Vendredi 16 décembre
Ce soir j'ai rendez-vous pour l'exposition Le Corps en mouvement au musée du Louvre avec Dame Leo et Leen mais comme j'ai pas mal d'avance je me retrouve à faire les courses de Noël qu'il nous manque (je suis presque à jour, je vais finir par y arriver). L'expo est très intéressante quoique trop courte à mon gout. Certains cartels proposent même des fac-similés des œuvres mettant en évidence leurs traits de construction ce qui est une bien riche idée.
En sortant direction la MJC du borrego pour le bal mensuel de l'association la Bourrache avec le groupe Trio t'en bal. Le groupe propose une musique qui ne fait pas d’esbroufe mais est très agréable et confortable à danser. Comme on est tous les deux crevés on ne rentre pas trop trop tard.
Samedi 17 décembre
Le réveil sonne bien plus tard que la semaine mais il a la mauvaise idée de sonner quand même. Rendez-vous avec les Conteuses de pas chez Clémence pour répéter avant notre date de ce soir. Mais on commence par déjeuner d'un poulet rôti du marché avant toute chose. La répète se passe plutôt bien et puis on embarque toutes dans la voiture de Wirggy, rebaptisée Conteuse-de-pas-mobile pour sa capacité à nous permettre d'y rentrer toutes et avec les instruments en sus. Direction les 3 Arts pour installation et balances. Puis on dine du fameux (et très bon) Kig ar farz du lieu avant de monter sur scène. On fait une quarantaine d'entrées ce qui pour le lieux est assez idéal, c'est à dire que c'est plein mais que l'on a encore la place de danser. On fini fatiguées mais ravies puis on rentre se mettre au lit car demain il faut encore chanter.
Dimanche 18 décembre
Debout péniblement vers 9h30 car je dois être à 11h30 dans le nord de Paris. Et oui ce midi les Conteuses de pas passent à la radio ! Nous avons été invitées par l'émission Folk à lier à faire une interview et un mini concert. C'est un peu stressant car c'est un exercice auquel nous ne nous étions jamais prêtées mais c'est assez enthousiasmant. Comme Thierry, qui anime l’émission, aime plutôt ce que l'on fait, il reste gentil avec nous. Sans juste nous passer de la crème (ce serait chiant), il nous pose des questions intéressantes et non galvaudées mais sans nous pousser dans nos retranchements. Du coup ça se passe très bien et malgré les pains dus aux changements de température subis par la harpe entre l'hiver de dehors et le studio surchauffé, nous en ressortons assez satisfaites (pour écouter c'est là). On assiste à la seconde partie d’émission avec Tiennet Simonnin avec plaisir et on prend rendez-vous pour revenir à l’émission à la sortie de notre disque. Après un brunch dans un resto du coin (bon mais cher pour ce que c'est (un brunch quoi !)) Je prends la direction de Montigny-sur-Loing malgré les problèmes de train. Ce soir c'est la soirée de clôture du semestre de chant indien. On était sensés commencer tôt, mais comme souvent ce n'est pas le cas. Le repas traine en longueur mais on trouve quand même le temps de chanter un peu puis il faut rentrer. Je n'avais pas anticipé à quel point c’était loin et je me retrouve à devoir faire se relever monMari car je n'ai plus de métro. J'ai un peu honte mais comme il est adorable il ne m'en veut même pas.
Lundi 19 décembre
Dernière semaine de boulot avant mes quelques jours de vacances. C'est pas la grand forme mais je tiens le coup. J’écoute le podcast de l’émission d'hier et c'est une fort bonne surprise, on est posées, drôles et ce que l'on raconte est intéressant. Je suis fière de nous. Musicalement il y a des pains mais il y a de l’énergie et du plaisir communicatif. Globalement c'est donc une très bonne prestation (je me lance des fleurs si je veux). Je trouve le cadeau de Noël de ma mamie, bon les cadeaux c'est presque bouclé du coup. Ce soir c'est répète. On est toutes un peu crevées mais il faut avancer dans la préparation du CD, y a pas le choix. Et d'ailleurs ça avance bien cette fois, je crois que le retour sur scène de ce week-end nous à fait du bien à toutes. On termine la repet par l'étude des soucis de ma-vielliste-chérie avec ses "é" et ses "è", le chant s'apparente parfois à l'orthophonie. Je rentre et je m’écroule de sommeil.
Mardi 20 décembre
Aujourd'hui c'est catalogue de voyage. Après le boulot je rentre goûter puis c'est l'heure de la séance de sport. En prenant au pif mon cours de gym je tombe sur de la gym douce pour étirer et renforcer le dos, hyper approprié, ça fait du bien. En rentrant ce sera omelette car il reste plein d’œufs dans le frigo. Un peu de youtube, un peu de lecture et dodo.
Mercredi 21 décembre
C'est aujourd'hui le jour le plus court de l'année, mais aussi celui ou les jours commencent à se rallonger. Pour fêter le solstice, Clémence nous à proposé de venir avec elle a une séance de danse des 5 rythmes. On se retrouve donc à Montreuil après le boulot (et une chasse aux cadeaux pour ma part). On dine chez un japonais avant d'aller au cours puis on débarque. Le temps de se changer et nous voici sur la piste avec 80 autres personnes. Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ai autant de monde et, même si la salle est grande, on se retrouve un peu serrés. Après la danse des 5 rythmes c'est simple, tu danses comme tu veux du moment que tu suis la musique et que tu ne t’arrête jamais. Musique qui prendra 5 rythmes l'un après l'autre donc donc. Le prof donne quelques indications au micro mais rien de contraignant et rien que tu ne sois obligé de suivre de toute manière. Bref ça s'apparente vraiment à du travail de transe. Ce soir il y a deux "vagues" donc deux suites de 5 rythmes. J'ai beaucoup de mal sur la deuxième car je suis déjà très fatiguée (honnêtement pour moi une aurait déjà suffit). Je sens mon corps qui tire et je me dis que demain ce ne sera pas la grande joie. En rentrant je me dis que je dois prendre une douche avant de me coucher afin de détendre mes muscles endoloris mais comme j'ai du mal à me motiver je lis et je me couche encore plus tard. Pas très malin.
Jeudi 22 décembre
Je me rendors après mon réveil et émerge en catastrophe à 9h30. Comme j'ai pris une douche hier soir je peux au moins sauter dans mes vêtements et filer pour limiter mon retard mais mon corps est lourd et peine sérieusement à me suivre, conséquence d'hier je suppose. Au boulot forcement ma chef est absente donc il y a plein de boulot urgent, allez savoir pourquoi mais c'est toujours comme ça. Résultat je reste jusqu’à 19h. Ensuite je file chez Wirggy pour le diner. Ce sera lasagne maison (en fait ça à l'air facile à faire, il faudrait vraiment que j'essaye). monMari amène Pristy-cat qui passe en mode exploration tout de suite (c'est à dire qu'elle fouille l'appart le nez au sol et se débat si on veut l’empêcher de faire quoi que ce soit d'autre). J'arrive quand même à lui faire un câlin avant de rentrer me coucher (tôt) en la laissant là pour une petite semaine.
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lundi 16 janvier 2017
jeudi 12 janvier 2017
La vie pas à pas 2016 #50
Vendredi 9 décembre
Après le boulot direction mon magasin de BD préféré pour les premiers achats de cadeaux de Noël (oui je suis bien en retard). En rentrant je descends chercher le sapin de Noël à la cave puisque j'y suis et je le décore pour pouvoir mettre les premiers cadeaux dessous. Quand monMari rentre il a la surprise et moi je suis fière de moi. Objectif du week-end, se coucher tôt car le réveil sonne plus tôt encore que la semaine sur ces deux jours à venir.
Samedi 10 décembre
Réveil très tôt. MonMari me dépose chez sa sœur qui m’emmène sur le chantier de leur maison. Objectif du jour, casser ce qui reste à casser. Enlevage de carreaux de carrelage, découpe de mur, on avance bien mais c'est long car il y a beaucoup à faire. Le soir diner chez mes beaux parents avant de rentrer, tôt parce qu'on est crevés.
Dimanche 11 décembre
Levé tôt, je dois être à 9h du coté de porte d'Italie mais j'y serai plutôt à 9h30. Car aujourd'hui (et hier) c'est la premier Convention du costume parisienne, et je n'ai que ma matinée pour en profiter. Difficile de choisir quoi voir entre les conférences, les tables rondes, les ateliers et les démonstrations. Sur le créneaux de 10 à 11h, j'ai décidé d'assister à l'atelier de head-band tribal. En une heure pas le temps de faire grand chose donc je repart avec ma réalisation à peine entamée mais j'ai au moins les trucs et astuce pour continuer et tout le matériel qu'il faut pour finir. Un petit tour au marché et une photo plus tard, j'emprunte de l'aide pour me changer (je suis venue costumée et impossible de me changer seule avec tous ces petits boutons dans le dos) et je file.
Je suis en retard pour mon rendez-vous avec Môman à Montparnasse mais elle a trouvé à s'occuper avec le marché de Noël installé devant la gare. Ce sera crêperie ce midi vu qu'on est dans le quartier ou il y a une crêperie tous les 10 mètres puis on reprend le métro pour le musée Rodin. Il y a pas mal de monde à l'exposition sur la porte de l'enfer, à raison car l'exposition elle-même est très intéressante, même si on y apprends que l'on observera toujours une œuvre qui n'a jamais été achevée, la quantité de travail effectuée dessus est proprement hallucinante, et elle est le creuset d'une bonne partie des autres œuvres de l'artiste qui l'ont pourtant dépassées en notoriété tel que le penseur ou le baiser. En sortant de l'expo on se dirige naturellement vers la version en bronze de la porte qui trône dans le parc et je m'approche pour l'observer en détail. Tant pis pour ceux qui la prennent en photos sous toutes ses coutures et que je gêne sans doute, c'est une sculpture qui se regarde de prêt, même si de cette manière elle donne un torticolis.
Il est déjà temps de filer, direction le cours mensuel de Catherine Perrier. J'avais réclamé des menteries et une de celle que l'on fait se trouve avoir été collectée dans le village de mes grands parents, voila qui est drôle. Môman arrive à suivre sans problème et mémorise certaines mélodies plus vite que moi. Une fois fini nous retrouvons Sœur pour prendre l’apéro, rejoins rapidement par monMari qui était lui sur le chantier de la maison de sa sœur aujourd'hui aussi. On s'arrête au japonais en rentrant, pour des raison de flemme de ma part (de faire à manger). Comme d'habitude on ne fini pas, ça nous fera de quoi déjeuner demain.
Lundi 13 décembre
Me voila à faire une traduction de brochure en chinois... un tour à Artisans du monde pour certains des cadeaux de Noël. Puis soirée chez Clémence pour travailler spécifiquement sur le chant pour le CD des conteuses. J'ai un problème technique sur une chanson où je fais la moitié mieux assise et l'autre moitié mieux debout. Comment régler ce problème est un mystère. Rentrée tard par le RER c'est long.
Mardi 13 décembre
Je reste un peu plus tard au boulot puisque l'on enchaine directement sur la soirée des 130 ans de l'entreprise. Ça se déroule au Kare à Boulogne. Une bonne partie des employés est là ainsi que pas mal de clients. Le traiteur est bon, l'endroit sympas. Bien sur c'est aussi une occasion de mettre en valeur la boite donc il faut faire un peu de commercial mais ce n'est pas quelque chose avec lequel j'ai trop de mal. Entre l’apéro et de diner, enfin pardon entre le cocktail et l’apéro dinatoire, une présentation de l'entreprise sous forme de deux films réalisés par un collègue et une table ronde ou des clients complimentent l'entreprise constitue le cœur de la soirée. Bon tout se passe bien et tout le monde à l'air content. Le champagne et le vin blanc sont bon. Par contre c'est loin et quand en rentrant j'ai encore les encombrants à descendre je ne suis pas vraiment au summum du bonheur...
Mercredi 14 décembre
Ce soir c'est sport mais comme cette fois je suis toute seule, ça me prend un moment de me motiver. J'y vais en courant, par contre je renonce à la fin de ma séance pour je pas attendre 15 minutes qu'une salle se libère. En rentrant c'est croques-monsieur devant la fin de la saison 4 de Once upon a time.
Jeudi 15 décembre
Après le boulot je pars faire quelques magasins pour les cadeaux de Noël, ça avance doucement. Au chant indien on fait un tarana en Puriya Dhanashree et on parle un peu politique. Je vais chercher un diable que V. me prête gentiment au quiet mais je ne reste pas, trop fatiguée je rentre avec monMari qui de toute manière ne trouvait pas de place dans le quartier. On regarde un peu du Fossoyeur de film puis on fait dodo.
Après le boulot direction mon magasin de BD préféré pour les premiers achats de cadeaux de Noël (oui je suis bien en retard). En rentrant je descends chercher le sapin de Noël à la cave puisque j'y suis et je le décore pour pouvoir mettre les premiers cadeaux dessous. Quand monMari rentre il a la surprise et moi je suis fière de moi. Objectif du week-end, se coucher tôt car le réveil sonne plus tôt encore que la semaine sur ces deux jours à venir.
Samedi 10 décembre
Réveil très tôt. MonMari me dépose chez sa sœur qui m’emmène sur le chantier de leur maison. Objectif du jour, casser ce qui reste à casser. Enlevage de carreaux de carrelage, découpe de mur, on avance bien mais c'est long car il y a beaucoup à faire. Le soir diner chez mes beaux parents avant de rentrer, tôt parce qu'on est crevés.
Dimanche 11 décembre
Levé tôt, je dois être à 9h du coté de porte d'Italie mais j'y serai plutôt à 9h30. Car aujourd'hui (et hier) c'est la premier Convention du costume parisienne, et je n'ai que ma matinée pour en profiter. Difficile de choisir quoi voir entre les conférences, les tables rondes, les ateliers et les démonstrations. Sur le créneaux de 10 à 11h, j'ai décidé d'assister à l'atelier de head-band tribal. En une heure pas le temps de faire grand chose donc je repart avec ma réalisation à peine entamée mais j'ai au moins les trucs et astuce pour continuer et tout le matériel qu'il faut pour finir. Un petit tour au marché et une photo plus tard, j'emprunte de l'aide pour me changer (je suis venue costumée et impossible de me changer seule avec tous ces petits boutons dans le dos) et je file.
© Caw photo - Décors Hydragency
Il est déjà temps de filer, direction le cours mensuel de Catherine Perrier. J'avais réclamé des menteries et une de celle que l'on fait se trouve avoir été collectée dans le village de mes grands parents, voila qui est drôle. Môman arrive à suivre sans problème et mémorise certaines mélodies plus vite que moi. Une fois fini nous retrouvons Sœur pour prendre l’apéro, rejoins rapidement par monMari qui était lui sur le chantier de la maison de sa sœur aujourd'hui aussi. On s'arrête au japonais en rentrant, pour des raison de flemme de ma part (de faire à manger). Comme d'habitude on ne fini pas, ça nous fera de quoi déjeuner demain.
Lundi 13 décembre
Me voila à faire une traduction de brochure en chinois... un tour à Artisans du monde pour certains des cadeaux de Noël. Puis soirée chez Clémence pour travailler spécifiquement sur le chant pour le CD des conteuses. J'ai un problème technique sur une chanson où je fais la moitié mieux assise et l'autre moitié mieux debout. Comment régler ce problème est un mystère. Rentrée tard par le RER c'est long.
Mardi 13 décembre
Je reste un peu plus tard au boulot puisque l'on enchaine directement sur la soirée des 130 ans de l'entreprise. Ça se déroule au Kare à Boulogne. Une bonne partie des employés est là ainsi que pas mal de clients. Le traiteur est bon, l'endroit sympas. Bien sur c'est aussi une occasion de mettre en valeur la boite donc il faut faire un peu de commercial mais ce n'est pas quelque chose avec lequel j'ai trop de mal. Entre l’apéro et de diner, enfin pardon entre le cocktail et l’apéro dinatoire, une présentation de l'entreprise sous forme de deux films réalisés par un collègue et une table ronde ou des clients complimentent l'entreprise constitue le cœur de la soirée. Bon tout se passe bien et tout le monde à l'air content. Le champagne et le vin blanc sont bon. Par contre c'est loin et quand en rentrant j'ai encore les encombrants à descendre je ne suis pas vraiment au summum du bonheur...
Mercredi 14 décembre
Ce soir c'est sport mais comme cette fois je suis toute seule, ça me prend un moment de me motiver. J'y vais en courant, par contre je renonce à la fin de ma séance pour je pas attendre 15 minutes qu'une salle se libère. En rentrant c'est croques-monsieur devant la fin de la saison 4 de Once upon a time.
Jeudi 15 décembre
Après le boulot je pars faire quelques magasins pour les cadeaux de Noël, ça avance doucement. Au chant indien on fait un tarana en Puriya Dhanashree et on parle un peu politique. Je vais chercher un diable que V. me prête gentiment au quiet mais je ne reste pas, trop fatiguée je rentre avec monMari qui de toute manière ne trouvait pas de place dans le quartier. On regarde un peu du Fossoyeur de film puis on fait dodo.
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jeudi 28 mai 2015
Exposition Jeanne Lanvin
Il y a peu je suis retournée au Palais Galliera (qui va finir par devenir le musée que je fréquente le plus régulièrement) pour admirer l'exposition Jeanne Lanvin.
La couturière, dont la maison reste aujourd'hui célèbre grâce aux mains d'autres talents, à exercé son art dans la première moitié du 20ème siècle. Les modèles présentés sont donc anciens et fragiles et j'avoue que je ne m'attendais pas à les trouver à la fois aussi nombreux et dans un aussi bon état de conservation. Comme d'habitude chez Galliera la scénographie proposée est très confortable et permet de voir les pièces sous toutes leurs coutures, celles dont on ne peut pas faire le tour étant présentées juxtaposées à des miroirs. Vu la fragilité et l'âge des vêtements, une partie assez importante en est présenté sous verre (mais pas tous ce qui est déjà osé), et certains sont présentés à plat, un miroir en biseau permet alors de voir leur effet global, mais on peut aussi selon son envie, coller le nez sur la vitre pour observer les détails des ornements.
Ah les ornements justement parlons-en ! Des broderies, des galons, des perlages, c'est une débauche de décorations tout en finesse sur chaque vêtement. Le tout réalisé à la main au vu les techniques disponibles à l’époque de la confection. Chaque pièce est dans ce sens un véritable chef d’œuvre d'artisanat. Ajoutez à cela la préciosité des matières, les multiples influences stylistiques (on est en plein dans la période des "arts déco", pendant laquelle l'on découvre et intègre les esthétiques des cultures non occidentales) qui donnent à chaque pièce une résonance particulière et vous comprendrez que je suis sortie de là avec des étoiles plein les yeux, qui n’étaient pas dues qu'au choc de la lumière du jour après la pénombre de l'exposition.
La couturière, dont la maison reste aujourd'hui célèbre grâce aux mains d'autres talents, à exercé son art dans la première moitié du 20ème siècle. Les modèles présentés sont donc anciens et fragiles et j'avoue que je ne m'attendais pas à les trouver à la fois aussi nombreux et dans un aussi bon état de conservation. Comme d'habitude chez Galliera la scénographie proposée est très confortable et permet de voir les pièces sous toutes leurs coutures, celles dont on ne peut pas faire le tour étant présentées juxtaposées à des miroirs. Vu la fragilité et l'âge des vêtements, une partie assez importante en est présenté sous verre (mais pas tous ce qui est déjà osé), et certains sont présentés à plat, un miroir en biseau permet alors de voir leur effet global, mais on peut aussi selon son envie, coller le nez sur la vitre pour observer les détails des ornements.
Ah les ornements justement parlons-en ! Des broderies, des galons, des perlages, c'est une débauche de décorations tout en finesse sur chaque vêtement. Le tout réalisé à la main au vu les techniques disponibles à l’époque de la confection. Chaque pièce est dans ce sens un véritable chef d’œuvre d'artisanat. Ajoutez à cela la préciosité des matières, les multiples influences stylistiques (on est en plein dans la période des "arts déco", pendant laquelle l'on découvre et intègre les esthétiques des cultures non occidentales) qui donnent à chaque pièce une résonance particulière et vous comprendrez que je suis sortie de là avec des étoiles plein les yeux, qui n’étaient pas dues qu'au choc de la lumière du jour après la pénombre de l'exposition.
Parfois les pièces sont placées en regard de documents qui ont influencés leur création (carnet de modèle de broderie,
croquis de mode) ou en ont découlés (ici le tableau d'une cliente de la maison Lanvin portant la robe exposée).
croquis de mode) ou en ont découlés (ici le tableau d'une cliente de la maison Lanvin portant la robe exposée).
De l'or, des perles brillantes : les robes sont précieuses et ne s'en cachent pas.
L'influences du japon est bien visibles sur les robes de droite.
Et voila les fameuses broderies de perle. L'une des raison pour lesquelles certaines robe étaient présenté à plat
vient du poids important généré par cette technique.
Jeanne Lanvin
Au Palais Galliera - Musée de la mode de la ville de Paris
10 av. Pierre Ier de Serbie - 75016 PARIS
vient du poids important généré par cette technique.
Jeanne Lanvin
Au Palais Galliera - Musée de la mode de la ville de Paris
10 av. Pierre Ier de Serbie - 75016 PARIS
10, Avenue Pierre-1er-de-Serbie, 75116 Paris
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http://www.palaisgalliera.paris.fr/fr/informations-pratiques/preparer-sa-visite-documents-telecharger-achats-de-billets-en-ligne#sthash.63xkpyU4.dpuf
musée de la Mode de la Ville de Paris
10, Avenue Pierre-1er-de-Serbie, 75116 Paris - See more at: http://www.palaisgalliera.paris.fr/fr/informations-pratiques/preparer-sa-visite-documents-telecharger-achats-de-billets-en-ligne#sthash.63xkpyU4.dpuf
Jusqu'au 23 août 2015 10, Avenue Pierre-1er-de-Serbie, 75116 Paris - See more at: http://www.palaisgalliera.paris.fr/fr/informations-pratiques/preparer-sa-visite-documents-telecharger-achats-de-billets-en-ligne#sthash.63xkpyU4.dpuf
mardi 28 avril 2015
Musée de l'histoire de l'immigration : Repères & Fashion mix
Depuis son ouverture, je ne m’étais encore jamais rendue au musée de l'histoire de l'immigration. Pourtant il s'agit sans doute du musée parisien le plus proche de chez moi vu qu'il se trouve à Porte Dorée (j'habite Créteil, pour venir à Paris je passe par Porte Dorée). Il a fallu une exposition sur la mode co-organisée par le Palais Galliera, dont j’apprécie en général beaucoup les évenements, pour que je me décide enfin.
Première surprise, le bâtiment : immense, massif, ultra décoré. S'il a un coté un peu kitch et vieillot (il fait très "exposition universelle", et pour cause), il est un écrin original et lumineux. La lumière entre à flot par de multiples puits et on a vraiment l'impression d'un bâtiment qui respire, la grandeur des espaces intérieurs et la décoration chargé se compensant pour donner un rendu qui n'est ni oppressant, ni écrasant mais juste impressionnant. A titre de comparaison le château de Versailles me fait la même impression, les proportions sont si grandes qu'avec une décoration plus légère on s'y sentirait perdu, la décoration est si chargée que dans des pièces plus petites on se sentirait oppressé.
Côté exposition avec Miss Coco nous avons commencé par la permanente avant de nous attaquer à Fashion Mix pour laquelle nous étions venues. L'exposition permanente est extrêmement bien faite et intéressante et je la conseille à tous.
Divisée en différents thème (le voyage, le logement, le travail, etc) et intitulée Repères, elle présente à la fois des faits historiques (différentes vagues de migrants et leurs raisons, conditions de logement des arrivants, mesures gouvernementales, etc), des témoignages de migrants, souvent accompagnés d'objets qui ont eu leur importance dans leur histoire personnelle, et des œuvres d'art contemporain traitant du sujet. Le tout dégage une grande cohérence, les différents objets et textes se répondant les uns aux autres et s'enrichissant mutuellement pour brosser par touches fines un tableau global de la complexité et de la richesse des mouvements de populations et de leurs effets.
Première surprise, le bâtiment : immense, massif, ultra décoré. S'il a un coté un peu kitch et vieillot (il fait très "exposition universelle", et pour cause), il est un écrin original et lumineux. La lumière entre à flot par de multiples puits et on a vraiment l'impression d'un bâtiment qui respire, la grandeur des espaces intérieurs et la décoration chargé se compensant pour donner un rendu qui n'est ni oppressant, ni écrasant mais juste impressionnant. A titre de comparaison le château de Versailles me fait la même impression, les proportions sont si grandes qu'avec une décoration plus légère on s'y sentirait perdu, la décoration est si chargée que dans des pièces plus petites on se sentirait oppressé.
L'extérieur du palais - Photo : © Cyril Sancereau
Le forum et ses fresques sur 4 étages - Photo : ® Lorenzo
Côté exposition avec Miss Coco nous avons commencé par la permanente avant de nous attaquer à Fashion Mix pour laquelle nous étions venues. L'exposition permanente est extrêmement bien faite et intéressante et je la conseille à tous.
Divisée en différents thème (le voyage, le logement, le travail, etc) et intitulée Repères, elle présente à la fois des faits historiques (différentes vagues de migrants et leurs raisons, conditions de logement des arrivants, mesures gouvernementales, etc), des témoignages de migrants, souvent accompagnés d'objets qui ont eu leur importance dans leur histoire personnelle, et des œuvres d'art contemporain traitant du sujet. Le tout dégage une grande cohérence, les différents objets et textes se répondant les uns aux autres et s'enrichissant mutuellement pour brosser par touches fines un tableau global de la complexité et de la richesse des mouvements de populations et de leurs effets.
Une vue générale de l'exposition. Photo : ©Mathieu Nouvel
Le carnet de souvenirs de la mère d'Alexis Vorontzoff - Photo : Lorenzö ©
Road to exile (2008) - Barthélémy Toguo - Photo :©ADAGP
Pour ce qui est de l'exposition Fashion Mix elle est également à voir (vous avez encore un peu de temps d'ici le 31 mai), même si elle m'a un peu moins impressionnée. Comme toujours avec les expositions proposés par le Palais Galliera (même si on est dans le cas d'une exposition "hors des murs", on sent bien la patte du musée), les modèles sont nombreux et exposés a porté de main, un choix courageux et essentiel quand il s'agit d'apprécier la matière des vêtements présentés.
Par contre, cette fois-ci, j'ai trouvé que l'on manquait un peu d'explications, surtout sur le début de l'exposition. J'ai bien compris que la juxtaposition de certaines pièces devaient faire ressortir un sens stylistique commun au-delà des mots mais je n'ai pas toujours réussi à mettre le doigt dessus. Les seuls cartels présents étant des biographies des couturiers auteurs des tenues, ils ne m'ont pas été d'une grande aide. Après je commençai à être fatiguée au bout de deux bonnes heures dans le musée et ça n'a sans doute pas aidé.
Photo : © Caroline Chenu
Photo : © Caroline Chenu
Musée de l'histoire de l'immigration
Palais de la Porte Dorée - 293 Avenue Daumesnil, 75012 Paris
Palais de la Porte Dorée - 293 Avenue Daumesnil, 75012 Paris
Fashion Mix - jusqu'au 31 mai 2015
Pour aller plus loin, ou si vous n'avez pas l'occasion de venir sur Paris prochainement, le site du musée est extrêmement bien fait et répertorie de nombreuses histoires de migrants sous forme de documents visuels et auditifs, un vrai travail de documentation dans lequel il y a matière à naviguer des heures entières.
mardi 3 mars 2015
Palais de Tokyo nouvelle version : expositions Takis et Le Bord des mondes
J'aime l'art contemporain.
Enfin pas tout, mais une bonne partie.
Étrangement ce n'est pas une position toujours facile à assumer.
Ce dont il faut se rendre compte c'est qu'il existe un mépris relativement global pour l'art contemporain. N'avez vous jamais entendu quelqu'un dire "à oui l'art comptant pour rien" (Ahahah, je me gausse) ou bien "ça de l'art ? ma petite sœur de 5 ans ferai mieux" ? Si ça ne vous est jamais arrivé c'est que vous devez vivre dans une grotte. D'un autre côté, les quelques personnes que je connais qui aiment l'art contemporain sont souvent un peu perchés, ou branchouilles, ce qui n'aide pas faire la publicité du genre. Ça fait donc un moment que je me dépatouille pour essayer de faire comprendre autour de moi pourquoi je pense qu'il faut être curieux de ce qui se fait, au delà de la classification péjorative qu'on en a développé, même si le monde de l'art est aujourd’hui tellement vaste qu'on ne peut bien sûr pas en apprécier la totalité. En cela je dois dire que je ne me sens aidée ni par les médias, qui sont soit "proches du peuple" et médisants, soit au contraire tellement snobs qu'ils encensent n'importe quoi, ni par les musées, qui soit ne présentent rien du genre, soit le font sans explications aucunes.
Dans mon souvenir le Palais de Tokyo faisait partie de la seconde catégorie. C'était un petit lieu, moitié squat, moitié musée, ultra branchouille, qui présentait des œuvres sans se donner la peine d'expliquer les démarches des artistes, ne donnant donc aucune clef à qui n'avait pas fait d'études d'art pour comprendre et apprécier celles-ci. Du coup lorsque mes beaux-parent m'ont proposés de s'y rendre samedi avant le théâtre, j'ai, sans succès, tenté de les en dissuader.
Sauf que c'est moi qui avait tort. Le palais n'est en effet plus du tout le même que celui de mes souvenirs, et ce apparemment depuis sa réouverture en 2012. Je suis donc très heureuse de vous annoncer que la ville de Paris possède dorénavant un vrai musée d'art contemporain, que je vais m'empresser de vous conseiller de visiter.
Première surprise à l'arrivée, il y a la queue et du monde à l'intérieur (oui avant 2012 le palais de Tokyo, c'était le musée vide par excellence).
Deuxième surprise, la surface intérieure à doublée, la raison : le sous-sol est utilisé.
Troisième surprise, c'est beaucoup plus "muséal", il y a des contrôleurs, des surveillants de salle en uniformes et la vente de billet ne prend plus place dans une guérite grillagée. Pour le coup, ça perd un peu de son charme, mais bon.
Quatrième surprise, il y a de vrais panneaux explicatifs expliquant la démarche des artistes et les replaçant dans leur contexte (et c'est là le gros gros plus de cette nouvelle version).
J'y ai vu deux exposition, une que je ne vous détaillerai pas parce qu'elle est sympas mais sans plus (et que cet article est déjà trop long et pas encore fini). Et une que je dois vous conseiller d'aller voir : Le bord des mondes.
Le principe de l'exposition ? Elle présente des œuvres qui n'ont pas été crées pour "être de l'art". Les hommes et femmes qui les ont produites ne se sentaient pas particulièrement artistes, n'avaient pas d'ambitions de ce genre. S'ils les ont crées, c'est pour répondre à un autre besoin, un besoin plus profond, plus personnel, que ce soit le besoin de liberté, de classification, de recherche, ou d'équilibre mental. Par conséquent, toutes les œuvres ici présentées ont un sens bien plus profond que ce à quoi l'art nous à habitué, et en cela elles sont, selon moi, accessibles au plus grand nombre.
Enfin un art contemporain qui peut tous nous toucher, et faire comprendre au public que non, l'art n'est ni une bulle réservé aux musées, ni un marché sur lequel circulent des sommes abominables pour des tableaux peint avec les pieds. L'art est un besoin de l'homme, et l'art contemporain ce n'est rien d'autre que celui qui se fait aujourd'hui et qui donc répond aux problématiques d'aujourd'hui. Ça n'a par conséquent rien d'un hasard si certaines des œuvres présentés dans cette exposition sont déjà célèbres sur internet, média de notre époque par excellence.
Donc intéressés ou pas par l'art contemporain à la base, courez voir cette exposition, c'est un conseil d'amie.
Enfin pas tout, mais une bonne partie.
Étrangement ce n'est pas une position toujours facile à assumer.
Ce dont il faut se rendre compte c'est qu'il existe un mépris relativement global pour l'art contemporain. N'avez vous jamais entendu quelqu'un dire "à oui l'art comptant pour rien" (Ahahah, je me gausse) ou bien "ça de l'art ? ma petite sœur de 5 ans ferai mieux" ? Si ça ne vous est jamais arrivé c'est que vous devez vivre dans une grotte. D'un autre côté, les quelques personnes que je connais qui aiment l'art contemporain sont souvent un peu perchés, ou branchouilles, ce qui n'aide pas faire la publicité du genre. Ça fait donc un moment que je me dépatouille pour essayer de faire comprendre autour de moi pourquoi je pense qu'il faut être curieux de ce qui se fait, au delà de la classification péjorative qu'on en a développé, même si le monde de l'art est aujourd’hui tellement vaste qu'on ne peut bien sûr pas en apprécier la totalité. En cela je dois dire que je ne me sens aidée ni par les médias, qui sont soit "proches du peuple" et médisants, soit au contraire tellement snobs qu'ils encensent n'importe quoi, ni par les musées, qui soit ne présentent rien du genre, soit le font sans explications aucunes.
Sauf que c'est moi qui avait tort. Le palais n'est en effet plus du tout le même que celui de mes souvenirs, et ce apparemment depuis sa réouverture en 2012. Je suis donc très heureuse de vous annoncer que la ville de Paris possède dorénavant un vrai musée d'art contemporain, que je vais m'empresser de vous conseiller de visiter.
Première surprise à l'arrivée, il y a la queue et du monde à l'intérieur (oui avant 2012 le palais de Tokyo, c'était le musée vide par excellence).
Deuxième surprise, la surface intérieure à doublée, la raison : le sous-sol est utilisé.
Troisième surprise, c'est beaucoup plus "muséal", il y a des contrôleurs, des surveillants de salle en uniformes et la vente de billet ne prend plus place dans une guérite grillagée. Pour le coup, ça perd un peu de son charme, mais bon.
Quatrième surprise, il y a de vrais panneaux explicatifs expliquant la démarche des artistes et les replaçant dans leur contexte (et c'est là le gros gros plus de cette nouvelle version).
J'y ai vu deux exposition, une que je ne vous détaillerai pas parce qu'elle est sympas mais sans plus (et que cet article est déjà trop long et pas encore fini). Et une que je dois vous conseiller d'aller voir : Le bord des mondes.
Le principe de l'exposition ? Elle présente des œuvres qui n'ont pas été crées pour "être de l'art". Les hommes et femmes qui les ont produites ne se sentaient pas particulièrement artistes, n'avaient pas d'ambitions de ce genre. S'ils les ont crées, c'est pour répondre à un autre besoin, un besoin plus profond, plus personnel, que ce soit le besoin de liberté, de classification, de recherche, ou d'équilibre mental. Par conséquent, toutes les œuvres ici présentées ont un sens bien plus profond que ce à quoi l'art nous à habitué, et en cela elles sont, selon moi, accessibles au plus grand nombre.
Enfin un art contemporain qui peut tous nous toucher, et faire comprendre au public que non, l'art n'est ni une bulle réservé aux musées, ni un marché sur lequel circulent des sommes abominables pour des tableaux peint avec les pieds. L'art est un besoin de l'homme, et l'art contemporain ce n'est rien d'autre que celui qui se fait aujourd'hui et qui donc répond aux problématiques d'aujourd'hui. Ça n'a par conséquent rien d'un hasard si certaines des œuvres présentés dans cette exposition sont déjà célèbres sur internet, média de notre époque par excellence.
Donc intéressés ou pas par l'art contemporain à la base, courez voir cette exposition, c'est un conseil d'amie.
Un chidogu de Kenji Kawakami : le parapluie de chaussures
La carte imaginaire du monde de Jerry Gretzinger
Les évadés de savons de Jesse Krimes
Les photographies au microscope de Rose-Lynn Fisher
Le bord des monde
Palais de Tokyo
13 av. du Président Wilson - Paris 16
Jusqu'au 17 mai 2015
mercredi 11 février 2015
Niki de Saint Phalle
Comme je me suis décidée à m'y rendre dans ses tous derniers jours, me voici prête à vous conseiller une exposition qui vient pourtant de se finir. Pourtant je ne me résous pas à faire l'impasse sur le récit de l'exposition consacrée à Niki de Saint Phalle au Grand Palais.
Tout simplement parce que je l'ai beaucoup aimé.
Des différentes périodes de l'artiste, je ne connaissait que les "Nanas" et les "Tirs", ce que j'ai découvert dans ma visite, ce sont toutes ses autres oeuvres et les liens qui existent entres elles. L'art de Niki de Saint Phalle n'est en effet pas figé, il évolue tout au long de sa carrière artistique, en même temps qu'elle-même évolue dans sa personnalité et dans ses opinions.
Et une des opinions qui dirige l'oeuvre de Niki de Saint Phalle est son féminisme. Sauf que celui-ci à bien vieilli, donnant, s'il en était besoin, la confirmation que le contenu des concepts est loin d'etre figé dans le temps. Elle fut de la seconde vague du féminisme (la première ce sont les suffragettes, la troisième celle que nous vivons en ce moment même), celle d'avant les études de genre, celle qui voulait la femme toute puissante, persuadée qu'elle en était que la possibilité d'être mère régi la nature tout entière de la femme, lui donnant créativité et compassion en abondance (oui la seconde vague du féminisme méprise un petit peu les hommes...). Mais même si ce discours est viellot, les oeuvres qu'il a amené l'artiste à produire n'ont elles pas pris une ride. Parce que l'art de Niki de Saint Phale n'est pas seulement une revendication politique, c'est aussi une catharsis, une jubilation, pas étonnant puisque l'art l'a sauvé et sa depression me direz-vous. Et pourtant sur une oeuvre si diversifiée, évoluant sur plus de 40 ans, c'est impressionnant de retrouver ce sentiment sur toute la longeur.
Pour moi il est impossible de rester de marbre devant des oeuvres qui dégagent autant des sentiments et de la personnalité de leur auteur. On a envie de prendre ses "nanas" dans ses bras, de tirer à la carabine sur ses tableaux, de pénétrer dans ses monuments. L'artiste s'est tant donnée à son art, avec un enthousiasme et un abandon si touchant, qu'elle emmène son public avec elle, comme en otage de cette femme à l'univers si riche, si multiple, si torturé et pourtant si jubilatoire.
... et oeuvres à part entière
Tout simplement parce que je l'ai beaucoup aimé.
Des différentes périodes de l'artiste, je ne connaissait que les "Nanas" et les "Tirs", ce que j'ai découvert dans ma visite, ce sont toutes ses autres oeuvres et les liens qui existent entres elles. L'art de Niki de Saint Phalle n'est en effet pas figé, il évolue tout au long de sa carrière artistique, en même temps qu'elle-même évolue dans sa personnalité et dans ses opinions.
Et une des opinions qui dirige l'oeuvre de Niki de Saint Phalle est son féminisme. Sauf que celui-ci à bien vieilli, donnant, s'il en était besoin, la confirmation que le contenu des concepts est loin d'etre figé dans le temps. Elle fut de la seconde vague du féminisme (la première ce sont les suffragettes, la troisième celle que nous vivons en ce moment même), celle d'avant les études de genre, celle qui voulait la femme toute puissante, persuadée qu'elle en était que la possibilité d'être mère régi la nature tout entière de la femme, lui donnant créativité et compassion en abondance (oui la seconde vague du féminisme méprise un petit peu les hommes...). Mais même si ce discours est viellot, les oeuvres qu'il a amené l'artiste à produire n'ont elles pas pris une ride. Parce que l'art de Niki de Saint Phale n'est pas seulement une revendication politique, c'est aussi une catharsis, une jubilation, pas étonnant puisque l'art l'a sauvé et sa depression me direz-vous. Et pourtant sur une oeuvre si diversifiée, évoluant sur plus de 40 ans, c'est impressionnant de retrouver ce sentiment sur toute la longeur.
Pour moi il est impossible de rester de marbre devant des oeuvres qui dégagent autant des sentiments et de la personnalité de leur auteur. On a envie de prendre ses "nanas" dans ses bras, de tirer à la carabine sur ses tableaux, de pénétrer dans ses monuments. L'artiste s'est tant donnée à son art, avec un enthousiasme et un abandon si touchant, qu'elle emmène son public avec elle, comme en otage de cette femme à l'univers si riche, si multiple, si torturé et pourtant si jubilatoire.
Au début ce sont encore des tableaux, mais collé d'objets réels : grains de cafés, bout de plastique...
Et puis ce sont des sculptures faites de toutes ces matières du réel, des mariées, des prostituées, des accouchées, conglomérat de poupons, d'ustensiles de dinette et d'araignées de plastique.
Les tirs, à la fois performance filmées...
Les fameuses "Nana", sans doute ses oeuvres les plus connues
Dont Hon, femme géante et éphémère, dans laquelle on pénétrait par le sexe, pour y trouver, un planétarium,
un bar a milkshake... enfin tout un univers fait femme.
Un art fait qui fini par sortir du musée, pour envahir les jardins et les villes...
... tel le Jardin des Tarots, en Italie, que j'aimerai bien visiter un jour.
Il est dés lors d'autant plus rageant d'entendre, sur les archives de l'ina presentées en regard des oeuvres (excellente idée de scénographie d'ailleurs) les journalistes parler avec condescendance de l'artiste en raison des trois tares impardonnable qu'elle cumule : elle est née femme, elle est née riche, et elle fait de l'art qui n'a pas la bonne idée d'etre figuratif et chiant. Leur mépris suinte dans les reportages et se fait le miroir d'un public qui rejete allègrement ce qui dans l'art ne correspond pas à des codes 100 fois rebattus. Que celui qui n'a jamais entendu quelqu'un dire "et on dit que c'est de l'art ma petite soeur de 3 ans ferai mieux" me contredise donc. Le mepris dont a eté victime Niki de St Phale existe toujours, et sans doute en est elle elle-meme encore victime, et pourtant ses oeuvres touchent le public parce que pour qui sais ouvrir les yeux et sortir de son quand à soi, leur richesse et leur sincérité ne peuvent etre qu'une révélation.
mardi 14 octobre 2014
Le musée Gustave Moreau
Gustave Moreau est un peintre que j'adore, mais je ne savais même pas qu'il avait son musée dédié à Paris avant que mon cousin Vincent ne m'en parle. Heureusement pour moi il l'a fait et je me suis rendue la semaine dernière à ce "musée caché" en compagnie de Dame Léo (qui a été plus rapide que moi à écrire un billet sur le sujet d'ailleurs) et de miss Coco.
Le premier étage est un genre de "musée personnel" de l'artiste, regroupant ses meubles de famille et acquisitions.
S'il parait au départ anecdotique, il révèle en fait beaucoup de la personnalité de l'artiste,
et des influences qu'il a subi.
On arrive au second étage dans un atelier immense et clair,
devant un escalier qui est une pièce de bravoure à lui tout seul,
pour y découvrir une très belle salle d'exposition.
Dés le rez-de-chaussée, un encart vous apprends que le musée à été pensé et créé par l'artiste lui-même sur la fin de sa vie, dans le but d'éviter la dispersion de son oeuvre. Il l'a donc légué à l'État un musée clef en main à sa mort en 1898. La réticence de l'État à accepter le don en question et à ouvrir les portes du musée ensuite, qui se sont traduits par une ouverture quelques 5 ans plus tard en 1903, montre que le peintre se croyait sans doute plus célèbre qu'il ne l'était réellement auprès de ses contemporains. Cela dit, si on peut lui reprocher d'avoir eu la grosse tête, force est de constater qu'il avait sans doute un peu raison. Les peintures de Gustave Moreau sont aussi singulières qu'elles sont extraordinaires.
Les muses quittent Apollon, leur père, pour aller éclairer le monde (détail), 1868
L'apparition (détail), 1874
Hélène glorifiée, 1896
On dit souvent d'un artiste qu'il est plus dessinateur ou plus peintre. On désigne par cela une affinité au trait ou à la couleur. Le premier réflexe devant les tableaux de Gustave Moreau c'est de le classer dans les dessinateurs, notamment lorsque l'on voit les très belles esquisses préparatoires en grand format présentés au musée (au premier étage, très chichement éclairé et que je n'ai donc pas pu prendre en photos, désolée). Et pourtant, lorsque l'on se plonge un peu plus dans son oeuvre on se rends compte que, non content d'être à la fois un peu l'un et un peu l'autre, l'artiste n'a jamais réussi, ni à choisir entre ces deux extrêmes, ni réellement à les concilier. Ainsi ses oeuvres naviguent entre soin méticuleux donné au trait et concentration sur le jeu des couleurs, à tel point que très peu d'entre elles donnent l'impression d'être finies. Ici les couleurs du ciels seront superbes mais les traits du visage à peine esquissés alors que là les bijoux seront parfaitement dessiné sur un fond de couleurs pas vraiment définies. Pour les même raisons on voit souvent cohabiter sur le même tableau des corps modelés de manière très classique, donnant une vraie illusion de volume, et des bijoux dessinés à plat, comme plaqués sur la toile. Cette association de 2D et de 3D que l'on retrouvera un peu plus tard chez Klimt notamment, me semble être un aspect marquant de son oeuvre.
Jupiter et Sélémé (1895)
Jupiter et Sélémé, détail (1895)
Une autre chose dont qu'il me semble important d'évoquer à propos du travail de Gustave Moreau, ce sont les thématiques qu'il aborde. Exotisme, mythologie antique ou biblique, mort et surtout femmes, des femmes glorifiées, ambivalentes ou pures mais desquelles provient souvent toute la lumière présente dans les tableaux, reflétée par leurs peaux d'une pâleur tranchante. Dans ces thèmes, le peintre se rapproche à la fois des préraphaélites et des romantiques tout en arrivant trop tard pour faire parti de l'un ou de l'autre de ces mouvements. Dans son époque qui voit l'éclosion des impressionnistes, Gustave Moreau semble anachronique, un avatar du XIXème siècle finissant alors que le XXème siècle galope déjà dans l'art, un peintre dont toute l’œuvre pointe vers une direction picturale vers laquelle personne n'a semblé vouloir s'engager à sa suite, même si, selon moi, c'est bien dommage.
vendredi 5 septembre 2014
Les Grandes eaux nocturnes au Château de Versailles
Si les bosquets sont toujours les mêmes, ce n'est pas le genre de chose que l'on modifie, étant dans un lieu historique, la façon dont ils ont été mis en valeurs et en lumière pour l'occasion était très différente de mes souvenirs.
Éclairages aux laser, brume sortant des fontaines (sans doute grâce à de l'azote liquide), pyrotechnie, fontaines séquencées sur la musique, lumière acides et timides, le tout s’harmonisant parfaitement avec les œuvres de l'artiste Lee Ufan disposées un peu partout dans les jardins, l'édition des grandes eaux de 2014 s'est avérée résolument contemporaine et excitante. Elle ne plaira sans doute pas à tout le monde mais moi j'ai beaucoup aimé, et je n'ai étonnamment pas ressenti de décalage entre l'audace des effets et l'historicité du lieu. Serte on y voit deux univers qui s'entrechoquent, mais je n'ai pas eu l'impression que ça nuisait à l'un ou à l'autre mais plutôt qu'ils se répondaient par leur mystères et leurs ambiances.
J'en ai pris plein les yeux et je suis allée de surprise en surprise, avec pour seul regret le feux d'artifice, sympathique mais dont le classicisme tombe un peu à plat après l'audace présentée dans les bosquet.
C'est souvent du cœur même des fontaines que jaillissent les lumières,
complémentaires et acides pour la grotte des bains d’Apollon,
mais discrètes et douces dans certaines allées.
Certaines fontaines changent de couleurs...
...et de motifs en fonction de la musique qui les accompagne.
Les arbres sont taillés avec une exigeance qui sierait à la reine de cœur.
Et les bassins se font brumeux et flous dans la nuit noire.
L'orangerie ouverte et vide fini en majesté l'onirique visite des jardins.
jeudi 4 septembre 2014
La Sérénade Royale au Château de Versailles
J'en ai profité pour photographier le plafond du salon d'Hercule, le plus beau du château selon moi
Samedi dernier, pour fêter l'anniversaire de mon beau-père, nous l'avons emmené par surprise visiter le château de Versailles d'une nouvelle manière.
En effet, le château propose en ce moment un spectacle à l'intérieur même de ses murs, du salon d'Hercule à la salle des gardes de la reine, à base de marionnettes, de musique et de danse. Si j'ai été très impressionnée par les danseurs car voir danser le menuet "en vrai" est aussi beau que marquant (je suis en train de devenir une fan de cette danse, le coup de cœur débuté avec A Royal affair se confirme), je n'ai malheureusement pas été aussi convaincue par le reste des "tableaux" proposés que j'ai trouvé un niveau en deçà. Je ne suis bien sûr pas apte à juger de certaines choses et si j'ai préféré le numéro dansé aux autres c'est aussi bien sûr une question de goûts personnels. J'avoue sans honte n'avoir pas compris grand chose au numéro de marionnette et, le chant lyrique m'ennuyant assez vite, je n'ai sans doute pas apprécié à sa juste valeur la prestation présentée dans ce domaine. Le numéro comique des "médecins de comédie" m'a fait sourire et j'ai plutôt apprécié la cornemuse. En fait la seule chose que je peux reprocher à la majeure partie du spectacle, c'est de m'avoir laissé sur ma faim. S'il est en effet agréable de voir les pièces du château s'animer grâce à autre chose que les flash incessants des touristes, l'important nombre de spectateurs accueilli sur le créneaux horaire (nous étions une quarantaine à vue de nez), empêche un déplacement fluide de salle en salle et fige sans doute un peu trop les mises en scène. Ainsi l'on court presque entre chaque "tableau" et l'on s’agglutine dans les salles concernées, jouant des coudes ou du cou pour tenter d'embrasser efficacement les scènes du regard. Bref l'idée est bonne mais j'ai eu l'impression que quelque chose manquait au niveau de sa mise en œuvre, sachant qu'il y avait là matière à une expérience exceptionnelle, j'ai eu la malheureuse sensation de passer juste à côté.
marionnettes...
....chant lyrique...
... habillement...
...danse...
... dans la galerie des glaces...
... et cornemuse.
Juste deux mots pour finir sur la seule scènette à laquelle je reproche vraiment quelque chose : "la cérémonie de l'habillage du roi et de la reine". Même en étant pas spécialiste de la période, il est évident que les costumes utilisés pour ce spectacle sont à cent lieux d'être des reconstitutions même vaguement correctes, du coup mettre l'accent dessus en proposant une scène d'habillement n'est absolument pas une idée judicieuse à mon sens. Certes la toilette publique des monarques est un rituel connu de la cour de France de l'époque, mais je pense qu'il aurait mieux valu s'en passer que d'en proposer une singerie qui ne fait pas sens.
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