur de sel. L'endroit est tranquille (il faut dire que les crêperies ne manquent pas dans le coin), et pas encore testé par nos hôtes du jour. C'est bon mais pas exceptionnel non plus. Même si je ne suis pas la plus apte à juger car je ne mange qu'une galette (oui bon j'ai pris la plus copieuse de la carte) avec pas mal d’ingrédients posés sur la galette et non dedans. Comme on a tous trop mangé, on fait le chemin du retour à pied pour digérer et on fini la soirée par une tisane.

Jeudi 30 juin
Même si on étaient résolus à se lever vers 10h pour partir vers 11, tout se décale à peut prés d'une heure si bien que nous sommes obligés de prendre l'autoroute entre Nantes et Angers pour ne pas arriver en retard à notre rendez-vous pour déjeuner. En arrivant en bas de l'immeuble, la tête de Catherine nous accueille du premier étage, signe que nous sommes à l'heure. Comme je m'y attendais un peu son appartement c'est un peu la caverne d'Ali baba du trad. Plein de bouquins, d'instruments, de vinyles, de CD et de cassettes de collectages. Mais tout est rangé et l'on peu circuler sans problème. Nous déjeunons de produits frais du marché de ce matin sans que notre hôtesse ne nous accompagne de plus d'un verre de vin (elle ne déjeune jamais le midi) et nous parlons musique bien sûr. Je note plein de références de vinyle à acquérir et Catherine nous en offre un sur lequel elle a travaillé comme cadeau de mariage "en retard". Puis il est l'heure de partir pour Messemé. Le diner est prévu avec des copains viticulteurs dans le coin. Nous essayons de passer les voir au moins une fois par an, et nous voyons régulièrement avancer les travaux de leur grande maison, et grandir leurs filles. Le diner et très sympas, nous nous racontons nos vies toutes aussi débordées mais pourtant si différentes. Comme ils retravaillent tous deux demain matin (et tôt). Ce sera sans doute le jour où l'on se couchera le moins tard, cela dit, je me retrouve quand même à étendre une lessive de vêtements d'enfant en discutant dans la buanderie à 23h passé.

lundi 4 juillet 2016

La vie pas à pas 2016 #25

Vendredi 17 juin
Dernière journée avant le week-end. C'est le jour ou je suis bombardée par une vague de centres de loisirs à gérer. Mais ça ne m’empêche pas de partir à l'heure. Direction la librairie de BD du quartier pour récupérer une commande de livre (me voici l'heureuse propriétaire de la série complète des Durant les travaux, l'exposition continue). Ensuite je passe prendre ma vielliste chérie chez elle, et lui fait faire un détour par la case Descartes pour acheter Linq, un jeu de société que j'avais prévu de me faire prêter par une copine en vue de ce week-end, mais comme elle déménage et qu'il est quelque part dans les cartons, autant l'acheter (d'autant que je sais que j'en aurai l'usage). Après s’être cassées le nez sur la station de RER à St Michel (colis suspect) et avoir fait le chemin gare-maison à pied (c'est pas si loin mais ça monte). Nous arrivons chez mes beaux-parents pour notre week-end de stage de conte. Je fais des quiches, on discute, on boit du whisky et beaucoup trop de vin. On arrive à faire chanter ma vielliste chérie et Robert et on fini au lit vers 2h du matin.

Samedi 18 juin
Réveil pas trop difficile mais j'ai mal dormi. monMari s'est levé avant moi et est parti compléter les courses de nourriture pour ce week-end. Sur ses instruction nous commençons le stage de conte sans lui. Robert Bouthillier à pour objectif de nous apprendre comment l'on conte en tradition orale, c'est à dire en situation de veillée, loin de la scène et des "effets de manche" du conte moderne. Dans cette perspective, on commence par regarder des extraits filmés de différents conteurs de tradition (en l’occurrence Québecois car c'est le terrain de prédilection de notre enseignant du week-end), pour explorer leur manière de faire. Celle-ci est très différente selon chacun des conteurs que nous voyons, et c'est intéressant de voir leurs personnalités transparaitre dans leurs mots. Comment ensuite transposer cela à soi-même, c'est une autre question.
Mais une question que je ne résoudrais pas aujourd'hui car je dois filer dés la matinée finie, direction Paris : RER+Métro pour l'enterrement de vie de jeune fille de ma pianiste préférée. Si les mariés ont passé la matiné chacun de leur coté avec leurs groupes d'amis respectifs, ils se retrouvent tous à 15h pour un Escape Game et c'est aussi à ce moment là que je les rejoints. Comme à 15 on est un peu beaucoup pour ce genre de jeu, on sera divisés en 3 groupes de 5. Je me retrouve avec la mariée dans Les cachots du chevalier noir. Décors "médiéval" et 1h pour en sortir. L’équipe et bien équilibrée et on avance assez vite. Pour mon grand bonheur il n'y a pas que des énigmes intellectuelles mais aussi des qui demandent un peu d'action (type Fort Boyard) et, moi qui ne suis pas une grande fan d’énigmes je m’éclate carrément. Tout va bien jusqu’à la dernière colle où, incapable de réfléchir de la bonne manière, nous perdons 10 minutes à chercher des solutions improbable sans trouver la bonne malgré les indices envoyés par l’équipe. Finalement c'est par un éclair de génie d'un de nos membres à moins d'une minute de la fin que nous trouvons la solution, même si, paniqués par le temps, nous nous retrouvons à poser une addition comme en primaire (c'est là que tu regrette de ne pas avoir appris tes tables). Nous sortons à 28 secondes de la fin, le palpitant au max avec un grand hourra.



Sur trois équipes, seule celle du marié s'est retrouvée bloquée. Mais comme ils sont allé assez loin ils ne font pas la tête. Les futurs mariés ont le droit à une boite à énigmes spéciale qui leur donne accès à des cadeaux préparés par les témoins (une sucette géante, une peluche de morse rose à paillettes et une bouteille de champagne). Malgré la pluie qui va et vient nous nous dirigeons vers le parc du Luxembourg pour prendre l’apéro. L'occasion d'offrir aux futurs époux un tour de la grande roue de Paris en passant. Dans le parc on s'installe sous les arbres au cas où et on ouvre le champagne. J'explique Linq et on en fait quelques parties. Même si a 15 dont 14 ne connaissent pas, ça met un peu de temps à se mettre en place. On se dit qu'on va ranger et se diriger vers le resto quand la pluie nous attaque pour de bon. Sous une grosse drache dont les arbres ne peuvent pas nous protéger nous nous regroupons à 2 ou 3 par parapluie pendant que l’apéro prend l'eau. Et quand 10 minutes plus tard ça ne s'est pas calmé, on se débrouille pour ranger sous la pluie et se replier vers le métro. Pour la plupart nous ne sommes plus trop imperméables et nous faisons le trajet en chantant très fort des chansons sur les grenouilles, au grand amusement des autres passagers de la rame. Arrivés au restaurant La Table des Gourmets c'est surtout direction l’abri et les toilettes. Les témoins ont choisi l'endroit en raison de son superbe décors de caves voutées.

 
Malheureusement il n'a beau n’être que 19h, l'endroit est plein comme un œuf et, les voutes amplifiant le bruit, les mariés choisissent de rester à l’étage supérieur, pour avoir la possibilité de discuter tous ensemble même si le décors est moins impressionnant. Les serveurs sont peu nombreux et débordés, mais pour le prix relativement peu élevé (18€ le menu) par rapport au quartier, les plats sont très corrects (après j'ai pris soupe à l'oignon, canard et fraises en dessert, on ne peut pas dire que j'ai pris des risques). En sortant il est 22h30 et les héros de la journée baillent a s'en décrocher la mâchoire. Ce sera donc le moment de se dire à dans deux mois et de rentrer chacun chez soi. Il me reste un bon bout de RER à faire pour rentrer et je n'arrive qu'à minuit et demi. Les membres du stage de conte sont presque tous encore debout et je prends le temps de déguster une tisane en bonne compagnie avant de me coucher épuisée.

Dimanche 19 juin
Le temps de se réveiller et de petit déjeuner, nous attaquons la journée avec deux contes "partitionnés" par les stagiaires d'hier dans lesquels ils passent chacun leur tour dans le rôle du conteur. Robert fait un petit retour à chacun sur ce qu'il doit travailler. Ensuite nous attaquons un grand conte merveilleux par un résumé puis par une écoute du collectage correspondant et c'est déjà l'heure de déjeuner. Nous prenons l’apéro dehors sous le soleil qui, maintenant qu'il s'est décidé a se montrer, cogne comme un sourd. Après déjeuner vient l'heure de chacun raconter sa part du conte précédemment entendu, on tire au sort les parties et, comme je suis chanceuse, je tombe sur une partie centrée sur la princesse de l'histoire. Plus précisément même sur la partie où elle rentre dans l'action et devient une héroïne a part entière. Autant vous dire que ça me parle et que je n'ai aucun mal à raconter ça avec "mes mots à moi". Après quelques retours sur les prestations (pas pour moi donc on va supposer que c’était bien). Arrive deja le dernier exercice du week-end, Robert nous distribue des pages du carnet de note d'un collecteur de conte. Chacune, en style télégraphique, donne les principaux éléments, le "squelette" d'un conte court, sur lequel nous devons donc mettre "la chair" pour le raconter. Je tombe sur une histoire de pacte avec le diable dans laquelle un paysan est sauvé par sa femme. Un classique des fabliaux pour lequel je choisi un angle social (le paysan se lançant dans le pacte car il se croit moqué par un bourgeois) non précisé dans les notes mais qui me semble l'explication la plus logique du comportement des personnage. Est ce parce que les deux fois je suis tombée sur des textes ou des passage avec lesquels j'avais des affinités ? Je n'ai pas eu l'impression de "travailler" vraiment et c'est un peu frustrant. D'autant qu'apparemment là encore ma prestation donne satisfaction au prof. Aucune idée donc de ce que je dois travailler, il semble que je sois dans la bonne direction sauf que je ne sais pas moi-même dans quel sens j'avance (c'est clair ce que je dis ?). Bref le stage est fini et je regrette plus que jamais de n'avoir pas eu le don d'ubiquité pour passer hier l’après-midi à deux endroit différents. Rangement. Nous gardons notre neveux une petite demi-heure avant le retour des parents de monMari puis nous prenons un peu de temps pour discuter et prendre l’apéro ensemble. De retour à la maison chacun vaque un peu à ses affaires avant de dormir, demain c'est deja lundi.

Lundi 20 juin
Métro, boulot. En sortant je passe à la boucherie chevaline, ce soir ce sera steak haché, épinard et fraise du balcon. Soirée minimale, je blog, je fais du rangement sur l'ordinateur, j'attaque la 2ème saison de Once upon a time.

Mardi 21 juin
C'est l’été et ça ne se voit pas de prime abord, mais au fur et à mesure de la journée, si le soleil ne se montre pas, une chaleur étouffante monte. En sortant du boulot direction le marais, l'institut suédois ou commence la balade chantée du Carambal. Dans les rues peu de petits groupes de rock mais pas mal de grosse sono avec DJ, je trouve ça un peu décevant ce manque de diversité. Je bois un kir au sureau (miam) et on apprends des danses suédoises autour d'un mat du Solstice. Ce sont plutôt des danses pour enfants, où l'on imite par des gestes des animaux ou des humains, c'est facile et marrant et on s'amuse bien. Après la première partie je file retrouver V&V au quiet pour valider le programme de la balade. On passe récupérer tous le monde à la sortie de l'institut suédois et c'est parti. Sont prévus trois arrêts avec des chants dans la ronde et des chants à la marche entre chacun. C'est surtout Wirggy et moi qui animons le tout. C'est très sympas et lors du dernier arrêt dans une impasse, les fenêtres s'ouvrent et les voisins viennent danser avec nous. Voyant notre fatigue à la fin du set, un monsieur nous descend même des bouteilles d'eau de chez lui pour nous rafraichir. On fini à la place de la République, à la Mazurka Republica pour ceux qui veulent encore danser. Pour ma part j'ai les jambes qui flageolent et j'ai faim. L'Indiana est un mauvais choix de resto, trop bruyant, trop gras et trop copieux. J'essayerai de m'en rappeler pour la prochaine fois. 23h30, l'heure de rentrer (et justement ça prend une heure) et de s'écrouler comme une masse.

Mercredi 22 juin
Enfin il fait beau et chaud, un peu trop même et tous ceux qui râlaient sur le froid et la pluie râlent à présent sur la chaleur et/ou disent que ça ne va pas durer. Je profite de ma connexion internet au bureau pour réserver mes places et mes billets de train pour deux festivals de musique/danse cet été. La première fois que je vais à ces deux-là depuis 6 ans que je danse folk. Je suis trop contente. Après le boulot je prend une bière avec ma vielliste chérie puis direction la repet des conteuses de pas, décalée pour des raisons de fête de la musique. Objectif, préparer la set liste pour le mariage que nous animerons début juillet. S'agissant du mariage de deux "medieveux" nous décidons d'ajouter des danses que nous ne pratiquons pas d'habitude. J'ai un branle coupé qui traine dans un coin et nous travaillons aussi une montarde, pour laquelle nous copions largement l'arrangement des Dark Lords of the folk (l'autre groupe de ma vielliste chérie) en ajoutant un bout de Billie Jean dedans. Ça tombe bien j'adore cette chanson. Nous ne finissons pas trop trop tard et je rentre faire dodo dans mes pénates.




Jeudi 23 juin
Quand tu achète des fruits sous le coup d'une bonne résolution et que tu ne les mange pas par manque d'envie, ils finissent par être trop mûrs. C'est le cas des kiwis qui sont dans mon panier à fruit, je me force quand même un peu mais ils n'ont plus du tout le gout acidulé que j'aime leur trouver. Puisque ma banque ne me répond pas malgré un rendez-vous, un mail et deux coups de fils. Je me fend d'un message pour leur dire qu'on a trouvé mieux ailleurs. Et oh surprise, j'ai dans la journée un mail avec la proposition que j'attends depuis un bon mois et un "désolée pour l'attente", sérieusement il faut en arriver là, pour obtenir un peu d'attention, c'est fou ce qu'on se sent important. J'ai du mal à me faire à l’idée que demain je suis en vacances (mais j'ai hâte). Après le boulot direction le court de chant, je me retrouve à la porte, c'est pas que je suis en avance mais tous les autres sont en retard. Je me rend compte que je suis presque capable de chanter les gammes indiennes "à la volée", les cases correspondant aux notes ont l'air presque en place dans mon esprit. Je retrouve Wirggy, Flo et monMari pour manger dans un parc (je n'ai pas trop faim vu comme il fait chaud). Chassées par l'heure de fermeture, nous continuons par une petite soirée tranquille au Quiet et ne rentrons pas trop trop tard.

vendredi 24 juin 2016

Cuisinons nos livres #2




En ce moment, je tente de rediversifier notre alimentation. En ce qui nous concerne, ça passe surtout par cuisiner plus de légumes, le problème étant que nous sommes tous les deux un peu difficile sur ce point et que trouver des légumes qui nous plaisent en même temps (a part les épinards) est une vrai gageure (alors qu'il est si facile de se rabattre sur des pâtes et du riz). C'est donc sur les recettes légumières que je me suis concentrée en feuilletant mes livres de cuisine la semaine dernière, et, dans mon très apprécié livre L'Inde intime et gourmande, j'avais repéré une recette de navets sautés qui me disait bien.
N'ayant pas de curcuma, j'ai mis du curry et n'ayant pas de graines de moutarde (mais il faut que j'en achète), j'ai mis des graines de coriandre, quand aux feuilles de cari et bien on s'en est passé. Comme les fanes des navets étaient quasi inexistantes (mais bien présentes dans la recette) j'ai ajouté des feuilles de salade hachées à la préparation.
Honnêtement tout en cuisinant j’étais assez dubitative, je trouvais les quantités d’épices mince et je n’étais pas très sure de moi. En plus comme il s'agit d'une recette du sud de l'Inde, la noix de coco est très présente et, en plus du navet, je m'attendais à me retrouver avec un plat très sucré que je n’apprécierai guère.
Et bien non, à l'inverse j'ai adoré. Le navet sauté n'est pas suffisamment cuit pour que son goût sucré ne ressorte et au contraire il garde un subtil gout de radis qui étrangement n'est pas effacé par le piment mais ressort par contraste. On a donc un plat au gout à la fois frais et épicé, sans vraiment de trace du goût de noix de coco (je suppose qu'elle sert essentiellement de base neutre pour lier les épices).
Un plat à refaire et une raison de plus donc de vous conseiller ce livre dont aucune recette ne m"a jusqu'ici déçu (et de continuer moi-même à l'explorer).

lundi 20 juin 2016

La vie pas à pas 2016 #24

Vendredi 10 juin
Je m'extrais assez vite de mon lit pour pouvoir préparer nos affaires du week-end. En effet je ne repasserai pas par la maison avant le départ en camp médiéval ce soir. Au boulot les clients attendent 16h pour s'agiter et je reçoit 5 mails entre 16h40 et 16h50. Et bien ils attendront lundi car à 17h pile je me sors de là. Willy et Julie m'accueillent dans leur voiture avec une Haägen-Dasz et malgré quelques bouchons et une ou deux petites peurs de ne pas être sur la bonne route nous rallions Provins en une petite heure et demie, largement le temps de finir les quelques points qu'il me restait à coudre sur le manteau médiéval de monMari. Arrivés sur place la plupart des tentes sont deja montées ainsi que l'auvent. Je file un coup de main pour celles qui restent et l'installation du matos, nous dormirons dans une tente ouverte, ce qui nous donne droit à un "lit" médiéval, c'est à dire à un cadre de bois que l'on rempli de paille et que l'on couvre d'un drap (une paillasse donc). Si vous vous posez la question, c'est assez confortable. Dame Léo et l'Anglais arrivent avec la dernière tente dans leurs bagages (la leur donc) mais il s'avère que le poteau central est resté dans leur cave. Oups. Comme tout le monde n'est pas encore arrivé ce soir, on peut trouver assez facilement une solution de couchage, c'est demain, une fois le poteau récupéré, qu'il faudra par contre faire un atelier montage de tente devant le public sous peine de se retrouver à court de lits pour la nuit.

 Oui ça en fait du matos ! 
(Photo de l'Anglais, il y en a d'autres sur son blog)

Vers 21h30 le montage est fini et on s'attelle à la cuisine. Pas de nécessité de cuisiner d'époque étant donné que la fête n'est pas ouverte, on sort donc les paquets de chips et on grilles des saucisses et des merguez sur le feu. A 22h30 monMari arrive enfin avec nos affaires, énervé par presque 3 heures de bouchons, une fois mangé et posé ça va nettement mieux. Alors que nous nous asseyons au coin du feu pour chanter un peu, il commence à pleuvoir et, la pluie, combinée à la fatigue du montage, nous envoie nous coucher sans tarder trop, on veillera plus tard demain.

Samedi 11 juin
A mon grand étonnement je ne suis pas empêchée de dormir par le jour qui se lève et je roupille jusqu'à presque 9h, voila qui augure bien pour la journée. Il pleuviote jusqu’à 10h30 et pendant un moment on se dit qu'avec le temps annoncé pour ce week-end on n'aura pas beaucoup de visiteurs. Ce qui s’avère complètement faux, et pour le temps prévu (il ne pleuvra pas une goutte de la journée) et pour le monde présent (à peu près le même nombre de visiteurs que l'année précédente). Aujourd'hui c'est le jour des sœurs car et la mienne, et celle de monMari viennent visiter la fête. Comme j'avais mis des vêtements de coté j'habille ma sœur, son love et R. de pied en cap (sauf les chaussures) avant qu'ils aillent se promener. Du coté de monMari ce n'est pas la peine car il sont venus avec leurs propres costumes. Mon beau-frère voit même son bouclier fait maison, inspiré de la série Viking, testé par les membres de la compagnie (apparemment cela lui arrivera d'ailleurs plusieurs fois dans la fête). Ce midi c'est limonia et porée verte. Miam.

 Ça c'est notre apéro (vous êtes jaloux ?)
(Photo de l'Anglais, il y en a d'autres sur son blog)

Bon par contre je suis de vaisselle, moins marrant. Tout en animant nos ateliers, nous observons soigneusement la foule à la recherche de notre vainqueur du week-end, car en fait Provins est LA fête dans laquelle les visiteurs sont plus étrangement costumé que nous et nous avons un petit concours interne du costume le plus.... bizarre. Deux année de suite la femme-papillon a gagné, sera-t-elle à nouveau sur les rangs cette année ? Pour l'instant pas de trace d'elle mais, un biker médiéval, un minotaure en peluche, une fée arc-en-ciel et un sorcier-chef-indien au genre indéterminé retiennent notre attention parmi les nombreux costumes improbables et les moines en lycra qui nous rendent visite. En fin d'après-midi il est temps de préparer le Zanzarelli. Je ne suis pas de corvée de cuisine mais je m'y colle quand même, colle étant le cas de le dire puisque la pâte constituée de parmesan, de chapelure et d’œufs ne fait que ça coller, et comme il faut en faire pour 80 personnes je vous laisse imaginer la quantité. Ce soir comme tous les samedi soir de Provins nous partageons le repas avec les Forges de la Brumes, la compagnie qui nous alloue une petite place sur leur emplacement tous les ans. On apporte la soupe, ils fournissent le plat (jambon grillé / lentilles). Pendant l’apéro en commun et pour mon plus grand malheur la troupe de musiciens qu'ils hébergent également jouent une nouvelle fois les 8 morceaux qu'ils ont deja joué en boucle à 20 mètres de nous toute la journée (je fais un gros effort pour ne pas les tuer). Une fois la nuit bien noire nous regagnons notre feu de camp pour chanter en commun en vidant des verres (et nous nous rendons compte que nous atteignons deja la fin de notre stock d'hypocras, comment va-t-on faire demain ?). Nous nous couchons assez raisonnablement vers 2/3h du matin.

Dimanche 12 juin
Réveil naturel vers 8h30, j'ai un peu la tête dans les choux. Je commence par faire un tour dans la fête avant qu'il n'y ai trop de monde. Objectif : de nouveaux gobelets en terre cuite et une recharge des savons de La Mésange bleue. J'y vais toute seule car monMari a très mal aux pieds d’être resté debout toute la journée d'hier à son atelier. Si je n'ai pas trop de mal à trouver les savonniers qui sont placés à peu près au même endroit que l'année dernière, trouver des gobelets historiquement correct et qui me plaisent est bien plus compliqué. Je décide au final de laisser tomber pour le moment, ça attendra le marché de l'histoire de Pontoise. Je fais un tour dans les douves pour saluer les copains des Danceries de Thibaut de Champagne et je croise d'autres connaissances que je n'ai pas vu depuis un moment. A ma grande surprise, les compagnie installées dans les douves sont bien plus rigoureuses historiquement que les années précédente (d’après ce que j'en vois en tout cas et je ne suis pas spécialiste de toutes les époques). Même si nous restons sans doutes les plus histo de la fête (et pourtant nous ne sommes pas parfaits). En revenant j'ouvre mon atelier de tissage pour la fin de mâtinée (même si ce n'est pas aujourd'hui que je finirai mon ouvrage) et j'ai un peu de monde. Pas de question aussi bizarre qu'hier (j'ai quand même eu le droit à : "mais c'est de la laine de quoi ?", qui est un must je trouve). Puis il est temps de manger (agneau au miel et blé). Puis immédiatement après de partir en ce qui me concerne. Le temps de me changer, de faire des bises à tous et de retraverser toute la ville pour accéder à la gare ferroviaire qui est bien loin. J'arrive quand même très en avance pour le train de 15h45. L'heure vingt de train m’inquiète surtout que j'ai presque fini mon livre en cours. Mais en fait je la passerai surtout à dormir, ce qui n'est pas un luxe dans mon état présent. J'arrive comme prévu à la mission bretonne vers 17h30. Un peu plus d'une heure d'avance sur notre passage ce qui me laisse le temps de me mettre dans l'ambiance. Arrivées sur scène, notre retour de son n'est pas très bon, on entends peu les intrus et c'est dur de se caler (l'ingé son nous avait prévenu que le matériel est nouveau et qu'il ne le maitrise pas encore très bien). Mais le retour que l'on reçoit du public est tellement énorme (mise en place des danseurs en trois minute chrono, tonnerre d'applaudissement en fin de morceau, cris de relances au milieu, c'est un peu le top) que je passe quand même un super concert. Cerise sur le gâteau on a pleins de compliments et en gros on revient quand on veut jouer (même si bon c'est pas payé), avec le bémol qu'il ne faudra pas refaire notre gavotte "de Grenoble", sans trop de surprise car c'est une danse qui fâche chez les bretons. Fin de concert nous profitons d’être dans le quartier des crêperies pour aller s'en manger une dans le coin (ce sera à La Bolée d'Armorique). Enfin deux pour moi car ils en font au lait Ribot et je ne vais quand même pas rater ça. A 21h45 monMari m'informe que le camion quitte Provins, il est temps pour moi de filer si je veux les aider à le décharger. Direction Gagny, pour une fois je bénît le gps de m'aider à trouver mon chemin dans les quartiers résidentiels jusqu’à notre lieu de stockage. Quand j'arrive le camion est ouvert et le déchargement commencé, mais pas trop, je peux encore prendre la place de l'écureuil qui est ma préférée. C'est à dire que je monte sur les tas de truc entassés pour retirer tout ce qui se trouve en haut, ça demande concentration et énergie, mais surtout il vaut mieux être petite et légère, pour ne pas tomber et ne pas se cogner la tête, une fois que c'est un atout de déménagement. 1h20 plus tard, tout est dans le stock et le stock est fermé. On distribue les derniers restes et on se fait des bisous. La route du retour est encore partiellement fermée pour travaux et, étant tous les deux crevés c'est la lutte pour rentrer, autant dire que quand on arrive on se contente de sortir les oreillers de la voiture avant de s’écrouler comme des loques.

Lundi 13 juin
Je ne vais pas dire que ça ne pique pas au réveil, je mentirai, mais physiquement je me sens bien moins attaquée que je l'avais anticipé. Encore une journée à passer de client en client. Je fini par envoyer des trucs en sous-traitance au Vietnam, ethniquement ça me hérisse (surtout que je sais comment c'est facturé) mais je n'ai aucun droit décisionnaire sur cette partie. En sortant je prend un verre avec Aurel qui me raconte ses parcours festivaliers prévus de cet été (et ça fait un peu rêver quand même). Puis repet avec les garçons. Quelques chansons commencent à prendre une belle forme, ça fait plaisir. Forcement on fini tard et forcement je rentre tard. Vie ma vie de patachou. monMari se lève quand je rentre pour que l'on dine ensemble (il s'est couché à 20h avec la migraine). Puis dodo.

Mardi 14 juin
Si le sommeil était court il était réparateur. Après le boulot je retrouve Clémence pour bosser une suite de pile-menu de mariage. Malheureusement c'est moins facile que ça ne l’était sur le papier, les chants que nous avons sont des chants de marche et si certains correspondent très clairement à la danse, ce n'est pas le cas de tous, il va falloir bidouiller. Je rentre pas trop tard et bosse un peu sur le blog. J'ai faim mais j'attends que monMari rentre de son cours de théâtre pour manger. Une bien mauvaise idée car il traine et rentre à 23h (et me trouve donc d'une humeur de chien). Je fais une omelette avec des restes qui s’intègrent bien dedans (et c'est très bon). Puis monMari s’écroule dans le canapé pendant que je regarde un peu de série avant de dormir moi aussi.

Mercredi 15 juin
Fraises et disque de collectage au petit-déjeuner. Arrivée au boulot, le catalogue que l'on attendait depuis la semaine dernière est enfin arrivé. La page fb de ma compagnie médiévale crée au retour de Provins compte deja plus de 100 "j'aime". Journée un peu speed. En sortant direction chez Dame Léo et l'Anglais pour diner. Whisky, brochettes de bœuf marinées, fraises et gin, que demande le peuple. Je repars légèrement pompette et avec dans mes bagages le livre dont dame Léo a parlé sur son blog et qui me faisait très envie.

Jeudi 16 juin
Cette semaine j'ai du mal a être à l'heure. Je peux enfin rendre les dossiers que je gère depuis deux semaine à leur responsable, vu que mes dossiers à moi ont pris un coup d’accélérateur ce n'est pas du luxe. Quand elle me répond que de toute façon elle ne revient que dans une semaine j'ai juste tellement envie de lui balancer que c'est pas mon problème mais je me retiens vu qu'elle est hyper facile à vexer. Après le boulot, cours de chant indien, on bosse les ornementations sur la totalité de la gamme, la précision et l'endurance. Ça a beau être Bhairav (normalement c'est un peu le ragga par lequel on commence en débutant, je devrais le connaitre), j'ai du mal à rentrer dedans et ma justesse n'est pas au top. Je retrouve les potes et monMari (pour une fois qu'il fini suffisamment tôt) à l'Iris pour diner puis direction le Quiet man. C'est la soirée de préparation de la balade chanté du Carambal. Mais il n'y a malheureusement pas beaucoup de monde. J'enchaine les 12 chansons/danses prévues pour le moment, sachant qu'on ne les fera pas toute car il y en a trop, mais autant toutes les tester. Du coup je suis un peu rincée et on ne traine pas trop derrière ça. Je lis un peu avant de dormir.

mardi 14 juin 2016

La vie pas à pas 2016 #23

Vendredi 3 juin
Contrairement à ce à quoi je m'attendais, c'est plutôt calme au boulot ce vendredi, du coup je pars à l'heure et je rejoint monMari au magasin d'alimentation pour faire les courses pour ce soir et un peu de recharge générale. Dés que l'on rentre monMari file chez le médecin (ses problèmes d'estomac ayant recommencé des l’arrêt de son traitement il a du prendre un rendez-vous d'urgence). Le temps de me rendre compte que je n'arrive pas à reproduire la coupe de la capuche de son manteau med sur la doublure et il est de retour. Nos premiers invités de la soirée arrivent donc alors qu'il est transformé en lutin jaune et que je fixe la capuche sur lui. Oui parce que ce soir c'est soirée veillée contée à la maison, une première qui sera amenée à se renouveler si le concept plait. Pour cette fois nous sommes une dizaine. Peu d'entre nous sont conteurs mais nous avons suffisamment de matière écrite à la maison pour que ceux qui veulent se lancer et qui n'ont pas de répertoire puissent, pour cette fois lire une histoire plutôt que d'en faire le récit de tête. Pour ma part j'ai eu envie de faire découvrir un de mes livres préféré aux autres et comme il est long, ce sera un fil rouge entre les soirées. Je lis donc les deux premiers chapitres de l'Histoire du prince Pipo (et Gripari sera la star de la soirée vu qu'on lira aussi deux extraits des sorcières de la rue Mouffetard dont le fameux "sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière"). Contes modernes, contes anciens, de Scandinavie, d'Afrique, de Polynesie, les histoires se succèdent et ne se ressemblent pas. Il est déjà 1h du matin et je ne me serai pas ennuyée une seconde, et d’après le regard des participant je ne suis pas la seule. Prochain rendez-vous le 8 juin, je pense que l’idée est bien lancée.

Samedi 4 juin
Me voila réveillée par le téléphone fixe de la maison, sans doute encore une pub, je ne me précipite pas pour décrocher, je l'avoue. Je passe 1h au téléphone à prendre des nouvelles de Sœur qui me raconte les oraux du bac et la disparité de niveau des élèves. Juste le temps de ranger la maison et de faire à manger et monMari est de retour de sa matinée de travail. Comme il est épuisé, c'est moi qui vais conduire pour notre départ en week-end. Bouchons bouchons et encore bouchons tout du long, quitter la région parisienne est une vrai gageure. Nous arrivons finalement à Gerberoy vers 17h00. Nous mettons un peu de temps à nous convaincre que nous avons loué à la même chambre d’hôte que la fois précédente (pour notre décharge entre temps ils ont rouverts deux chambres de plus et changé leur site internet). Comme nous avons réservé tard, nous dormons dans la plus petite des chambres, mais mine de rien elle est confortable on a du mal à s'en extraire. Comme on a tous les deux l'estomac dans les talons on se dirige tôt vers notre restaurant du soir. Ce sera La petite France à Crillon, un village que nous avons passé en venant et qui annonçait un feu d'artifice pour le soir même.


Nous arrivons donc les premiers au restaurant et j'avoue que sa décoration vieillotte nous fait un peu peur de prime abord, cela dit il ne faut définitivement pas se fier aux apparences, les produits sont frais et la nourriture rien de moins qu'excellente, (pour moi se sera filets de rouget, magrets de canard aux griottes et croquants banane chocolat), les quantités sont parfaites pour que l'on mange bien sans se gaver (quoique la marche digestive qui suit ne soit pas de trop) et la serveuse a la bonne idée de couper la musique d'ambiance une fois qu'une quinzaine de convives sont arrivés ce qui permet d’éviter que le ton des conversations ne monte trop. Bref c'est parfait au poil prêt. Nous sortons avec une heure d'avance pour le feu d'artifice et j’insiste pour que nous suivions du coup la marche à lampion qui le précédè. En fait de marche la plupart des enfants qui participent sont montés dans la remorque d'un tracteur décoré de fleur qui leur fait faire une balade dans la ville (inutile de préciser qu'ils sont absolument ravis bien sur).



Comme toujours le feu d'artifice m’émerveille (j'adore ce genre de spectacle et je suis résolument bon public, je pourrai pousser des oh et des ah à chaque fusée sans aucun problème). C'est l'heure de rentrer tranquillement dans notre chambre. Au moment ou j’adhère à la suggestion de monMari d'allumer la télé avant de dormir je sais que c'est une erreur (comme on n'en a pas à la maison, quand on a une occasion on scotche devant c'est une horreur). Même si, pour une fois, on arrive à être un peu raisonnable.

Dimanche 5 juin
A ce réveil qui sonne pour t'appeler au petit dej... c'est le seul défaut des nuits en chambre d’hôte (ou en hôtel) je trouve, cette impossibilité de faire la grasse matinée si on ne veut pas rater le premier repas de la journée. Cela dit ici ce serai vraiment dommage, du pain jusqu'aux yaourt, tout est fait maison et on a aussi le droit à des œufs brouillés, de la pastèque, bref, bien trop de choses bonnes pour la taille de mon estomac. On repart avec du jus de rhubarbe pétillant, du confit de rose pour Dame Léo et un itinéraire de balade pour matinée. Une promenade absolument délicieuse dans la campagne, entre une foret et des champs vallonnés. On se détends et on respire. Après un rapide tour dans Songeons qui n'a rien d'exceptionnel, nous rebroussons chemin par la foret, ça fait un petit détour mais ça change et ça vaut également le coup d’œil.






De retour à Gerberoy pour manger nous tournons pour retrouver l'auberge du Vidamé ou je tiens tout particulièrement à déjeuner, monMari qui a mal aux pieds et aux chevilles (l'humidité n'est pas l'amie des gens sujets aux entorses) me maudit de ne pas trouver rapidement l'endroit. Notre hôte Benoit qui tiens ce bistro de pays, se rappelle étrangement bien de nous et prend le temps de discuter entre deux services. Il a organisé pendant quelques années des fêtes médiévale dans le village (auxquelles nous avions participé) mais, faisant face à la réticence de la municipalité qui au lieu de soutenir l'initiative, lui mettait des bâtons dans les roues, il a fini par en avoir marre de se battre et a arrêté depuis quelques années. Il a pour projet de peut être bientôt recommencer et comme nous avons eu la bonne idée de passer par là, il nous tiendra au courant pour que nous puissions en être. Nous prenons et donnons des nouvelles de connaissances communes entre deux bouchées de ses excellentes planches de pays, et après deux heures à table, nous filons pour avoir le temps de faire la visite du jardin le Sidaner avant de partir. Jardin qui vaut effectivement le détour à la fois par ses nombreuses variétés de roses (des belles, des parfumées, des grimpantes, de buissons, et même des violettes) et par ses jardin "monochromes" (avec une préférence personnelle pour le jardin blanc au concept plus poussé que les autres).





 
Puis il est déjà le temps de reprendre la voiture (et c'est encore des bouchons). Après un bain pour monMari et de la couture pour moi nous faisons une petite partie de 7 Wonders à deux avant de nous mettre chacun sur notre ordi, lui pour jouer et moi pour "sériser", puis de nous retrouver à nouveau pour dormir.

Lundi 6 juin
Deux des multiples fraises que portent nos quelques fraisiers de balcon sont mûres, assez pour que l'on se les partage à deux avant mon départ pour le boulot. Au sortir je rentre directement. J'attaque la dernière longue couture à la main du manteau médiéval de monMari (ça tombe bien il en aura besoin pour vendredi soir). Je passe pas mal de temps au téléphone pour préparer nos vacances prochaine (vu qu'on va faire la tournée des amis il faut bien les appeler). monMari rentre tard de sa psy. Nous dinons en regardant quelques vidéo youtube puis dodo.

Mardi 7 juin
Je prépare un peu en vitesse mes affaires pour le concert de ce soir, j’espère que je n'oublie rien. Au boulot je bosse sur la préparation d'un catalogue de vêtements. Toujours en attente pour les jouets. En avance pour la balance nous allons boire un verre et grignoter un peu (note, je ne suis pas fana du panaché, ce serait bien que je m'en rappelle pour ne plus en commander). Comme souvent nous avons un larsen à la balance que nous ne savons pas comment stopper, mais heureusement il ne se manifeste pas pendant le set. Le concert est correct, disons qu'on assure le coup, mais par rapport à ce que nous produisons en repet en ce moment je suis assez déçue, ça manque de précision en justesse et les pulses de danse ne sont pas aussi bien marquées qu'on est capable de les faire. Bon après on a une musicienne hyper malade et une qui vient de faire 3h de route (et repart aussi sec), ça peut ne pas aider, c'est déjà pas mal de ne pas avoir eu de vrai plantage. En tout cas on fait salle pleine (113 danseurs), et  les orga sont contents du son donc on ne va pas se plaindre. Duo du balcon qui joue après nous fait un bon set de son coté (je danse un peu mais moins que ça le mériterai vu que je suis crevée-post-concert). Je vends des badges et des autocollants du groupe pour aider au financement de notre futur CD et je discute avec les copains que je vois peu (vu que je fais plus de musique et moins de bal en ce moment).


Je me fais recruter pour animer la déambulation organisée par le Carambal pour la fête de la musique (une quinzaine de chanson à la danse pour dans deux semaines ? Piece of cake (en fait non pas du tout)). J'aide à recharger les instruments dans la voiture de Wirggy puis retour maison et dodo.

Mercredi 8 juin
Toujours difficile de se motiver pour aller à un boulot insipide après une soirée de concert, mais enfin c'est ça qui paye le loyer. J’hésite a aller à une manifestation contre cette stupide loi travail, hier un des membres de la compagnie jolie môme a été arrêté et l'accord trouvé il y a peu de temps pour les intermittents est bloqué par le medef, encore des raisons supplémentaire d'en avoir marre s'il nous en fallait. Sauf que je dois absolument repasser par Créteil pour récupérer deux colis qui sont à deux doigts de repartir dans l'autre sens sinon (des vinyles de collectage, ce serai quand même dommage). C'est ça qui me fait me rendre compte que je suis crevée, vraiment et que je dois faire une pause (ce soir donc) + l'heure qui fait que je risque d'arriver trop tard pour la manif, je reste finalement chez moi (en me sentant coupable). Je transfère (enfin) les enregistrement de Bovel sur mon ordinateur, il y aura du tri à faire mais je retrouve déjà quelques morceaux intéressants. Je passe en cuisine quand monMari arrive (et je fais une recette pour "cuisinons nos livres"), monsieur n'a pas le moral et je lui propose de nous choisir un film qui le lui remontera. Ce sera "les mondes de Ralph", drôle, émouvant, remonte moral, tout ce dont nous avons besoin ce soir (du pain et des jeux me direz-vous ? Oui sans doute, j'en ai conscience). Puis dodo tôt ce coup-ci, 23h est tout juste passé.

Jeudi 9 juin
Des fraises au petit déjeuner, je ne vais pas me plaindre si ça devient une habitude le temps de la saison. J’écoute les vinyles récupérés hier. Un son de très bonne qualité pour des disques de collectage. Au boulot comme souvent tout s'agite en même temps (c'est les jeudis je crois...). En sortant du boulot je pars à la recherche d'un cadeau pour Dame Léo, ça finira encore en BD cette histoire. Puis direction le cours de chant indien, nous bossons les ornementation sur Bhoopali et profitons d’être sur une gamme pentatonique pour travailler notre ambitus (et le non-passage en voix de tête en ce qui me concerne). En sortant j'embarque Brigitte avec moi au Quiet man, le temps avant de manger un Shawarma et on y est. Ambiance radicalement différente de la semaine dernière, il n'y a que des gens qui sont là pour la session et l’écoute est de telle qualité que je commence directement pour ma part par une chanson longue (le collectage dure 8min50, oui oui, et je ne la chante pas raccourcie, mais l'histoire est chouette). Avec Wirggy on commence à préparer les chansons pour la déambulation de la fête de la musique, à nous deux on devrait en avoir suffisamment. Sur le chemin du retour, bouchons et routes fermées, à 1h du matin quand tu n'aspire qu'à voir ton lit, c'est rageant.