jeudi 30 juillet 2015

Stupeur et tremblements

D'Amélie Nothomb, j'avais déjà lu pas mal de roman, mais jamais le pourtant célébrissime Stupeur et tremblements. Voila qui est désormais chose faite. L'histoire tout le monde la connait, il s'agit de décrire comment la narratrice belge dégringole consciencieusement les échelons de la hiérarchie d'une entreprise japonaise, jusqu'au poste peu enviable de dame pipi.
Question style on retrouve celui très reconnaissable d'Amelie Nothomb : c'est drôle, plein d’auto-dérision et très rapide à lire. Cela dit, si le roman fait une bonne lecture de plage, je l'ai trouvé assez peu marquant et je ne suis pas sûre d'en retenir grand chose au final, du même auteur, je préfère largement la Métaphysique des tubes ou l’hygiène de l'assassin. Après c'est aussi sans doute parce que je connais un peu le japon et le milieu très particulier du travail qui a cours sur place (ainsi que la très difficile place des femmes dans la société). Quelqu'un dont c'est la première approche du phénomène trouvera sans doute le livre beaucoup plus riche que moi.

"Des jours passèrent encore. J’étais en enfer : je recevais sans cesse des trombes de nombres avec virgules et décimales en pleine figure."

Alphabet costumé : M comme... Marin

Pour le M de l'alphabet costumé, j'ai profité de mes vacances en bord de mer pour camper un Marin breton de circonstance. J'ai donné chaud à mon porte-monnaie pour l'occasion : la marinière, la casquette et les sandales (de la marque La Marine, on ne pourra pas dire que je ne soigne pas les détails) que je porte sont mes achats vestimentaires de l'été.
Comme j'avais le plus beau des décors à disposition, je n'ai pas hésité à en profiter. Je vous laisse donc admirer ces quelques vues du port d'Erquy, sous un temps typique de la Bretagne du nord : un soleil radieux et un ciel de tempête.




mercredi 29 juillet 2015

L'étrange histoire de Benjamin Button

Je garde un bon souvenir du film sorti en 2009 (et que j'avais vu au cinéma à sa sortie). C'est donc assez naturellement que la courte histoire dont il a été tiré a été un des premiers livres que j'ai extrait de ma PÀL.
Si je l'ai beaucoup apprécié, ce dernier est très différent de son adaptation sur grand écran. À tel point en fait, que l'on peut dire que seul le concept de l'age qui se déroule à l'envers et le nom du personnage principal ont été conservés.
Contrairement au film, le livre développe un ton comique et grinçant, se moquant sans ambages de ses personnages et de la société huppée dans laquelle ils évoluent. C'est frais et drôle, mais il est vrai plutôt inadaptable à l’écran en l’état, surtout pour un film à gros budget hollywoodien.
En ce qui concerne l'autre histoire courte du livre, Un diamant gros comme le Ritz (du même Francis Scott Fitzgerald), j'ai été moins convaincue, sans doute parce que j'ai trouvé le concept de base moins intéressant et le personnage principal plus antipathique (et cela alors que Benjamin lui-même n'est pas particulièrement un personnage auquel on s'attache).

"Il n'y avait pas d'erreur : il avait devant les yeux un homme de soixante-dix ans - ou plutôt un bébé de soixante-dix ans, un bébé dont les jambes pendaient de chaque coté du berceau dans lequel il reposait."

Vice-versa

J'ai profité de mes vacances en Bretagne pour aller au cinémas (ça faisait longtemps). Comme ça faisait envie à toute la famille, nous avons été voir le dernier PIXAR. De mon coté, la bande annonce m'avais beaucoup fait rire mais je doutais de l'extension du concept (les sentiments personnalisés qui "pilotent" les humains) sur 1h30 de film. J'avais tord.
Clairement j'ai adoré. J'ai beaucoup rit, j'ai aussi pleuré (2 fois) (pour le second point ça n'a pas été le cas des personnes qui m'accompagnaient mais il faut dire que "l'enfance perdue" est un sujet qui m'est personnellement sensible).
La double aventure que nous présente le film (celle de la jeune Riley et celle de ses "personnages-sentiments") rebondit sans cesse et nous tient en haleine tout le long. Les enfants y trouveront leur compte même si ce sont les adultes qui s’éclateront sans doute le plus (comme souvent chez PIXAR).
Une nouvelle fois le tour de force du studio est de s'emparer d'un sujet pas facile facile (la complexification inévitable de la vie lorsque l'on grandit) pour en faire un film qui à la fois divertit et à la fois fait du bien plus profondément à son spectateur (en soulevant le problème et en l'amenant à sa résolution). Bref un film à mettre sous tous les yeux, sans aucune réserve.

mardi 28 juillet 2015

Alphabet costumé : L comme... Lectrice

Pour le L de l'alphabet costumé, Dame Léo et moi avions la même idée, mais nos réalisations sont on ne peut plus différentes. Là où elle a choisi la version contemporaine et dématérialisée, je me suis de mon côté basée sur le trop plein de livres que révèle mon appartement, d'autant plus évident en ce moment que nous faisons quelques travaux et avons donc dut rapatrier la parties des livres stocké au  salon dans la chambre. Résultat : il y en a partout.
Pour moi la conclusion de ces photos sera que j'ai bien l'air sérieuse quand je lis, à moins que ça ne soit l'effet "lunettes". (Ah oui et je porte deux tenues différentes, c'est normal car il y a en fait eu deux séances photos cette fois-ci).




lundi 27 juillet 2015

La mécanique du saut

J'ai reçu La Mécanique du saut dans le cadre d'une opération mass critique se Babelio. À la lecture du résumé je m’étais demandée s'il s'agissait ou non d'un recueil de nouvelles, il s'est avéré que oui. Le bon plan pour une lecture de vacances pouvant être à tout moment interrompue par des cris d'enfant ou un appel du ventre impromptu.
Le point commun entre les différents récits qui composent le recueil ? C'est glauque à tout les étages. L'alcool coule à flots, les personnages sont superficiels et désespérés, ils se débattent dans des environnements ou l'injustice est une constante et la morale une bagatelle que l'on brade. Bref c'est franchement pas gai et pas à mettre entre toutes les mains. Cela dit, personnellement j'ai pas mal aimé. Grâce notamment à un style qui s'avère plutôt bon et à des personnages qui, malgré leur coté un peu "bas de plafond" sont suffisamment fouillés pour qu'on s'attache à chacun d'entre eux, même ceux dont les actions sont assez clairement répréhensibles en terme de moralité ou de loi. Leurs déboires inspirent alors plutôt la pitié et leurs erreurs la sympathie puisqu'on les comprend. Dernier bon point, au niveau de la qualité, c'est très homogène sur l'ensemble des nouvelles, ce qui est assez rare et très appréciable.

"Il m'a demandé si j'acceptais les dollars. "Allonge !" J'ai répondu. Je transpirais à grosses gouttes à cause de plein de choses, l'alcool, la répulsion, l'argent, l'excitation."

samedi 11 juillet 2015

Je ne suis pas très productive.... et ça ne va pas s'arranger

Le mois de juin n'a pas été très productif pour le blog, et il en sera certainement de même pour juillet. La faute à pleins d'occupations exterieures et au vide d'inspiration crée par la fin de mon récit d'Islande.
Je fais même une pause sur l'alphabet costumé, tout simplement parce que je pars en vacances, sans ordinateur et sans réelle connection internet pendant les deux prochaines semaines.
Je pense a vous quand même et je vais me debrouiller pour avoir plein de choses à raconter en rentrant. Et puis promis, plus d'un an plus tard, je finirai de vous raconter mon mariage...